dimanche 24 octobre 2010
Me Marcel Ceccaldi, avocat du président Dadis Camara : "Si le blocage persiste, une seule alternative : un retour des acteurs vers le Médiateur"
Marcel Ceccaldi

Au moment où on parle d’un nouveau report de la date du second tour de l’élection présidentielle, nous nous sommes entretenus avec Me Marcel CECCALDI, avocat du président du CNDD, Moussa Dadis Camara. Il nous livre ici ses impressions sur la situation en Guinée, les raisons et conséquences des multiples reports du 2e tour et esquisse une solution de sortie de crise. Entretien.

La Dépêche Diplomatique Afrique : Maître, en tant qu’avocat du président du CNDD, Moussa Dadis Camara, comment voyez-vous la situation actuelle en Guinée, au moment où on s’interroge encore sur la possibilité d’un éventuel report du deuxième tour de l’élection présidentielle ?

Me Marcel CECCALDI : C’est bien la première fois qu’on voit une telle situation où plus de trois mois après un premier tour de scrutin, on n’arrive pas à organiser un second tour définitif pour départager les candidats en lice. Quels sont les commentaires que cette situation m’inspire ?

Je vous rappelle que le Président Moussa Dadis Camara, a fait l’objet, à l’époque, d’une offensive médiatico-politique d’une ampleur sans précédent concernant la tenue de ces élections. Je constate d’abord une chose ; lorsque Dadis Camara était en place, la Guinée était un pays calme et la paix civile régnait. Je relève que les narcotrafiquants arrêtés par Dadis ont été libérés quatre mois après son retrait du pouvoir. Et quelques mois seulement après leur libération, la situation devient beaucoup plus compliquée qu’auparavant…

Cela prouve comme nous vous l’avons toujours dit, et malgré le battage politico-médiatique, que la véritable histoire du 28 septembre 2009 reste à écrire. D’autre part, il est clair que l’on veut imposer un prisme de démocratie aux pays africains, et à la Guinée en particulier – dont la trajectoire politique est quand même différente de la plupart des ex-colonies françaises d’Afrique – en mettant de côté l’historicité des Nations. En effet, il est de l’ordre de l’évidence qu’au terme de 50 ans de dictature, il fallait que la Guinée apprenne, ou plutôt réapprenne, ce qu’on pourrait appeler les règles d’une démocratie adaptée à son originalité.

Face à cette sorte d’impasse à laquelle le pays est confronté, quelle serait, pour vous, la solution idéale ?

Il n’y a pas d’autre alternative que de se tourner vers le médiateur, en l’occurrence le président Blaise Compaoré. En réalité, la campagne médiatico-politique qui s’est déchaîné contre Dadis n’a pas permis au médiateur de poursuivre sa mission dans des conditions sereines. Il a même été écarté du processus de transition pendant un premier temps. Je vous rappelle que, dans les premiers mois de la transition, ni le président par intérim, le général Konaté, ni le premier ministre de la transition Jean-Marie Doré, ne se sont rendus à Ouaga. Il faut désormais situer les responsabilités, aussi bien au niveau des nations occidentales comme la France et les Etats-Unis, que les nations africaines qui n’ont pas osé, pour leur part, s’opposer à cette campagne médiatico-politique.

Un des chefs d’orchestre de cette grande campagne de diabolisation fut sans conteste l’ancien secrétaire général de la Cedeao (le ghanéen Dr Mohamed Ibn Chambas) qui a pris des positions qui ne relevaient pas de son domaine de compétences. C’est vraiment regrettable.

Ensuite, que dire de cette palinodie d’élection où le premier président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), feu Ben Sékou Sylla (Paix à son âme) qui avait organisé le premier tour a été condamné pour fraude électorale par les juridictions guinéennes. Dans quel pays au monde a-t-on vu le président de la structure ou l’Autorité chargée d’organiser une élection condamné, après le scrutin du premier tour, pour fraude électorale ? Parce que c’est la Guinée ? Parce que la Guinée est un petit pays et qu’on peut lui imposer n’importe quoi…

En réalité, tout le monde se donne bonne conscience avec des déclarations de principe au détriment des intérêts du peuple de Guinée qui souffre, qui verse son sang, et qui est, dans les faits, le bouc émissaire d’entreprises criminelles.

En définitive, vous semblez donc préconiser un retour de tous les acteurs du processus vers le médiateur de la crise…

Absolument ! Si nous parlons des acteurs de ce processus, il s’agit à la fois du président intérimaire et du président Dadis Camara, des candidats arrivés en tête au premier tour et les principaux acteurs politiques. Il n’y a pas d’autre alternative.

Les élections ont été organisées dans la précipitation, ce qui a favorisé les entreprises criminelles, les ambitions personnelles et les clivages ethniques. La Guinée avait d’abord besoin d’une transition apaisée, ce que le président Dadis Camara était en train de mettre sur pied s’il n’y avait pas eu les évènements du 28 septembre 2009. Est-ce que les chefs d’Etat de la sous région ont eu leur mot à dire dans cette affaire ? Non. On les a pas entendus, on ne les a pas écoutés, on n’a pas sollicité leurs avis… Ni Gbagbo, ni Compaoré, ni Wade n’ont été écoutés. Ils ont été totalement écartés. Tout a été laissé entre les mains du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon. On lui a délivré pratiquement un chèque en blanc dans la gestion de cette transition.

Maintenant que le processus semble encore compromis, avec l’annonce de ce nouveau report, que suggérez-vous ?

Ce que je suggère, c’est qu’il soit organisé, dans les meilleurs délais, une réunion autour du Médiateur de la Crise de toutes les parties impliquées dans le processus ; c'est-à-dire le président par intérim, le président du CNDD Moussa Dadis Camara, les candidats arrivés en tête au premier tour. Pour remettre les choses à plat. Car dans le climat de tension que connaît actuellement la Guinée, je considère qu’aller au 2e tour dans ces conditions, aujourd’hui, est suicidaire.

Le général Sékouba Konaté en particulier est obligé de se tourner vers le Médiateur. Il est maintenant prisonnier des engagements qu’il a pris sans avoir mesuré les difficultés. Il n’a pas d’autre alternative, c’est la seule voie qui s’impose, après la désignation d’une personnalité étrangère (le général malien Siaka Toumani Sangaré) à la présidence de la CENI.

En toute hypothèse, j’observe qu’aucun pays souverain n’accepterait que l’instance chargée d’organiser des élections soit dirigée par un non ressortissant, quelles que soient, par ailleurs, les raisons évoquées pour expliquer ce choix.

Ce cafouillage est inadmissible et montre parfaitement que c’est bien la précipitation et le pilotage à vue qui caractérisent les agissements de ceux qui ont en charge le processus de transition.

De surcroît, le Conseil national de transition (CNT) a élaboré une Constitution qui a été promulguée par décret présidentiel en mai 2010, un mois avant l’organisation du premier tour, le 27 juin. Or cette constitution, et je pèse mes mots, est une caricature de loi fondamentale. Avec un tel texte, le pays est ingérable.

Et il le sera d’autant plus que l’élection présidentielle devra être suivie d’élections législatives. Que se passera t-il si le Président élu ne dispose pas d’une majorité qualifiée ?

Quel est l’avenir d’une Constitution élaborée, on ne sait trop comment, par un CNT auto-désigné et qui n’avait, par conséquent, aucune légitimité démocratique ?

On veut plonger la Guinée dans un mécanisme sans fin de consultations interminables qui ne feront que raviver les tensions.

On ne mesure pas les conséquences de cet empressement à aller aux élections agité alors que la priorité du président Dadis Camara était d’abord de réorganiser l’administration, de restructurer l’armée et d’assainir la société minée par la corruption et les narcotrafiquants.

Concrètement, quelle est la posture actuelle du président Moussa Dadis Camara ?

Le président Dadis Camara, comme tout citoyen guinéen, ne peut qu’être favorable au processus de démocratisation en Guinée. Il vous l’avait d’ailleurs dit dans l’entretien qu’il vous avait accordé à l’entame du premier tour et l’a réitéré également à l’issue de ce scrutin là (Ndlr – Entretien du 6 mai 2010).

Toutefois, si les évènements l’exigent et si le peuple guinéen le demande, en tant que citoyen et patriote guinéen, il est prêt à se mettre au service de son pays et de son peuple.

Qu’est ce qui explique, selon vous, ces nombreux rendez-vous manqués avec les reports successifs de la date du 2e tour ?

Chaque élément est l’élément d’un tout. Pour bien comprendre ce qui se déroule, il faut revenir en arrière et se pencher de plus près sur les circonstances des évènements qui se sont déroulés les 28 septembre et 3 décembre 2009.

Je constate ainsi que plus personne – à l’échelle nationale ou internationale – ne semble se préoccuper de Toumba Diakité. A qui fera-t-on croire qu’une radio comme RFI puisse entrer en relation avec lui, alors qu’en revanche ni les autorités guinéennes, ni la communauté internationale, en particulier les nations occidentales qui possèdent de puissants moyens d’identification, ne trouvent le moyen de procéder à son arrestation ? J’en déduis qu’on ne veut pas qu’il réapparaisse. Pourquoi ? La conclusion s’impose d’elle-même : le 28 septembre et le 3 décembre participent d’un seul et même complot.

D’ailleurs, vous remarquerez que dès le retrait de Dadis CAMARA, les audits de la gestion passée ont été interrompus et que c’est depuis la libération des narcotrafiquants que les tensions ethniques ont été exacerbées, comme si on attisait à dessein les facteurs de déstabilisation du pays, car un Etat plongé dans le chaos est le terreau fertile des entreprises criminelles.

Aujourd’hui, les faits prouvent que Dadis CAMARA est le seul dirigeant à avoir su transcender les clivages ethniques à partir d’un seul mot d’ordre : la défense des intérêts de la Guinée et des Guinéens, de tous les Guinéens réunis dans une seule et même nation.

L’entreprise de diabolisation dont il a fait l’objet s’inscrit donc dans un ensemble et l’élection présidentielle n’est qu’un alibi. Cette diabolisation a pour support également ce que je qualifie de nouvelle colonisation de l’Afrique à qui l’on veut imposer un « droit-de-l’hommisme » dévoyé au détriment de la conscience collective des peuples et de leur historicité.

Il est temps que les africains reprennent leur destin en mains et imposent leur modèle.

Qu’en est-il de la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) par rapport aux évènements du 28 septembre et ses conséquences éventuelles sur l’évolution de la situation en Guinée à court ou moyen terme ?

Pour l’heure, la CPI ne bouge pas. La justice guinéenne est saisie. Par contre, cette saisine de la CPI suscite beaucoup d’interrogations. Il y a lieu de s’interroger en parallèle sur les raisons qui ont amené l’Union Africaine à refuser l’ouverture d’un bureau de cet organisme sur le continent. Car l’Afrique constitue le terrain de prédilection d’une justice à double standard, forte avec les faibles, faible avec les forts.

De plus, quelle légitimité peut-on donner à des déclarations et actes posés en violation flagrante des principes de droit ?

Dans tous les cas, malgré tout ce qu’on a pu dire ici et là, j’apporterai la preuve, le temps venu, qu’il n’y a eu ni génocide ni crimes contre l’humanité. Je tiens ici à saluer le remarquable travail de la Commission Nationale d’Enquête, dont les travaux contredisent les affirmations de la Commission Internationale. La première, elle, s’est livrée à une enquête méthodique et impartiale, la seconde a agi sur ordre des puissants dont elle était l’instrument. Savez-vous que deux de ses membres – une ancienne ministre burundaise et une obscure avocate mauricienne – ne sont restés que 48 heures à Conakry ?

Cette manière de faire est une caricature d’un certain business onusien qui prospère sur le malheur et le désarroi des peuples.


Auteur: la dépêche diplomatique


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
GilBlack, mardi 26 octobre 2010
M.KOMANO,le camp Kaleya n`etait pas le seul camp d`entraiment en ce temps et à ce que je sache le nombre de jeunes de la region forestieteire(pas seulement les Kpèlè comme tu le dis ici,bien que majoritaire en foret,il y avait pourtant les Manons,les Tomas,les koniakas,meme toi KOMANO ton frere etait dedans...donc les FORESTIERS en un mot) depassait celui des autres.Il ya meme eu des recrutements en Haute Guinee qui n`est pas aussi Kpèlè mon cher KAMANO.En tant que premier responsable du pays au moment des faits,j`ose reconnaitre que Dadis est responsable,pas coupable,puisque c`est cela l`objectif de ceux qui voulaient le salir les mains...J`ai meme eu des infos attestant l`infiltration des elements des amis de konaté du Nord Cote d`Ivoire(ForcesNouvelles)en Guinee avant le 28Septembre 2009.Il y avait aussi des servies secrets pour une certaine cause de la metropole ou la date de la manifestation a ete decidée. Et puis,il ne faut pas faire l`obscurantisme pur.Dadis a accepté volontier les enquetes juridiques afin de situer les responsabilités,je ne sais donc pas pourquoi les autres ont fait recours aux assassinats à l`heure ou les enquetes etaient en cours.Certains ont voulu de Dadis des reglements de compte hors procedures judiciaire (c`est a dire sacrifier Toumba),ce que ce dernier n`avait pas accepté en tant que croyant. Qui voulait noyer le poisson au juste? Wait and see!
Divin Kamano, lundi 25 octobre 2010
Me Marcel est vraiment un bon avocat, qui veut blanchir à tout prix son client. Certes à propos des evenements du 28 septembre Dadis n`est pas coupable, mais il est entièrement responsable, parce qu`il n`y a pas deux capitaines dans un bateau. Aussi, notre avocat veut nous convaincre que sans Dadis, c`est le chaos en Guinée, oubliant que Dadis est tout aussi dangereux pour notre pays que Sekouba. Quant à ceux qui proposent un homme issu d`une minorité pour regler la situation, ils sont vraiment amnésiques. En effet, Dadis et ses parents Guerzés ne représentent pas plus de 6% de la population guinéenne, mais durant le règne de Dadis, on a eu l`impression que 99% de la population guinéenne était guerzé. Tellement Dadis avait saturé son Gouvernement, l`armée et l`administration civile de ses tantes, oncles, neveux, cousins, frères et filleuls venus de partout. Autre preuve, sur près de 4000 recrues de Kalia, on pouvait compter plus de 3000 guerzés. Alors Me Marcel, quel est ton avis là dessus?
Me LAMAH Dakar, lundi 25 octobre 2010
J`ose admettre que le problème guinéen n`est pas la titubation du Capitaine Moussa Dadis CAMARA sur sa candidature de l`élection présidentielle en cours contrairement à ce que Ibne CHAMBAS a fait croire à la communauté internationale mais plutôt la classe politique qui ne fait pas preuve de responsabilité et de patriotisme pour sortir ce pays de cette situation d`otage. Je suis d`accord de l`élection de ce second tour mais si elle doit fléchir l`unité et la cohésion nationale, il faut imaginer un autre scénario de sortie de crise afin de maintenir une guinée de toujours et une guinée de paix et paisible dans laquelle le guinéen du fouta n`est pas étranger en forêt, le malinké se sent chez lui en basse guinée et vis versa. Ce scenario ne consisterait-il pas de revoir la copie de l`accord de Ouaga car je me rend compte que le Général Sékouba KONATE avait accepté plus d`engagements devant la communauté internationale pour conduire la transition sans pourtant mesurer la lourde tâche qui l`attendait. Certes pour séduire cette communauté internationale mais il a oublié que la guinée est un pays de paradoxe mais aussi d`irresponsabilité des acteurs politique surtout ceux de la transition. C`est pourquoi je rejoins un commentaire qui prend comme hypothèse de solution de sortie de crise, confier la transition à une personne d`une ethnie minoritaire de la guinée mais intelligente, fort de caractère et courageuse de ses décisions. Elle ne doit être intéressée par le gain facile de biens mais amoureux de la nation et de l`unité nationale. Ainsi,ni l`UFDG ni le RPG ne se dira pas volé de ses voix. Enfin, concernant le dossier du massacre du 28 septembre 2009 auquel le Capitaine Moussa Dadis CAMARA est présumé responsable pour avoir donné l`ordre, je voudrais apporter certains éclaircissements à l`attention de certains lecteurs loin de me faire l`Avocat de Dadis, ce dossier est encore pendant pardevant la justice guinéenne. Le TPI n`est pas encore saisi. De deux, dans l`état actuel de l`instruction du dossier, il est impossible de parler de génocide. Je vous renvoie tout simplement au lexique juridique à défaut de vous référer à la qualification de cette infraction par le TPI.
yao yao, lundi 25 octobre 2010
ME JOUS VOUS DEMANDE QUESQUI VAI SEKOUBA ET ALHPA ALPHA AVOULIE TOUJOURS LA GUERRE CIVIL EN DEUIS 1970 JUSQUA CE JOUR LES COMMINAUTE INTERNATIONAL DOI PREND ÇA RESPONSSABLITE POUR ARRETE CETTE ASSASAIN ALPHA QUE TE PINIRA TU DEVENIRA RIEN TOI AVEC SEKOUBA ET JEAN M
Youssouf bangoura, lundi 25 octobre 2010
La guinée est un pays de paradoxe, on ne comprend plus rien, le hic, on ne sait même pas qui est bon ou mauvais . Hier, Dadis a été traité de tout en faveur de Konaté, aujourd`hui, c`est au tour de Konaté de subir les mêmes injures . La haine entre Malinké et peul est telle que, pour eviter une confrontation meurtrière, il ne faut annuler le deuxième tour, choisir un autre president interimaire issu d`une ethnie minoritaire pour un minimum de deux ans, le temps pour reconcilier les peulhs et malinkés .
Abdoulaye Diallo, Rotterdam, dimanche 24 octobre 2010
Un bon entretien dans l`ensemble. Mais ce monsieur dans le but d`innocenter son client va loin,très loin d`ailleurs car il semble être l`avocat du diable s`il affirme qu`il n`y a pas eu ni génocide ni crime contre l`humanité en guinée le 28 septembre 2009. Quelle est alors sa définition de la barbarie humaine au cour du carnage?Il ne nie tout de même pas qu`il y a eu des crimes du 28 septembre au 3 decembre 2009 en guinée. Quelles genres de crimes sont les viols, les tuéries d`innocents, les arrestations arbitraires et toute autre barbarie humaine dont s`est rendu coupable l`armée guinéen? Je suis d`accord que tout n`est pas à imputer à Dadis mais de grâce ne nions pas la vérité...
Fatoumata Diallo, dimanche 24 octobre 2010
Maître il y a bien eu génocide et crime contre l’humanité. Mais le responsable n’est pas le Capitaine DADIS. DADIS à été piégé par son « AMI SEKOUBA KONATE ET SA MAFIA », c’est celui-ci qui a opposé Dadis à Cellou, c’est lui qui est derrière le massacre du 28 septembre 2009 et enfin c’est lui qui a armé TOUMBA. Maître, vous n’aurez aucun mal à faire innocenter le capitaine Dadis et condamner les vrais coupables
TANIKO, dimanche 24 octobre 2010
DADIS est plus serieux et plus integre que SEKOUBA.Sekouba est un larbin et il faut absolument que l`armée exige le retour de Dadis car sekouba n`est qu`un interimaire!!

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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