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1er Avril 2007 - 1er Avril 2009. Voici 2 ans, jour pour jour, que notre compatriote Ibrahima SYLLA a été sauvagement assassiné à Marseille, alors qu’il revenait de son job d’étudiant.
A l’occasion de ce triste anniversaire, l’Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF) s’associe à toute la communauté guinéenne, Africaine ainsi qu’à toutes les autres structures qui se sont mobilisés lors de ce triste évènement, afin de prier pour le repos de son âme. C’est une occasion pour nous, Jeunes Guinéens de France, de rappeler qu’en dépit des années, nous n’avons pas oublié qu’un jeune étudiant Guinéen a été sauvagement assassiné, sans que justice ne soit faite.
Malgré les mobilisations, les marches silencieuses, déplacement de son père ainsi que sa femme en France, les procédures judiciaires envisagées, rien n’a été fait pour retrouver les assassins de notre cher Ibrahima SYLLA.
Ibrahima SYLLA nous a été enlevé à la fleur de l’âge laissant derrière lui une veuve et une petite fille, Mouminatou, née après son assassinat.
Sa disparition brutale a provoqué l’anéantissement de toute une famille qui avait placé ses espoirs en ce jeune étudiant en 3ème cycle de Mathématiques. Nous réaffirmons à sa famille que nous ne l’avons pas oublié et que nous nous battrons pour que la lumière soit apportée sur ce meurtre.
La question que nous nous posons est de savoir, si un jeune étudiant Français était assassiné dans les mêmes conditions en Guinée, quelles seraient les réactions et les conséquences ? Nous pensons que tout serait mis en œuvre par les autorités des deux pays pour retrouver les assassins. Pourquoi, ne pas faire la même chose pour notre compatriote ?
Nous profitons aussi de cette date, pour rappeler la responsabilité de l’ambassade de Guinée à Paris, dans cette affaire. L’AJGF a plusieurs fois rencontré les autorités de l’ambassade, afin qu’elle fasse le nécessaire, pour que les autorités françaises poursuivent l’enquête sur la mort de SYLLA.
Nous allons juste rappeler que quelque temps après l’assassinat de SYLLA, une étudiante Japonaise a été assassinée à Nantes, à peu près dans les mêmes conditions, elle aussi revenant de son travail vers 23 heures. Dans cette affaire, il a fallu en tout et pour tout, une semaine, pour retrouver les assassins. On dira que l’autre est Japonaise, mais SYLLA aussi n’était pas un apatride : c’était un jeune étudiant Guinéen, qui vivait régulièrement en France.
Si nous faisons ce parallèle, c’est pour montrer que dans n’importe quelle affaire criminelle, s’il y a derrière, une certaine pression qui pousse, la vérité finira par jaillir.
Nous n’avons pas besoin de rappeler que défendre les intérêts de ses compatriotes, est un devoir essentiel de toute représentation diplomatique. Depuis cet évènement, nous avons observé avec regret, le désintérêt total de nos autorités.
Des associations, comme la nôtre, peuvent exercer des pressions, mais ne peuvent en aucun cas, se substituer à l’ambassade, pour des affaires aussi graves. Alors, tout le monde attend à ce que les autorités Guinéennes nous disent où se trouve le dossier de SYLLA Ibrahima.
La famille de SYLLA a besoin de savoir ce qui s’est passé, la nuit du 31 Mars au 1er Avril 2007, pour mieux faire son deuil.
L’Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF) tient à remercier toutes les associations humanistes et toutes les bonnes volontés qui ont apportés leur soutien inconditionnel pour que justice soit faite. Nous réaffirmons notre engagement à nous battre jusqu’au bout.
Le combat continu jusqu’à ce que justice soit rendue !
Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF)
AGIR POUR L'AVENIR
pour www.guineeactu.com
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