 |
La journée internationale de lutte contre la drogue a été célébrée le vendredi 26 juin. Une occasion que l’on pourrait mettre à profit pour faire le point de cette lutte en Guinée depuis l’avènement du capitaine Moussa Dadis Camara et ses compagnons du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement) au pouvoir.
Au lendemain de la disparition du Général-Président Lansana Conté, le capitaine Moussa Dadis Camara et ses compagnons du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) ont cru devoir prendre leur responsabilité en s’emparant du pouvoir pour éviter que le pays ne bascule dans la guerre civile aux conséquences incalculables. Et comme il fallait s’y attendre, les nouvelles autorités n’ont pas tardé à se fixer un certain nombre de priorités, dont la lutte contre la drogue. Pendant les dernières années de l’ère Conté, la Guinée avait fini par devenir une véritable plaque tournante du narcotrafic dans la sous région ouest africaine. Après la prise effective du pouvoir par le CNDD, dans les circonstances décrites plus haut, le capitaine-président Moussa Dadis Camara et son secrétaire d’Etat chargé de la lutte anti-drogue, capitaine Moussa Tiégboro Camara, ont montré, à travers des audiences médiatisées, toute leur détermination à rendre la vie dure aux narcotrafiquants et à leurs complices. Des personnes considérées sous Conté comme des intouchables ont été interpellées et mises à la disposition de la justice dans le cadre de cette lutte. Parmi ces personnes, l’on peut citer entre autres le capitaine Ousmane Conté (fils aîné du défunt président), Saturnin Bangoura (beau-frère du Général Lansana Conté), Dr Lansana Camara (fils de feu Général Kerfalla Camara, ancien chef d’Etat-major général des forces armées guinéennes). Des civils, des officiers supérieurs et des hauts cadres de la police ont été également arrêtés par les hommes du capitaine Tiégboro. Le feuilleton des narcotrafiquants et leurs complices avait largement contribué à faire monter la cote de popularité du CNDD et de son président, capitaine Moussa Dadis Camara. De l’avis des observateurs, cette forte médiation des audiences consacrées au dossier des narcotrafiquants a eu le mérite de faire fuir des présumés barons de la drogue et de dissuader bon nombre de Guinéens qui auraient pu, pour une raison ou une autre, s’inviter facilement dans cet univers particulièrement dangereux. En visitant aujourd’hui l’hôpital psychiatrique de Donka, l’on ne peut qu’être frappé par la jeunesse de ses pensionnaires. Et à en croire les témoignages des médecins psychiatres, la consommation abusive de la drogue ne serait pas étrangère à cette déplorable situation dans laquelle vivent actuellement ces jeunes gens. Il faut reconnaître qu’en intensifiant la lutte contre la drogue, le CNDD a rendu un service inestimable à la nation guinéenne. La jeunesse est l’avenir de la nation, dit-on souvent. La célébration de la journée internationale de lutte contre la drogue devrait être une occasion à mettre à profit pour faire effectivement une prise de conscience et exhorter les autorités politiques, à tous les niveaux, à ne pas baisser les bras devant les cartels de la drogue qui font autant de mal que les pandémies et les catastrophes naturelles. Espérons que le procès des présumés narcotrafiquants, annoncé puis reporté à une date ultérieure, servira de leçon à toutes celles et à tous ceux qui seraient tentés de faire ‘’carrière’’ dans le narcotrafic.
Mamy Dioubaté Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
|
 |