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Plusieurs dignitaires guinéens, ayant déjà travaillé avec les firmes chinoises dans leur pays, aident la China Sonangol et ses filiales à s'implanter à Antananarivo. Les firmes chinoises sont à l'offensive à Madagascar, où le ministre des finances, Hery Rajaonarimampianina, vient d'informer le président de la transition, Andry Rajoelina, dit TGV, du projet de formation de la Madagascar Development Corp. (MDC), une joint-venture entre l'Etat (15%) et la China International Fund Ltd (CIF). Société basée à Hongkong et liée à la China Sonangol (alliance de capitaux chinois avec la société d'Etat angolaise), CIF envisage notamment la relance d'un projet de tramway dans la capitale malgache (LOI nº1297). Le montage de cette future MDC est similaire à celui de la Société sino-guinéenne de développement que la CIF a essayé de fonder fin 2009 en Guinée, pays alors sous la férule du président Moussa Dadis Camara. Les sponsors de cette société guinéenne sont ceux-là même qui tentent aujourd'hui de promouvoir les intérêts sino-angolais auprès de TGV : l'ancien ministre guinéen des mines, Mahmoud Thiam, très copain avec son homologue malgache, Mamy Ratovomalala, et l'agent de joueurs de la Fédération internationale de football association (FIFA), Ahmadou Diaby. Les deux hommes se sont rendus plusieurs fois à Antananarivo, où ils ont été reçus par TGV et ses conseillers. Selon Africa Energy Intelligence (publication sœur de La Lettre de l'Océan Indien), China Sonangol projette, par leur intermédiaire, de récupérer les permis de prospection que l'Etat veut reprendre à Madagascar Oil.
Thiam et Diaby ont également emmené un Français dans leurs bagages : Gilles Wertheimer, un homme d'affaires qui aurait déjà participé en Guinée à la construction d'un hôpital militaire sur financement chinois. Via sa société Alliance International Partners, dont Diaby est le représentant en Afrique, Wertheimer a proposé à TGV de construire plusieurs hôpitaux préfabriqués pour lui permettre ainsi de concrétiser les promesses faites lors du référendum constitutionnel de l'an dernier. Wertheimer estime que ces travaux pourraient être financés par une ponction de 10 millions $ sur le montant payé par la société chinoise Wisco pour l'obtention de son contrat d'exploitation du fer de Soalala.
Source : La lettre de l’océan indien
www.guineeactu.com
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