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Au terme du délai de cent jours, autrement appelé la période de grâce, les opposants au régime du Professeur Alpha Condé ont mis en marche leur machine de critique. C'est dans ce contexte que le Président de l'Union des Forces Démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadiko, entouré de quelques partis et d'organisations de la société civile a rencontré la presse en fin de semaine dernière pour essayer d'attirer l'attention de l'opinion nationale sur ce qu'il appelle "un net recule du caractère républicain du pouvoir en république de Guinée".
"Après l'élection présidentielle et les cent jours d'état de grâce, il est apparu nécessaire de se concerter pour analyser la situation et faire des propositions de solution" a indiqué le Président de l'Union des Forces Démocratiques. Car, dira Mamadou Bah Baadiko, "Nous sommes à une phase cruciale de l'histoire de notre pays. C'est le lieu et le moment de le dire, d'autant plus que ce terme (moment crucial) a toujours été utilisé dans le vide". Pour le Président de l'Union des Forces Démocratiques, comme pour ses amis du moment, l'heure est grave.
Partant de ce constat, la présente alliance a lancé un appel à toutes les forces politiques et sociales du pays afin de constituer une opposition constructive pour la promotion de la bonne gouvernance. Selon l’estimation de Mamadou Bah Baadiko "Cela pourra combler les attentes légitimes du peuple de Guinée". Car, ajoute-t-il, "Il ne faut pas que l'on laisse Alpha Condé aggraver les conditions de vie de la population". "Le comportement de l'actuel gouvernement ne contribue qu'à la désorganisation. Il n'a aucune politique de développement" a poursuivi le conférencier.
Pour renverser la situation et permettre au peuple de Guinée d'accéder au bonheur tant souhaité, l'Union des Forces Démocratiques et ses alliés recommandent la relance du processus démocratique qui stagne depuis la fin de la présidentielle. La relance de ce processus avec l'organisation des législatives est pour eux, une nécessité impérieuse à la naissance d'un véritable état de droit en Guinée. "Sans ces législatives nous sommes encore dans la transition" a tenu à préciser Mamadou Bah en indiquant que l'opposition guinéenne n'a plus le droit de répéter les mêmes erreurs que lorsqu'elle était regroupée au sein des forces vives.
Pour le Président de l'Union des Forces Démocratiques, "les forces vives sont dans leur ensemble responsables de la catastrophe actuelle" pour la simple raison que le gouvernement de la Transition qu'elle ont mis en place n'a pas été à la hauteur des attentes. "La transition ne s'est pas bien passée. Le pays a été totalement ruiné" selon le Président Mamadou Bah Baadiko. La mobilisation des uns et des autres pour le gouvernement de transition a sevré les forces d'opposition et les syndicats de ressources humaines.
Heinan Goba pour www.guineeactu.com
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