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Je pose la question car cela fait du temps que ses écrits m'intéressent. Ben Pépito me rappelle, à une autre échelle, une rubrique du journal local de la ville que j'habite en France. Cette rubrique s'intitule « Les potins du Jacquemart ». Je m'empresse de préciser que je ne considère pas du tout ce qu'il écrit comme des potins. Le Jacquuemart de mon journal local raconte des tas de choses sérieuses sur la ville et sa région environnante sur un ton humoristique à n'en pas lâcher la lecture. De même, je trouve que notre Jacquemart guinéen qu'est Ben Pépito laboure le paysage guinéen de l'intérieur comme de l'extérieur avec un art consommé d'humour: les mésaventures parfois rocambolesques des tas de Guinéens diaspos qui ont tout liquidé pour rentrer au pays s'y investir dans sa construction et qui se sont ensuite retrouvés sur la paille; il rappelle aussi les chants des sirènes qu'incarnait en son temps la belle voix d'or de Sory Kandia Kouyaté. Il aurait pu ajouter les couplets laudateurs de l'orchestre Bembéya Jazz à l'endroit du PDG. Pauvre Bembéya, rivière de mon enfance à Beyla! Que de fois sommes-nous passé tremper les pieds dans tes eaux claires avant les classes du matin de l'école primaire toute proche de tes rives. Ben Pépito raconte également les tribulations du Premier Ministre dans la Presqu'île de Kaloum. Là tous les éléments de la fameuse feuille de mission (eau, électricité, conditions de vie, éducation, santé, etc.) passent dans un inventaire savoureux à la Ben Pépito. Que ce soit l'ensemble des sujets abordés, l'appréciation (subjective ou objective), l'art de conter rend Ben Pépito sympathique. Afakoudou! PS.: Autre sujet. Je reviens sur un passage d'un de mes précédents articles. Il concernait une deuxième interview sur kibarou.com de notre compatriote Abdoulaye Condé, Directeur de la Nouvelle Tribune et Président de la Convention des Editeurs de la Presse Libre de Guinée (la CEPRELGUI). Dans cette interview qui portait sur la participation d'Abdoulaye Condé à une réunion du Club DLG (Demain La Guinée), il énumérait un certain nombre de réalisations ou de début de réalisations du Gouvernement Kouyaté qu'il avait constatées sur le terrain. Au regard du contexte difficile de l'action de ce Gouvernement, je m'étais dit perplexe devant cette énumération dans ma réaction à l'interview. J'avais même ajouté qu'un secrétaire d'Etat à la Communication d'un Gouvernement ne pouvait pas mieux faire. Non, je reconnais que c'était exagéré comme réaction d'autant que dans ma réaction à la première interview d'Abdoulaye Condé, j'avais écrit: « j'ai senti se dégager de son interview un journaliste d'une grande probité intellectuelle, dans un contexte que je sens être celui où l'on est constamment sommé, de partout, de s'aligner et à défaut de le faire, ceux pour lesquels on ne chante pas la même chanson, vous alignent ». C'était là, ma façon d'exprimer ma considération pour un homme qui, avec des collègues, ont lutté (et ce ne fut certainement pas facile) pour l'émergence d'une presse libre (source de progrès) en Guinée. Même en faisant mes remarques sur l'intervention d'Abdoulaye Condé lors de son passage à DLG, je lui ai renouvelé la considération dans laquelle je le tiens. Les compléments et précisions qu'il a apportés après ma réaction sur son passage à DLG m'ont convaincu qu'il demeure un journaliste de terrain. Ansoumane Doré
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