jeudi 19 mars 2009
Lutte contre l’ethnocentrisme : Un autre front ouvert
Moussa Dadis Camara

Le lundi 16 mars, le président de la République, capitaine Moussa Dadis Camara, a rencontré au palais du peuple, les forces vives de la nation et le Groupe international de contact sur la Guinée. Une occasion que le numéro un guinéen a mise à profit pour dénoncer ceux qui veulent se cacher derrière leur ethnie et leur région pour se bâtir un avenir politique, avec tous les risques que cela comporte. Un combat qui, de l’avis de tous les observateurs, mérite vraiment d’être mené.

 

Ces dernières années, s’il y a une chose qui crève les yeux de tout observateur attentif de la situation guinéenne, c’est bien l’exacerbation de l’ethnocentrisme et du régionalisme dans le débat national. En 1992, lorsqu’il a été question de légaliser les partis politiques, le défunt président avait suggéré la constitution de deux formations : l’une de la mouvance présidentielle et l’autre de l’opposition. Pour feu Général Lansana Conté, ce serait une façon d’éviter de tomber dans le piège de ‘’l’ethnisation» du débat politique. Mais son appel est tombé malheureusement dans des oreilles de sourds. Certains sont d’ailleurs allés jusqu’à lui prêter l’intention de brider le processus démocratique enclenché dans le pays. Face à ce que l’on peut qualifier de levée de boucliers, le Général-Président Lansana Conté a dû revenir sur son jugement pour ne pas passer aux yeux de ses détracteurs et de la communauté internationale pour un dictateur ou un pire ennemi de la démocratie. Par la suite, les partis politiques ont été créés sur des bases essentiellement ethniques et régionalistes. Le patronyme d’un homme politique suffisait largement pour adhérer à son parti. L’ethnie et la région d’un leader primaient sur son projet de société. C’est pourquoi, nombreux sont les observateurs qui n’hésitaient plus à présenter les partis politiques guinéens comme des regroupements ethniques. De 1993 à nos jours, le RPG du Pr. Alpha Condé a été considéré comme le parti des Malinkés. L’UNR du doyen Bâ Mamadou et le PRP de feu Siradiou Diallo ont été toujours présentés comme des partis peuls, l’UPG de Jean Marie Doré comme la formation politique des Forestiers. Le PUP du Général-Président Lansana Conté passait, quant à lui, pour un parti des Soussous. Aujourd’hui, l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et l’UPR de Bah Ousmane n’échappent pas à cette catégorisation des partis politiques sur des bases ethniques et régionalistes. Et se rendant au siège de ces partis, l’on ne que s’en rendre compte avec un réel pincement au cœur. C’est au regard de ce triste constat que tous les Guinéens patriotes ont fait état de leurs vives inquiétudes lorsque le Général-Président Lansana Conté a rendu l’âme le 22 décembre 2008 des suites d’une longue maladie. Et c’est certainement les mêmes raisons qui ont poussé le capitaine Moussa Dadis Camara et ses compagnons du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement) à prendre le pouvoir au lendemain de cette disparition. Aujourd’hui, force est de constater, avec un certain bonheur, que le président de la République ne rate aucune occasion pour appeler ses concitoyens à l’unité et dénoncer ouvertement toutes celles et tous ceux qui pensent naïvement que l’ethnie peut être utilisée comme une arme politique pour conquérir le pouvoir. Le lundi 16 mars, lors de sa rencontre avec les forces vives de la nation et le Groupe international de contact sur la Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara est monté une nouvelle fois au créneau pour rappeler aux uns et aux autres que la lutte contre l’ethnocentrisme et le régionalisme fait partie de ses priorités à court terme. Espérons qu’il sera suivi par tout le peuple de Guinée qui reste avant une famille indivisible.


Mamy Dioubaté
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
Ben Malik Diallo, dimanche 22 mars 2009
Les diversités ethniques et culturellesne constituent pas seulement un danger pour la paix, mais aussi une richesse favorable au développement si elles sont bien gérées.Une nation multiculturelle est toujours composée de différentes potentialités qu´il faut savoir gérer dans l´intérêt commun de la société et empêcher ainsi qu´elles ne se transforment en différences. Pour le cas de la Guinée, le discours récent du premier ministre Monsieur Koumara, lors de son investiture contient toutes les mesures nécessaires à la gestion de ces diversités: la lutte contre le favoritisme, les inégalités de chance, toujours tenir conte des compétences et non des origines ethniques ou régionales, la lutte sans réserve contre la corruption et l´impunité. pour mieux y aboutir , faire tout pour empêcher les mêmes gens de se prôner au pouvoir politique, instaurer un état de droit fiable doté d´une justice indépendante, répartir et limiter les pouvoir. Les gabegies de ces cinquante ans ont conduit la Guinée presque à la ruine, chacun sait que près de 20% des fonctionnaires guinéens rénumérés sont fictifs, certains vivent aux USA, en Suisse, en Europe, d´autres sont même morts. Le pays le plus riche du monde ne peut se permettre de telles dépenses, on peut dire presque que chaque directeur de cabinet doit avoir deux ou trois subordonnés fictifs qui lui permettent ainsi d´améliorer son salaire; tout le monde fait avec. Maintenant, la question que chacun doit se poser; c´est comment payer ceux qui voudront un jour réellement travailler? L´Etat continuent de faire semblant de payer, les gens font semblant de travailler, c´est pourquoi, je parle de lutte avec réserve. Monsieur Koumara a raison de souligner que chacun est résponsable; c´est tout le système qu´il faut démanteler. Chacun sait aussi que, nous ne pouvons pas réussir sans la contribution volontaire et efficace des forces de l´ordre, c´est très facile de voter des lois, mais l´application est une autre chose, c´est la raison qui nous pousse à souitenir le capitaine Dadis, mais s´il ne s´attaque pas au système même, certains diront qu´il s´agit d´un règlement de conte" un jugement par haine ou amour" La Guinée doit se creer partout de moyens de contrôle crédibles pour éviter les abus de la première et deuxième république, la seule voix favorable à un tel changement est le respect absolu des règles démocratiques. Nous devons éviter les accusations unitiles qui risquent de creer la confusion, c´est par rapport à ces faits, qu´on pourra juger le CNDD et son gouvernement
Bah diallo, vendredi 20 mars 2009
merci la guinee doit etre unie. Je rebondis par rapport aux narcotraficants, vous savez de un de fils ou parents de colonel diarra camada est en hollande, un ami senegalais m`avait qit qu`il avait inviter sa cousine chez lui en hollande. il a dit à la fille qu`il fait du business dans le diament. il est tres riche et se fait gentil. Maintenant qu`on a su l`activité pararelle du general et son fils qui a reconnu les faits, je comprends ce qu`il fait en hollande. il doit etre un des representant du vieux et des latinos en europe. merci à guineens de la holande de nous donner son nom afin qu`un mandat soit emis pr l`interpeller. ne soyons pas complice aidons le cndd ds ce sens. j`attends vos reactions ou un articles de guineeactu sur les fils aux cadres guineens douteux en europe

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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