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Notre confrère Le Défi, très critique à l'endroit du régime d'Alpha Condé vient aussi d'écoper d'une suspension de deux mois.
Le Conseil national de la communication (CNC) à l'origine de cette sanction, accuse l'hebdomadaire d'informations générales et d'analyses, de « manquement à l'éthique et à la déontologie ».
En moins de cinq mois de service, l'équipe de Martine Condé a retiré des kiosques deux journaux privés.
Au début du mois de mai dernier c'est un journal naissant Les nouvelles du pays qui faisait les frais de la politique de musellement de la presse entrepris par cette proche d'Alpha Condé.
Deux radios privées (Soleil FM et Espace FM Guinée) et plusieurs autres journaux se trouvent actuellement dans le collimateur de l'équipe de Martine Condé.
Ces médias ont reçu, chacun, un avertissement très ferme de la part de l'instance de régulation de l'espace médiatique guinéen.
A l'occasion des Journées de concertation des medias guinéens sur le rôle des journalistes dans la démocratie et l'Etat de droit, Martine Condé a, cependant, dans un discours adressé aux journalistes, promis de se battre pour promouvoir la liberté de presse en Guinée.
« Vous pouvez compter sur le soutien du CNC... Sous ma présidence, la mission de régulation de l'espace médiatique confiée au CNC ne saurait se muer à une volonté de bâillonnement de la presse. » avait-elle affirmé.
Comment expliquer alors la situation actuelle des médias guinéens qui contraste avec l'engagement de Martine Condé, cité ci-dessus ? Y a-t-il une pression externe sur la présidente du CNC, au point qu'elle n'arrive plus à agir conformément à ses engagements et aux attributions de son institution?
Ce qui reste évident est que le CNC, sous Martine Condé, est devenu une arme d'oppression de la presse.
Heinan Goba de Conakry pour www.guinneeactu.com
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