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« Jean Marie Doré, artisan du coup d’Etat électoral ; Mascarade électorale en Guinée, Bernard Kouchner, Abdou Diouf et Blaise Compaoré indexés ; Non à la dévolution ethnique du pouvoir en Guinée ; La France et l’OIF complices du holdup électoral en Guinée ». Ces slogans que l’on pouvait lire sur des pancartes constituaient le principal décor de la salle de conférence du Café de Rome à Dakar ce jeudi, lors du point de presse de Me El Hadji Diouf contestant la proclamation des résultats provisoires du second tour de la Présidentielle guinéenne donnant Alpha Condé vainqueur.
Selon l’avocat sénégalais de Mamadou Cellou Diallo, « il n y a pas eu d’élections en Guinée lors du deuxième tour. Parce que cette dernière était truffée d’irrégularité ». Me El Hadji Diouf en veut pour preuve, le fait que les proches de Cellou Diallo qui devaient siéger à Siguiri, à Kouroussa, pour ne citer que ces ceux localités, n’ont pu le faire parce que menacés de mort, brûlés, torturés. A l’en croire, « Alpha Condé a dressé le peuple guinéen contre l’ethnie peulh qu’il accuse d’avoir empoissonné ses militants en leur servant une eau non propre à la consommation lors d’un de ses meeting ».
Autant de choses qui font dire à Me El Hadji Diouf que « je porte plainte contre Alpha Condé pour crime contre l’humanité et incitation à la haine et contre Jean Marie Doré et Sékouba Konaté pour complicité de crime pour avoir nié l’existence de ces exactions ». L’avocat ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de composition irrégulière de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), parce que, dit-il, son président le général malien Siaka Toumani Sankaré n’est pas de nationalité guinéenne conformément aux textes de l’Assemblée nationale sur la mise en place de cette commission.
Mieux, pour l’avocat sénégalais de Mamadou Cellou Diallo, « c’est le pourcentage estimé à 52, 53% de son client au premier tour, que la Ceni sous la complicité de la France et de l’OIF a donné à Alpha Condé au deuxième tour ». Ce qui lui fait dire que « le peuple guinéen n’acceptera jamais qu’on lui impose un Président qu’il n’a pas choisi. C’est pourquoi, nous demandons l’annulation du scrutin dans 16 circonscriptions, notamment à Siguiri et à Kouroussa, où les proches de Condé ont eu à siéger pour le compte du candidat Diallo ».
Pour l’avocat, « le couvre feu et l’état d’urgence décrétés par les autorités guinéennes montrent clairement que la présidentielle a été tout simplement une véritable mascarade électorale. Parce que conscients que la population ne va pas se laisser faire ». D’ailleurs, Me El Hadji Diouf est d’avis qu’« il n’est pas écarté que Cellou Dalein Diallo soit arrêté aussitôt après la proclamation officielle des résultats prévue le 02 décembre par la Cour suprême, parce qu’il n’acceptera jamais ces résultats. Ce, comme en atteste l’arrestation de certains de ses proches qui sont toujours entre les mains des forces de l’ordre pour avoir manifesté leur colère.
C’est à ce titre que Me El Hadji Diouf, devant les proches de Cellou Diallo venus nombreux, demande à la communauté internationale d’intervenir en Guinée avant qu’il ne soit trop tard, car le peuple n’acceptera jamais les résultats issus du second tour donnant victorieux Alpha Condé, que les partisans de Cellou Dalein Diallo qualifient de candidat de l’armée.
Sékou Dianko DIATTA
Source: Politico
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