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Le 4 août dernier, les partis alliés à l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils ont appelé une ‘’tentative de déstabilisation’’ du camp adverse. Et ils ont profité pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur ‘’des attaques verbales et écrites avec à la clé des menaces de mort’’ dont serait victime le président de l’UFR, de la part de certains individus tapis dans l’ombre.
Le ralliement des partis, UFR de Sidya Touré et de la NGR de Abe Sylla, fait actuellement jaser sur l’arène politique guinéenne. Le président de l’UFR serait même en ‘’insécurité’’ dit-on, suite à cette alliance qu’il a eu à signer la semaine dernière avec Cellou Dalein. Suscitant un véritable tollé dans la cité. Dans certains quartiers de Conakry, il y aurait des banderoles affichés çà et là, et sur lesquels seraient inscrits des propos pas du tout catholiques, à l’encontre du l’ancien PM. Certains qui se réclameraient de l’UFR, iraient jusqu’à s’exprimer sur les antennes de certaines radios privées de la place pour manifester leur désapprobation de l’alliance que Sidya a scellé avec Cellou.
Une situation dont l’ampleur aurait dépassé aujourd’hui les frontières du pays. Et à l’UFDG, cette attitude est perçue comme une machination montée par le camp adverse. Ceci pour déstabiliser leur parti qui serait bien en point, pour remporter le second tour.
Ainsi, au cours du point de presse qu’ils ont animé le mercredi dernier, les partis alliés de l’UFDG sont montés au créneau pour tirer la sonnette d’alarme et inviter les autorités en place et l’opinion internationale à veiller au grain. Ce, pour éviter de tomber dans la diversion. « …Aujourd’hui l’UFR, la NRG sont traînés dans la boue à cause de l’alliance qu’ils ont signé avec l’UFDG (…). Or nous, nous n’avons rien dit sur l’alliance que le PEDN a signée avec le RPG. Malgré que le peuple de Guinée soit informé de l’influence de la communauté malinké sur Kouyaté », dira d’entrée de jeu Dr Oussou Fofana, directeur de campagne de l’UFDG. Et de poursuivre en ces termes : « quand des individus se lèvent sans mandat, s’expriment au nom de toute une communauté en disant, nous sommes les représentants de la Basse côte, et dire que nous supportons un parti, nous trouvons cela dangereux. Et surtout qu’ils font de l’élection comme si c’était le Fouta qui était en compétition avec la haute Guinée. Ça c’est extrêmement grave, surtout quand ça vient des personnes qui devraient aujourd’hui être considérées comme étant les sages de ce pays (…). C’est inadmissible à cause d’une alliance que des gens mettent des banderoles pour insulter la maman d’un leader politique». En Dr Fofana de dire : « nous ne pouvons pas accepter que le débat soit aussi bas pour le mettre sur la place publique. Et que les militants des autres partis parlent au nom des partis alliés. Ils se disent à la radio qu’ils sont de l’UFR et qu’ils démissionnent. Ou qu’ils sont de la NGR et qu’ils démissionnent. Cette méthode est une méthode communiste. Or nous sommes des libéraux. La méthode libérale consiste à parler de visu et d’aller sur le terrain de débat. Projet de société contre projet de société. Il ne s’agit pas de dire que ma maman est soussou ou malinké ou kissi ou encore peulh. Non ! C’est expérience contre expérience, talent contre talent, ce que tu peux faire pour le pays, c’est que les Guinéens demandent… ».
Pour Me Zébélemou Togba, directeur de campagne de l’UFR, il s’agit d’une « agitation stérile », dont les auteurs seraient manipulés. Or, selon lui, en signant cette alliance l’UFR s’est accentué sur les programmes des partis et non sur l’ethnie à laquelle appartient un leader. « Ces agitations montrent d’ailleurs que rien ne peut se faire dans ce pays sans l’UFR », confie-t-il. Avant de prévenir que la « sagesse a des limites. Et que personne n’a le monopole de la violence ».
Samory Keita L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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