samedi 20 février 2010
Louncény Fall, porte-parole des Forces vives : « Une éventuelle candidature du PM n’est pas négociable »
Louncény Fall

Dans cette interview réalisée avant la publication du Gouvernement, le porte parole des Forces Vives et président du FUDEC, l’ancien Premier ministre François Louncény Fall parle des rapports entre les Forces Vives et le Premier ministre, la nomination de Rabiatou Serah Diallo à la tête du CNT, etc.

L’Indépendant : Vous sortez d’une réunion avec les autres membres des Forces vives. De quoi a-t-il été question?

Louncény Fall : C’est une réunion plénière des Forces vives destinée à dérouler l’actualité. Nous avons échangé des informations sur la situation politique, notamment le retard pris pour la formation du Gouvernement. Nous avons également parlé du CNT, qui doit être mis en place. Nous avons ainsi décidé de former une délégation des Forces vives qui doit rencontrer le Premier Ministre et le Président de la transition. Cette visite nous permettra de nous enquérir de l’évolution du système politique, et surtout, de faire le point sur l’état de la formation du gouvernement. Il est vrai que ce n’est pas notre travail. C’est celui du Premier Ministre. Mais en tant que partenaire des Forces vives, dont Jean Marie Doré est également issu, nous voulons savoir s’il a des difficultés, et voir ce que nous pouvons faire. Je pense qu’il est bon de l’aider certainement à surmonter des obstacles auxquels il pourrait être confronté.

Selon certaines informations, le courant ne passerait pas entre le PM et les Forces vives. Jean Marie Doré vous aurait même qualifié de « traître » quand vous avez parlé de sa non candidature. Est-ce vrai ?

Non, je dirais que nous n’avons pas eu cette discussion directe avec le PM. Jean Marie Doré est un ami, un compagnon. Au cours des quatre derniers mois, nous avons travaillé très intimement ensemble. Il était notre candidat, il a été mis là par les Forces vives. Nous n’avons pas eu encore d’accrochage avec le PM. Des rumeurs, il y en a toujours en Guinée. Il est évident que le retard mis dans la formation du gouvernement donne lieu à toutes sortes de rumeurs dans la ville. Mais jusqu’au moment où je vous parle, il n’y a pas de problème entre les Forces vives et le PM. S’il y avait des problèmes, on l’aurait fait savoir. Mais pour le moment, Dieu merci. Nous souhaitons que tout se passe bien et que le PM qui est notre incarnation puisse conduire cette transition vers des objectifs nobles à savoir l’achèvement de la transition par des élections démocratiques et crédibles, acceptées par tous les Guinéens. La Guinée pourra ainsi entrer pour une fois dans l’histoire. Et je crois que ce boulevard est ouvert aujourd’hui pour les Guinéens. Cette génération a la lourde responsabilité et même la chance d’emprunter ce boulevard de la liberté, de la restauration de la démocratie en Guinée. Et c’est sur ce boulevard-là que nous voulons engager et le PM et le président de la Transition, les Forces vives et tout le peuple de Guinée.

Que répondez-vous à ceux qui estiment que la nomination aussi de Hadja Rabiatou Serah Diallo à la tête du Conseil National de Transition viole les accords de Ouaga?

Je crois que tous les Guinéens se réjouissent du choix porté sur Hadja Rabiatou Serah Diallo pour prendre la tête du CNT. Au sein des Forces vives, nous sommes particulièrement ravis du choix porté sur Hadja Rabiatou Serah Diallo pour présider le CNT. C’est une grande victoire pour les Forces vives d’avoir la tête du gouvernement et la tête du CNT. L’on n’espérait pas tant. Alors, il ne faudrait pas qu’on rentre dans les détails de considérations qui n’ont vraiment pas de place ici. A côté de la déclaration de Ouaga, nous avons vu sur le terrain quelle est la réalité, qu’est-ce que nous pouvons faire en Guinée. Et nous avons tenu compte de tous les problèmes. Les problèmes d’efficacité, les problèmes politiques, les problèmes sociologiques, les problèmes religieux, les problèmes de genre. Et nous avons tenu compte de tout ça pour dire qu’elle méritait d’occuper ce poste. Nous lui faisons confiance. Aujourd’hui, vous avez vu que la nouvelle a été largement et favorablement accueillie lorsque nous en avons rendu compte à l’Assemblée.

Il semble aussi que le PM est hostile à l’Accord de politique global qui lui a été remis par les Forces vives ?

Je ne peux pas commenter ce que vous dites. Nous lui avons remis le projet d’Accord politique global. Nous avons également transmis une copie au président de la Transition, le général Sékouba Konaté, ainsi qu’au Facilitateur et à la CEDEAO. Nous attendons maintenant qu’on se mette autour d’une table. Je ne vois pas pourquoi le PM serait contre ce projet d’Accord politique global. Parce que cet accord ne fait que reprendre à grands traits la déclaration de Ouagadougou. Nous voulons donner un contenu plus légal et rendre l’accord plus inclusif en mettant les Forces vives au sein de cette déclaration qui a été faite à Ouaga, et à laquelle nous n’avons pas pris part. Nous voulons un accord qui engage tout le monde, aussi bien le président, le PM et les Forces vives et tous les acteurs qui vont jouer un rôle pour le succès de cette transition.

Est-ce qu’une éventuelle candidature du PM pour les futures élections générales en Guinée est négociable au sein des Forces vives ?

Il est évident, et cela doit être une constante, que la candidature d’un PM de transition telle que définie dans la feuille de route et selon les accords, n’est pas négociable. En acceptant le poste de PM, on renonce automatiquement à la candidature. Je ne m’adresse à personne, je m’adresse au texte, je me réfère au texte qui a été élaboré. Je crois que pour garantir la crédibilité de la transition, il faudrait que le chef du gouvernement de transition soit neutre, qu’il ne soit pas candidat. Je ne pense pas que cette question soit négociable.

 

Propos recueillis par Samory Keita
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
FIDEL, mardi 23 février 2010
FIDEL=SEKOU J`en suis fier Goumabala, ah si tu pouvais t`en rendre compte. Et Goumbala=enfant de 5eme colonne=minable de patin à la solde de l`occident=vendu aux imperialiste=apatride. Fidel comme son nom
Goumbala, lundi 22 février 2010
FIDEL=SEKOU TOURE=PDG = PSYCOPATE
FIDEL, lundi 22 février 2010
Goumbala, ayons peur de DIEU et admettons la stricte verité car l`homme meurt un jour. Ayons le courage et surtout la grandeur d`admettre la verite où elle est. Peut etre que Mamadou DIA a menti dans ses memoires??? Mais sache que je n`étais pas à kédougou quand Mamadou DIA decrouvrait ces armes de la contre-revolution. Vos injures ne me disent absolument rien, je comprends bien votre position: vous manquez d`arguments fiables donc il faut insulter pour dissuader les autres. Ce qui me blesse c`est votre art d`exageration dans le mensonge. Et notre grande difference est que moi ce n`est point le bruit assourdissant d`un pistolet qui attire mon attention mais l`index qui a declenché la gachette. Fidel comme son nom.
FIDEL, lundi 22 février 2010
« Quand Sékou Touré a parlé de complots organisés à partir du Sénégal, tout le monde a ri. On disait que c`était encore une invention de sa part. Mon devoir était de faire une enquête. Alors j`ai fait fouiller toute la frontière. Et on a découvert les fameuses munitions, les tracts… qui étaient destinés à la contre-révolution. Il y avait bel et bien complot. J`ai fait arrêter des suspects, des Guinéens qui vivaient à Dakar et un militaire français qui était chef de l`organisation ; il résidait à Saint-Louis où je l`avais fait interner. On l`a fait évader. » Mamadou Dia, Mémoires d`un militant du Tiers Monde, Paris, Publisud, 1964. Peut-être plus explicite encore, ce que le même Mamadou Dia écrit dans ses Lettres d`un vieux militant, Dakar, GIA, 1991 : « Pour revenir sur le cas de la Guinée, disons que le fait d`avoir voté « Non » au référendum lui a valu d`essuyer maints complots ourdis par l`extérieur. En 1959, hélas, les comploteurs étaient bel et bien basés et entraînés au Sénégal. Après le communiqué de Sékou Touré diffusé à l`époque par Radio-Conakry, communiqué dans lequel le président guinéen accusait le Sénégal, j`ai dû me rendre personnellement à la frontière de Kédougou pour vérifier et, procédant à des fouilles,je découvris à mon grand désappointement, des armes et du matériel que je fis saisir et ramener à Dakar. À Dakar où – ce sera une seconde découverte – était dressé un camp d`entraînement pour des mercenaires. Le conseil de défense, où siégeaient notamment le haut-commissaire de la France, le général commandant supérieur des forces françaises du point d`appui de Dakar, le général commandant la zone Nord, fut immédiatement convoqué par mes soins. Ils se montreront offusqués par ma déclaration liminaire : « Messieurs, je suis au regret de vous dire que tout ce que Sékou Touré a affirmé est la stricte vérité. J`ai la preuve qu`un complot contre la Guinée s`est ourdi à Dakar ». Je les invitai, ensuite, à venir voir dans un bureau attenant à la salle de conseil, les armes, munitions, grenades et affiches que j`y avais fait entreposer. Après quoi, j`adressai à de Gaulle une vigoureuse lettre de protestation et fis arrêter deux Français impliqués dans l`affaire. Ils réussiront à s`enfuir. Je les ferai prendre et emprisonner à Saint-Louis ; on les aidera à s`évader. Des Guinéens, également, avaient été arrêtés ; mais ce qu`ils déclareront à l`enquête était si grave que je dus, pour des raisons d`État, les relâcher. Aujourd`hui, bien que délié de mes obligations d`autrefois, je garde encore le silence là-dessus par souci de déontologie politique. » Le 13 mai 1960, Mamadou Dia adresse au général de Gaulle une lettre dans laquelle il relate de manière détaillée les faits ci-dessus, en particulier la découverte faite le 10 mai dans un village de la région de Kédougou à 4 kilomètres de la frontière guinéenne, la réunion qu`il eut avec le haut représentant de la France (l`ambassadeur et ex-général Hettier de Boislambert) et le général de Brebisson, et le nom de deux Français, un officier de parachutistes nommé Garuz, et son frère, impliqués dans cette affaire. Le 24 mai, le général de Gaulle répond en ces termes à Mamadou Dia : « L`affaire exposée dans la lettre que m`a remise le colonel Fall méritait en effet que j`en sois avisé et j`ai apprécié l`esprit dans lequel vous l`avez fait. Je transmets ce document au ministre compétent et je lui demande d`ouvrir une enquête. Lorsque de votre côté vous aurez des éléments nouveaux à me communiquer, je les recueillerai avec intérêt. De toutes façons, si vous venez à Paris, je vous verrai très volontiers. » Mamadou Dia viendra en effet plusieurs fois à Paris avant son arrestation fin 1962. Lors d`une de ces visites, il sera même fait grand-croix de la Légion d`honneur, Archives Foccart, Arch. nat., carton 80, dossier 268.
FIDEL, lundi 22 février 2010
LE CERVEAU DU COMPLOT DE 65 C’EST MOI : J’ai pris mes responsabilités, j’ai réuni, autour de moi, Touré Mamoudou, Bangaly Camara, ministre de l’information, Kaba Sory, ex-ambassadeur à l’ONU, le docteur Roiff Jean Numa, les docteurs Henri Lorofi et Cherif N’faly (docteur piment), un commerçant de Kindia. Ensemble, nous avons concocté un plan pour renverser Sékou Touré et remettre le pouvoir à des hommes plus surs. Jean Faraquet TOUNKARA interview dans Ivoire soir A sa sortie de prison il se confia à ses collègues en ces termes : Aucun complots dénoncé n’était ni faux ni imaginaire ; c’est la répression qui était exagérée, les règlements de compte ayant été utilisés par certains pour se venger de cadres certainement innocents Fidel comme son nom
FIDEL, lundi 22 février 2010
Goumbala: Maurice Robert, Jeaques foccar, Bob Denard, Pascal krop, Mamadou Dia sont aussi des PDGistes. Ou peut etre qu`ils attendent une recompense de Sekou Touré dans l`autre monde.Fidel comme son nom
GOUMBALA, dimanche 21 février 2010
Fidel est un pauvre TYPE,le prototype de ces guineens haineux qui ne peuvent avoir aucun remord face à la douleur et aux peines d`autrui.Je suis pour la reconciliation des Guineens ,mais vouloirs ressaser les thèses nauséabondes du PDGG releve de la folie.Si ceux qui voulaient faire disparaitre le PDG ,que vous avez cités,le voulait,sekou et son systeme n`auraient pas eu deux semaines.Ils nous ont laissés vivre la tragedie dans laquelle l`independance nous a plongé.Et si la Guinée est dans ce etat ,c`est bien parceque c`est la seule voie que le PDGG a tracé.Demolir tout pour que le pays ne s`en sorte jamais
Sékou Oumar Camara, samedi 20 février 2010
Je crois qu`il faut féliciter guineactu.com. Voilà un site sur lequel on apprend beaucoup de choses! Ainsi donc, la grande Guinée doit être le seul pays au monde invaincu par la France, les USA et l`Allemagne réunis. Tous les complots qu`ils ont fomenté ont trouvé leur tombeau en Guinée. Je suis vraiment fier d`être un guinéen. Mon pays est trop trop fort. Merci Fidel pour tous ses renseignements historiques que tu nous apporte.
Mohamed Camara, samedi 20 février 2010
Celou n`etait plus premier ministre pendant les tuerie des ecoliers en 2006 et bien sure non plu en janv fevr 2007. Le probleme est qu`il n`a jamais officiellement condamne aucune de ces tueries. Peut etre que ces assassines par son mentor n`avaient le sang suffisament rouge comme ceux du 28 eptembre dernier. Quand nous denoncons les crimes il faut les decononncer tous.Si nous voulons punir les criminels il faut les punir tous. merci
le corbeau, samedi 20 février 2010
Merci Fidel pour la part que vous prenez dans le débat politique guinéen. Le Corbeau. lecorbeauparleur@yahoo.fr
rectifcatif, samedi 20 février 2010
faites attention monsieur ibrahim il ne faut pas accusez sans preuve vous dites que cellou etait la quand on tirait sur les eleves mais un peu plus de serieux qu`en meme je vous demande de faire recours a vos informateurs car ce que vous avancez est erronne. toute les grves au temps de cellou ont ete pacifiquement resolu c`est apres son limogeage qu`il y a eu les evenements de juin 2006. je vous prie de rectifier votre message
Ibrahim, samedi 20 février 2010
Je suis d’accord avec toi Goumbala. L’appétit de certains « petits leaders des forces vives » pour le pouvoir en Guinée est douteux et inquiétant d’autant qu’ils ont déjà été mis à l’épreuve et ils ont lamentablement échoué. Ils n’ont ni le savoir faire, ni le savoir être. Aucune compétence. Pire, ils ont collaboré avec le système Conté, celui qui a fini de détruire la Guinée. Ces leaders, pour certains, qui n’ont aucune base nationale veulent encore par leur ‘grande gueule’ occuper le devant de la scène. Francois Fall, Cellou Dalein Diallo, Lansana Kouyaté ne diront pas au peuple de Guinée qu’ils ignoraient la dérive de l’Etat guinéen qui a permis à Ousmane Conté de détruire le réseau ferré guinéen et d’installer dans le pays le trafic des stupéfiants. Ils n’ignoraient pas la corruption qui gangrenait l’administration guinéenne. Pire, au lieu de lutter contre,ils y ont participé et en ont profité pour s’enrichir au détriment de leur peuple. L’épouse de François Fall a fait de la prison en Espagne pour trafic de drogues ; Bo Keita le ministre de l’intérieur de Kouyaté a avoué que l’Etat guinéen se servait de l’argent de la drogue pour payer ses fonctionnaires. Cellou Dalein Diallo, qui a une longévité sans pareille dans l’appareil répressif de Conté, a participé aux gouvernements qui ont bradé l’économie minière de la Guinée. Il était là quand on tirait sur les jeunes en 2006. J’espère que le peuple de Guinée s’en souviendra au moment du choix, sans préférence ethnique
FIDEL, samedi 20 février 2010
Pascal Krop : En 1969, 1970, 1974, la CIA et le BND allemand lanceront encore plusieurs opérations armées. Toutes ses manœuvres échoueront lamentablement. On s’en fera une idée en compulsant L’impérialisme et sa cinquième colonne, un recueil publié par les services de Sékou Touré et composé de l’impressionnante litanie des aveux soutirés à divers opposants. Ces confessions, obtenues au moyen d’interrogatoires particulièrement inhumains, sont à prendre avec précaution. Les anciens du Sdece admettent cependant que les griefs faits à la France sont en bonne partie fondés, et qu’aucun complot mentionné n’est imaginaire. Ecoutons donc l’un des inculpés : j’ai été recruté par les services français, témoigne Bangoura Karim, animateur au Bloc Africain de Guinée(BAG), puis secrétaire d’Etat guinéen aux Mines et à l’Industrie, par l’intermédiaire de J.P. qui représentait les anciens établissements français de l’Inde. En juillet 1959, je le rencontrai chez lui avenue Raymond-Poincaré, pour lui faire mon premier rapport. La consigne secrète était à l’époque d’entrer dans le gouvernement d’union et dans l’administration, et de poursuivre le travail pour une prédominance française sur tous les plans, notamment économique, culturel et politique. Fidel comme son nom
FIDEL, samedi 20 février 2010
Goumbala pourquoi tu parles pas de ceux aussi qui ont braqué les armes contre leur peuple, qui les ont affamés. On ne peut pas ecrire une histoire à sa seule guise malheureusement. Les réalités sont tristes dans ce pays mais ayons le courage de les affronter. Toute une generation d`intellectuels a été liquidée ds ce pays mais les complots sont limpides. Et mieux nous devons savoir exactement comment se sont passées les choses?Fidel comme son nom
GOUMBALA, samedi 20 février 2010
Ce pays est triste.A voir ceux qui aspirent nous dirigger,nous sommes désesperés et deconcertés.Ce sont des prédateurs,des narcotrafiquants,des anciens collabos du tyran ,ou les anciens compagnons de magouilles et de pillagge du pays sous l`ère conté.C`est le tableau des futures dirigeants

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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