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Dans ce monde d’aujourd’hui aucun pays ne peut être profitable sans un gouvernement intelligent et patriote. L’ère de la démagogie est révolue.
L’ethnocentrisme, le régionalisme, et la dictature ne sont rien d’autre que des signes de défaite. Seul le patriotisme et l’unité dans le travail peuvent conduire un Etat vers des lendemains lumineux. Je vais à travers les lignes qui suivent apporter ma contribution au débat sur la transition en Guinée qui nous préoccupe tous en tant que Guinéens et Guinéennes.
Avant tout, je voudrais affirmer que je suis fondamentalement contre tout régime militaire. En plus, je suis convaincu que seul un gouvernement issu d’élections libres et transparentes peut conduire la Guinée vers des lendemains meilleurs que nous rêvons tous de voir. Mais cela veut-il dire qu’un civil qui a rayonné par son incapacité et malhonnêteté au sein d’un gouvernement précédent est préférable à un militaire républicain ?
Je crois bien que toute personne éprise de justice et d’éthique humaine répondra non et non à cette question.
Je demande à tout Guinéen et toute Guinéenne de se ressaisir et de jeter un regard sur la composition du bureau politique de nos différents partis politiques évoluant sur le terrain aujourd’hui. Vous verrez que plus de 85% des membres sont de la même ethnie ou de la même région que le leader dudit parti. Et cela a été ainsi depuis le début du multipartisme en Guinée. Si un de ces leaders est élu président (que le tout puisant ALLAH nous en garde), serons-nous, mes chers compatriotes, surpris de voir plus de 85% des membres du gouvernement issue de la même région ou ethnie ?
Je suis né à Kindia et suis issu d’une très grande famille Helayanké de Timbi. J’ai des amis et promotionnaires venant de toutes les ethnies de notre chère Guinée. Ceux-ci sont comme des frères à moi, parce que nous avons quelque chose de commun. Nous partageons des souvenirs d’enfance. D’ailleurs en plus de ma langue natale, je parle couramment Soussou, Malinké, et Diakanké. Je ne voudrais point me mêler de ce débat sans fondement sur le net. Mais j’ai décidé de rompre avec le silence. Je déteste l’ethnocentrisme et le régionalisme. Sinon, pourquoi de préférence militer dans un parti des barons du régime défunt et exiger le départ d’un soldat républicain qui a osé sa vie pour nous donner une nouvelle chance pour bâtir une nouvelle Guinée démocratique ? En tout cas je ne vois pas de raison !
Donnons-nous la main pour soutenir Dadis et le CNDD ! Aidons-les à se débarrasser de ces vieux vautours et égoïstes qui rodent autour d’eux. La Guinée a encore une chance de voir la lumière à la sortie du tunnel. Je dirai à Dadis qu’il doit travailler avec ses compagnons du CNDD et la jeunesse républicaine pour sortir le pays de cette situation. Je ne connais pas Dadis. Mais cette promotion d’étudiants des années 1989 - 1992 dont il est issu a un record patriote. Les Guinéens doivent se rappeler les grèves estudiantines qui se sont passées durant cette période. Malgré mon jeune âge, je me souviens de cette période de grèves au cours desquelles des centaines d’étudiants ont été tués par bastonnades et brûlures. D’autres étaient même forcés à sauter par-dessus les fenêtres de leur dortoir.
Beaucoup des membres du CNDD sont issus de cette promotion, de cette jeunesse républicaine. Grâce à eux, les promotions estudiantines qui ont suivi ont eu droit à une prime mensuelle de 40,000 FG per étudiant.
Comme ils l’ont fait en 1989-1992, j’espère que cette même génération aura l’obligation (patriotisme oblige) de laisser quelque chose de positif pour les générations à venir. Donc Guinéens et Guinéennes, soutenons-les pour le bonheur de la Guinée. Je me souviens de ces jeunes militaires fraichement sortis de ces promotions estudiantines des années 1989-1992, formés au camp militaire de Kindia. J’étais au collège. Certains parmi eux venaient nous donner gratuitement des cours de révision en math, physique, chimie et français. Ils nous encourageaient de poursuivre nos études. Ils nous parlaient de leur vie au campus. Ils nous donnaient l’espoir. C’est ce que j’appelle patriotisme. Ils nous expliquaient pourquoi ils ont opté pour l’armée. Beaucoup ont rejoint l’armée pour éviter le chômage chronique qui parfois pousse au banditisme. Chers compatriotes, c’est cette même génération de jeunes républicains qui ont pris le pouvoir le 23 décembre 2008. Donc soutenons-les !
On n’avait pas besoin d’un CNT. Mais comme Dadis et le CNDD ont donné leur accord par souci de collaborer, attendons de voir de quelle constitution le CNT va accoucher. Sinon, le CNT n’a pas de place dans la situation actuelle de la Guinée pour les raisons suivantes :
1. Le nombre est pléthorique, ce qui engendrera un environnement difficile pour une collaboration sensée.
2. Le CNT ne représente pas la voix du peuple. Au lieu d’un CNT, on aurait pu simplement reconduire la constitution que le peuple avait votée et adoptée en 1990 (pas celle modifiée par les hobereaux du régime défunt) pour aller aux élections. Ceci éviterait des dépenses inutiles parce que de toute façon la constitution que le CNT enfantera sera toilettée par le nouveau parlement issu des élections législatives qui pointent déjà.
Je suis d’accord pour des élections en Janvier. Mais il faut que ce soit les législatives et les présidentielles ensemble, en même temps. Avec la crise actuelle, la Guinée n’a pas besoin de dépenser pour deux élections différentes. Nos décideurs ne pensent jamais à limiter les dépenses de l’Etat. Sinon, rien ne prouve qu’on ne puisse pas organiser les deux élections en même temps. En organisant les élections en même temps, cela va nous sortir de cette situation d’exception au plus tôt. Ne perdons plus de temps !
Je soutiendrai tout candidat issu de ces promotions estudiantines de 1989-1992 car je suis convaincu qu’ils sont patriotes et républicains ! Je réside aux U.S.A. depuis près de 10 ans. Je connais l’importance d’une vraie démocratie. Comme des milliers d’autres Guinéens à travers le monde, j’ai des diplômes et certificats d’études qui me permettent de vivre bien là où je suis. J’ai ma petite famille, une maison et une carrière prometteuse. Je travaille pour une institution bancaire globalement reconnue. Je suis jeune et je n’ai rien à envier au salaire d’un ministre guinéen. Je ne cherche point à me faire voir sur le net. Je ne cherche pas un poste en Guinée non plus !!!
A bon entendeur salut. Bon Ramadan à tous et toutes !
Abdoulaye Aziz Bah, USA Président et Membre fondateur de Jeunesse Républicaine pour une Guinée Gagnante (JRGG)
www.guineeactu.com
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