Pendant plus de 12 mois, la primature guinéenne était entre les mains d’un PM figuratif qui ne contrôle rien, ne décide rien et resté passif et complice sur les tueries du 28 Septembre 2009.
Au lieu de démissionner pour manifester sa désapprobation sur les tueries du state du 28 Septembre, M. Komara est resté ferme cautionnant et défendant ces attaques barbares. Malgré son humiliation par le capitaine Moussa Dadis Camara qui est de la pire espèce, M. Komara pour des questions d’intérêt a préféré se cramponner au biberon de la primature.
M. Kabinet Komara a préféré être un Premier Ministre « Alimentaire » choisissant ses intérêts personnels contre les intérêts de la nation. Il a préféré soutenir les injustices et l’impunité de la junte militaire, tares sociales qui ont plongé tout un peuple dans un calvaire indescriptible inégalé dans l’histoire de l’existence du peuple de Guinée.
Le comportement honteux et déshonorant de M. Komara est juste un exemple de cette triste réalité en Guinée. Ce pays n’est pas uniquement détruit par ceux qui font le mal mais également par les ces guinéens véreux, apatrides, inconséquents et inconscients qui ont soutenu et soutiennent les actes destructeurs des régimes précédents et curent régime en place, et par ceux qui regardent et refusent d’agir !
L’avenir de la Guinée est prometteur et radieux, mais il sera écrit avec la sueur, les sacrifices et le sang de ses propres enfants en lutte contre ses militaires démoniaques tueurs impénitents, criminels, barbares et obstacles de la démocratie. La libération de la Guinée viendra des valeurs intrinsèques des patriotes guinéens, car la liberté s’arrache ; elle ne s’offre pas sur un plateau d’or.
Après 23 ans de dictature militaire sous Lansana Conté, ce dernier a réalisé son rêve de vouloir mourir avec le pays car il a transformé en un « État-Néant », un pays en faillite, livré en pâture aux soldats tueurs.
Après plus de 50 ans de régime cleptomane de Sékou Touré et Lansana Conté, le peuple de Guinée a été chosifié et le citoyen guinéen dépouillé de toutes ses valeurs patriotiques.
En 12 mois de Primature, M. Kabinet Komara a sombré dans la bigoterie, en perdant toute conscience de « Nation » et d’« État de Droit », en se livrant aux danses politiques les plus obscènes, en laissant libre cours aux massacres du 28 Septembre 2009, en permettant à un « Animal-Humain », le Capitaine Moussa Dadis Camara de l’entraîner vers l’animalité et vers les croyances politiques les plus absurdes.
De toutes les facultés concédées à l’être humain par Dieu, la « Conscience » est la plus privilégiée par dessus tout. C’est cette « Conscience » qui sert de clé de voûte à toutes les autres facultés (intelligence, émotion, diverses perceptions sensorielles comme la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat).
Quand cette conscience fait défaut dans l’Être Humain plus particulièrement chez l’homme politique ou chez l’homme d’État, alors, il devient un animal politique sans honte, sans dignité préoccupé par le ventre, le matériel et le phallus (pour satisfaire ses différents orgasmes). À défaut de conscience, l’on devient aveugle, gouverné par un égoïsme viscéral et un matérialisme qui ne s’embarrasse d’aucun scrupule pour satisfaire les besoins les plus vils.
C’est la raison de la perte de la raison du Premier Ministre et autres faucons du CNDD constitué de « mendiants arrogants », sont réduits à souffrir d’une cécité qui les a empêchés et les empêchera de distinguer le bien du mal, la justice de l’injustice, un lapin d’une carpe, la nuit du jour, le soleil de la lune, le mensonge de la vérité, le vrai du faux. La dignité humaine a un prix et ce prix s’appelle : liberté et indépendance.
Ces « Pseudo-intellectuels » qui ont apprécié et continuent de vanter l’œuvre destructeur du Capitaine Moussa Dadis Camara sont les Guinéens ignorants, sourds ou aveugles.
Les diplômes dans toutes les disciplines, les professorats et les doctorats de ces pseudo-intellectuels qui ont cautionné la médiocrité pendant les 51 ans de l’indépendance de la Guinée, n’ont servi strictement à rien. Ils ont soutenu, applaudi et servi loyalement et successivement un minuscule peuple nilotique de tirer le peuple vers le bas en bradant l’avenir de plusieurs générations de jeunes.
La Guinée de demain aura besoin d’hommes et de femmes intègres qui seront capables de faire avancer ce pays et non de ceux qui la tirent vers le bas, comme c’est le cas aujourd’hui.
Le désastre, voir la tragédie Guinéenne dont la paternité incombe à ceux qui ont dirigé le pays pendant ces 51 années, doit servir d’alarme à tout un peuple en quête de liberté, de bien-être et de liberté. Indépendamment de ces fautes individuelles, il existe un « mea culpa » collectif. La faute incombe d’abord à tous les Guinéens parce qu’ils n’ont pas su bien gérer la chose publique, alors que le pays regorgeait et regorge toujours des diplômés et des intellectuels.
C’est le moment de bien comprendre cette pensée d’Albert Einstein: « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d’intervenir ».
Le ridicule n’a jamais tué et ne tue pas, en Guinée mais plutôt, il peut faire mourir de rire.
Les régimes guinéens successifs sont et cela sans hésitation responsables de cette pauvreté qui a détruit les Guinéens jusque dans leur conscience. Il faut bien comprendre l’histoire de la Guinée car un peuple qui refuse de revisiter son histoire est un peuple sans avenir. Quand on ne connait pas d’où l’on vient, il sera difficile de savoir où l’on va. Les Guinéens payent aujourd’hui, au prix fort, les conséquences de leur ignorance, de leur amnésie, de leur couardise et de leur naïveté face à l’histoire de leur propre pays.
Il n’y a que les débiles, et ceux qui ont une cervelle de poux qui croient à toutes ces conneries de promesses par des militaires sans éducation, sans patriotisme et sans aucun sens de leur devoir républicain.
Ce qui est incontestable, l’histoire et l’expérience sur Dadis donneront une certaine capacité de réflexion aux militaires, ne serait ce que momentanément. Les Guinéens doivent reconnaitre que le paradis et l’enfer se trouvent ici sur la terre. Dieu a gracieusement donné le paradis aux Guinéens mais grâce à la complicité malicieuse des hommes politiques et de l’armée, ils en ont fait un enfer. Ce qui s’est produit en Guinée et ce qui se passe au pays est pire que l’enfer.
Pendant plus de 50 ans, le pays a été géré politiquement de façon chaotique gangrenée par la boulimie pour le pouvoir, par le clientélisme, la corruption et alimentée par des nombreuses phases d’insécurité et d’instabilité politique.
Les gouvernements successifs depuis l’indépendance jusqu’aujourd’hui, n’ont jamais pu mettre en œuvre les mesures de développement efficaces, durable, et des réformes appropriées pour mettre l’homme au centre du développement.
Les dirigeants politiques et administratifs du pays, loin de travailler pour l’intérêt supérieur de la Nation et pour le bien être des leurs concitoyens, ont œuvré plutôt à ruiner le pays au détriment des Guinéens qui végètent dans la pauvreté noire qui ne dit pas son nom.
La lutte politique n’est pas une question de qui doit mourir en premier. Un leader politique doit oser. Un leader peut mourir lors d’une manifestation ou chez lui. Ce n’est pas le lieu qui compte, c’est le courage d’oser là où d’autres n’osent pas.
La Guinée n’a pas besoin de ces « Pseudo-Opposants » qui ont toujours été des opposants alimentaires à la recherche du plus offrant. Ces « Pseudo-Opposants » ne cesseront jamais de tromper le peuple de Guinée.
Ils sont des éternels « Trompeurs du Peuple ». Ils pensent pouvoir tromper le peuple une, deux, trois ou quatre fois, et éternellement.
Ce qu’il faudra comprendre, c’est que le temps a changé et que les mentalités commencent à évoluer même si c’est encore très timidement. Aussi longtemps que durera cette nuit ténébreuse, le jour finira par se lever et le peuple n’a pas d’autre alternative que rééditer les exploits de Janvier 2007 et du 28 Septembre 2009.
Il s’agit donc aujourd’hui pour chacun de choisir son camp. C’est soit le camp des illusions et des mensonges, soit le camp de la vérité et du sacrifice. Malgré les difficultés et les échecs subis sur la route du changement positif tant souhaité et recherché, il ne doit pas y avoir de découragements. La lutte doit continuer car le signe de Dieu ne trompe pas. Il a montré la voie. Aux Guinéens de savoir la suivre.
Que vaut la démocratie si le citoyen ne peut ni s’exprimer, ni entreprendre, ni circuler librement ?
Que vaut la démocratie si les médias et les journalistes ne peuvent s’exprimer sans craindre d’être arrêtés, emprisonnés ou tués ?
Le Capitaine Moussa est un criminel de naissance et le mal qu’il a fait au peuple de Guinée pendant les 12 mois qu’il a présidé aux destinées du pays, lui réservera une place de choix dans l’enfer auprès de Satan et non dans le paradis de Dieu. Avec le Capitaine Moussa Dadis Camara, c’est le couronnement de la médiocrité, la démagogie et la haine envers ceux qui se battent pour l’avènement de la liberté et la démocratie en Guinée.
Tout bon croyant « chrétien » ou « musulman » le sait, Dieu ne pardonne ni aux faiseurs de mal sans scrupules ni aux assassins invétérés, ni aux humiliateurs, ni aux vaniteux et insolents vis-à-vis de leurs peuple. C’est pour cela que l’enfer existe car Dieu savait d’avance que certains hommes animalisés par le goût du pouvoir, de l’argent et la perversité iraient y brûler éternellement et ils meurent dans l’arrogance et sans repentance.
L’enfer pour Dadis a commencé avant sa mort. Le « boucher de Koulé » qui porte encore ce nom « maudit » de « Moussa Dadis Camara » non seulement mourra sans repentance car à travers ses hommes de mains et à partir de sa prison burkinabé, il essayera de maintenir son système pour continuer à meurtrir ce même peuple.
Le Capitaine Moussa Dadis Camara, soucieux de s’enrichir en si peu de temps, a en 12 mois, transformé la Guinée en une propriété privée de sa famille, un butin de guerre dont il pourrait faire ce que lui et sa famille en veulent. On ne pourra pardonner un tel crime et aucun Guinéen patriote et digne de ce nom ne pardonnera jamais les crimes de Dadis.
Comme des Millions de Guinéens, je ne suis pas de ceux-là qui pleurnicheront autour de la mort politique du dictateur et sanguinaire Moussa Dadis Camara car en 12 mois, il n’a strictement rien apporté à notre pays en dehors du pillage systématique des richesses et du trésor du pays, la désolation, les larmes, les angoisses et les bains de sang.
Il faut un procès des 50 années d’indépendance de la Guinée, 50 années de rétrogression, des années perdues, des années noires dont le souvenir doit être banni de la mémoire nationale. Les 51 ans qui se sont passés ont engendré l’État dégressif. L’irresponsabilité politique coupable a atteint son comble. Et elle est à son comble. Trop, c’est trop. Comme le dit un musicien : «Les Guinéens doivent se réveiller».
Que valent l’indépendance et la paix que l’on ne cesse de nous vanter depuis un demi-siècle, réellement ?
Que valent l’indépendance et la paix dans la misère et la mort à petit feu ?
Que valent l’indépendance et la paix des maladies non-soignées et des cabinets de médicaments vides dans des hôpitaux qui sont devenus mouroirs ?
Que valent l’indépendance et la paix dans un pays où la misère fait chaque année autant de victimes en tant de paix qu’un pays en pleine guerre civile ?
Que valent l’indépendance et la paix dans un pays où un enfant sur cinq meurt avant son premier anniversaire ?
Pour des millions de Guinéens, l’acte héroïque du Lieutenant Aboubacar Diakité « Toumba » doit être interprété comme une mission de Dieu pour la libération, pour créer un grand soulagement car Dieu, dans sa miséricorde, a instruit le Dr. « Toumba » Diakité de débarrasser la Guinée de cette mécréance.
En foudroyant d’une balle dans la tête mal remplie du criminel et dictateur de « Koulé », Dieu a voulu redonner au peuple de Guinée l’espoir de construction d’un pays Nouveau, débarrassé du « Dadisme » et son corollaire de Mafia qui a pillé, terrorisé et meurtri les Guinéens pendant 12 mois.
Mamadou Diallo
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