Le président de la Cour d’assises de Conakry, M. Doura Chérif a ordonné la libération de trois détenus qui avaient été soupçonnés de complicité avec certains accusés dans le cadre du narcotrafic. Me Sampil, un des avocats des présumés dealers de cocaïne s’en réjouit.
Le Démocrate : Est-ce que le ministre Tiégboro va comparaître devant la Cour en tant que ministre ou en tant qu’officier ?
Maître Sampil : Le président vient de le réitérer que la comparution du ministre Tiégboro Camara devient de plus en plus une nécessité pour la Cour, pour évoluer évidemment vers la vérité dans ce dossier. Il a dit ce soir qu’il viendra à cette barre et que ça sera certainement mardi ou mercredi. Il viendra en qualité d’officier judiciaire, qu’il a accompli à l’époque de l’arrestation, de l’interpellation et du déferlement des personnes qui ont comparu à la barre.
Pour cette première étape, êtes vous satisfaits de votre combat suite à la libération de trois détenus qui avaient été interpellés dans le cadre du dossier lié au narcotrafic?
Bien évidemment nous pensons que le déroulement du rouleau compresseur qui s’était resserré sur nos clients et que progressivement l’un après l’autre chacun va retrouver sa liberté, à défaut, subir la juste peine qui va lui être appliquée. Je veux dire par là que, aujourd’hui avec cet acte la Cour a posé dans la conscience de l’auditoire et de la défense qu’il a toujours soutenu qu’aucun innocent ne serait condamné mais aussi qu’aucun coupable n’y échappera est une vérité.
Nous enregistrons donc grandement de cet acte de libération des trois clients sur les 27 qui font partie des deux premiers convoqués devant la Cour d’Assises.
Espérez-vous d’autres élargissements dans les jours suivants ?
Naturellement nous espérons obtenir d’autres libérations. Ce sera tout le sens de notre combat, parce que comme vous le savez, nous continuons de crier à cors et à cris et à espérer que les personnes qui comparaissent devant la C.A ne sont pas coupables parce que jusqu’à l’heure où nous en sommes, aucune preuve encore n’a été rapportée contre eux.
Le droit est-il donc en train d’être appliqué ?
Le droit est en train d’être appliqué, ce qui fait notre fierté, notre joie et c’est ce qui nous ragaillardi davantage ; parce que nous avons espoir qu’à cette application du droit évidemment c’est toute la Guinée qui a à y gagner.
Youssouf BAH
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com