lundi 27 décembre 2010
Lettre ouverte d’un étudiant guinéen au Président Alpha Condé
Bangaly Camara

Nous voulons changer la Guinée? Alors optons pour des changements de fond, qui puissent servir le pays à moyen et long terme et au bénéfice de tous les citoyens. Telle est ma vision.

Des étudiants guinéens  arrivent chaque année par  centaines dans l’hexagone, des jeunes filles et des jeunes hommes, par le billet de la coopération franco-guinéenne, qui offre depuis quelques années la chance aux jeunes guinéens de poursuivre leurs études supérieures en France, même si parfois les conditions financières sont difficiles. Parmi eux des fils de hauts fonctionnaires de l’administration guinéenne, qui à travers leurs parents ont toujours profité des biens de ce pays et vont continuer à en profiter ici durant leurs années d’études. Mais c’est aussi en grande majorité des fils d’enseignants dont nous connaissons tous les conditions de vie en Guinée, de petits commerçants, de paysans,  d’illettrés,…pour lesquels ce voyage est  la seule échappatoire pour l’accès à une formation de qualité. C’est de ces dernières catégories d’étudiants dont je vous parlerai.

Une fois à l’aéroport Charles De Gaulle de Paris, ils sont tout de suite confrontés à la dure réalité de la vie en France. Pour la plupart, ils n’ont aucune famille en France. Ils font généralement leurs premiers pas aux côtés de jeunes étudiants déjà sur place, des personnes qu’ils ont connus en Guinée ou qui leur ont été recommandés par des connaissances ou encore qu’ils rencontrent par le billet des associations guinéennes sur place (qui font un travail formidable pour accueillir et  aider à leur intégration). Après quelques semaines, pour certains et quelques mois d’autres, leurs poches sont vides. Il n'y a plus d’argent. Ils doivent alors trouver au plus vite un travail pour subvenir à leurs besoins: payer le loyer et les frais de scolarité, se nourrir, s’habiller, payer le transport,... noyés au fond de toute cette inquiétude, ils doivent aller à l’école pour y suivre des cours dont la compréhension nécessite une bonne présence mentale. La tension monte et certains commencent à se poser des questions: « est-ce que je dois aller en cours ou est-ce que je dois aller chercher du travail vu toutes les dépenses qui m’attendent? Si je ne paye pas mon loyer je risque de me retrouver dehors,… » Quand on doit manger, dormir au chaud,…et qu’on n’a personne sur qui compter pour une aide financière, le choix est très vite fait. Ils quittent les cours et vont chercher du travail. Avec la crise économique qui frappe le monde actuellement, les petits boulots pour étudiants deviennent de plus en plus rares, malgré cette conjoncture, certains en trouve facilement, d’autres cherchent plus longtemps, d’autres n’en trouvent pas tout.

Ensuite ils doivent concilier ce travail avec les études. Entre la fatigue que génère le travail, l’isolement social, la nostalgie de la famille et du cadre social d’antan. L’université (de 8h à 18h la plupart du temps), le boulot (pour le reste de la soirée), la cuisine au retour à la maison parce que leurs ressources financières sont limitées au point même de ne pas pouvoir se payer un repas au restaurant universitaire (2,80) durant la semaine. Tel est le schéma de vie de ces jeunes. Dans cette douleur psychologique, certains finissent par abandonner et empruntent d’autres chemins. D’autres s’accrochent malgré les échecs répétés. In fine, certains arrivent à décrocher un, voir plusieurs diplômes.

Après les études, certains trouvent du travail et décident de rester en France, en tout cas pour plusieurs années, d’autres décident de rentrer pour apporter au pays leur modeste savoir, certains ne trouvent pas de travail professionnel et restent tout simplement en France à faire des petits boulots pour survivre. Ceux qui rentrent en Guinée, une petite minorité, par leur compétence et leur savoir-faire, y sont généralement perçus comme des dangers par les opportunistes qui ont condamné le pays des années durant aux clientélistes et à la corruption. Leur insertion professionnelle y est très difficile. Alors le combat continue. Après toutes ces années vécues comme  s’ils n’avaient pas de patrie parce qu’abandonnés par la Guinée, par leur patriotisme et leur souci pour le devenir de la Guinée, ils rentrent pour la servir, mais ils n’en ont pas la possibilité. Tout au long de leur parcours d’étudiant, qui a été pour eux un rude combat de tous les jours, ils ont des amis sénégalais et maliens qui se la coulent douce. L’exemple des étudiants maliens qui ont une bourse d’étude d’un montant suffisant pour subvenir à leurs besoins et leur offrir le confort nécessaire à la vie d’un étudiant. Et pourtant le Mali ne se vante pas d’être un scandale géologique,… Il est plus connu pour être un désert, mais il offre à ses étudiants une condition de vie digne facilitant leur poursuite d’études en France.

Malgré toutes ces difficultés ces  jeunes combattants guinéens à la recherche du savoir arrivent à s’en sortir de façon honorable. Une minorité. Ce qui me fait mal au cœur, me désole profondément et que je trouve inacceptable, c’est tous ces étudiants qui ont toutes les potentialités intellectuelles, la motivation nécessaire et l’envie d’y arriver mais qui abandonnent parce qu’ils se retrouvent dans des difficultés financières extrêmes. Toute cette matière grise qui se voit gaspillée alors que nous  en avons tellement besoin! La décision d’abandonner est généralement  difficile et pénible pour eux mais ils la prennent, parce qu’ils ne trouvent pas d’autres recours.

C’est là que je situe votre rôle Monsieur le Président. Ceci n’est qu’une description très succincte de leurs parcours de combattants à la recherche du savoir, je vous épargne des détails. Il est d’ailleurs inutile de vous raconter tout ça, depuis l’âge de 15 ans vous avez vécu en France, peut-être pas dans les mêmes conditions mais étant un homme d’état, un leader, je suis sûr que vous avez dû observer autour de vous tous ces étudiants. Monsieur le Président, chaque citoyen est lié par un contrat avec la nation à laquelle il appartient. Il a des droits inaliénables qu’il doit recevoir  de son pays, en retour, il a des devoirs envers ce pays. En ce qui concerne ces jeunes, vous et votre administration avez le devoir de vous occuper de leur éducation, de leur ouvrir ensuite des perspectives pour l’accès à l’emploi. Mais depuis plusieurs années, ces jeunes partent par milliers sous le regard indifférent de nos dirigeants. Ils ne bénéficient d’aucun suivi. L’Etat ne sait même pas qui est parti et qu’est-ce qu’il a pu devenir, et pourtant ces jeunes sont aussi des fils de ce pays. Aujourd’hui ils sont des centaines de diplômés qui errent à travers la France et  des milliers à travers le monde. Mais la Guinée ne profite point de toutes ces compétences. Je pense que vous conviendrez avec moi que l’avenir d’un pays repose sur sa jeunesse. Et si tous ces jeunes partent, parce qu’abandonnés par leur dirigeants, que deviendra la Guinée? C’est une perte inestimable pour nous. J’en appelle à votre responsabilité vis-à-vis de ces jeunes, à votre sens du devoir Monsieur le Président, je ne doute point de votre personnalité. Accordez à ces jeunes des BOURSES D’ETUDES, qui peuvent être des bourses de mérite et sur critère social, démarquez-vous, offrez leur le suivi nécessaire à leur réussite et offrez leur une chance de servir la Guinée en cultivant le mérite. Ces bourses pourraient même dans certaines conditions êtres payées par les pays qui les accueillent, après signature d’accords entre les deux états et parfois avec les universités dans le cadre de thèses de doctorat. En suivant bien ces jeunes, vous pourrez leur proposer des  orientations dans des domaines d’études selon les besoins de notre pays. Ce qui pourrait également faciliter leur insertion professionnelle à la fin des études.

En tout cas ils sont étonnés et se demandent constamment pourquoi cette indifférence, et cela depuis toutes ces années.

Ma promotion est en fin de cycle, nous n’allons pas profiter de ces bourses, mais nous sommes tous unanimes sans aucune exception sur le fait que le plus important est que nos jeunes frères et nos jeunes sœurs qui viendront les prochaines années ne connaissent pas les difficultés que nous avons vécues, qu’ils ne soient pas obligés de faire certains choix d’erreur que nous avons faits, qu’ils puissent faire leurs études dans des conditions normales, qu’ils  se précipitent de rentrer en Guinée après leur cycle parce qu’ils ont été soutenus, se sont sentis fils d’un pays dont ils sont fiers. Tout n’est pas une question d’argent mais, quand à leurs formations de base ratées à cause de la mauvaise qualité du système éducatif guinéen viennent s’ajouter des soucis financiers, la situation empire. Il faut noter également que les insuffisances de ressources financières arrivent à déstabiliser même ceux qui avaient un niveau excellent. Alors, il faut agir à deux niveaux: leur assurer un bon enseignement de base (en Guinée) et un accompagnement dans leurs cheminements (dans l’hexagone ou ailleurs en accordant des bourses d’étude).

Nous sommes persuadés que l’implication de l’état dans l’encadrement de ces jeunes va accroitre considérablement le taux de réussite et leur permettra d’explorer d’autres horizons.

Le Conseil National des Associations de Jeunes Guinéens en France(CNJGF) pourrait être un bon outil pour le ministère de l’enseignement supérieur pour aider à faire un état des lieux. Le leurre a longtemps duré, il serait salutaire Monsieur le Président de mettre en place une commission de travail qui se penchera sur cette question.

Monsieur le Président, ils sont des centaines et avec le changement que vous promettez, il renaît en eux un espoir qui s’était éteint depuis longtemps.


Pour la jeunesse Guinéenne
Bangaly CAMARA


www.guineeactu.com

 

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Vos commentaires
Mdouis, samedi 1 janvier 2011
"C`est pas facile ,tiens bon mon enfant courage serre la ceinture " qui ne peut pas répété cette phrase même s`il est dans un sommeil profond ! Ou le fait de pleurer au téléphone en disant " c`est dure je veux rentré en Guinée" Chacun arrive en France avec un rêve en tête déjà et très vite se demande où il descend est ce dans un enfer ou s`il n`est pas entrain de vivre un cauchemar ! "La fameuse chambre du Crous de 9 m² à 133 euros parfois plus suivant les localités" Oula que l`on commence à se raplé de sa chambre large à Conakry ou quand on voit le boulot de plonge on dit non on est pas née pour faire ça ! Mais dont est finalement fier de chercher en été. En fait c`est comme si l`on reprenait tout à zéro à chaque nouvelle année universitaire : Loyer , titre de séjour ,nourriture ...Mais c`est tellement devenu une partie intégrante de notre quotidien que l`on s`en rend pas compte. Oh que c`est beau quand on réussit ses TD et que l`on discute convenablement avec un blanc ou que l`on constitue une personne de référence à certaines occasions lors des TD mais que, finalement aussi on se retrouve devant le comptoir d`une caisse chez Carrefour où que l`on lave des assiettes dans un Restaurant universitaire. Perso, j`ai décroché un job au restau de la fac et je suis obligé d`arrêter les cours une heure avant le début de l`ouverture du restau à 12h . Perdre une heure et deux puis trois ...et quand on cumule le tout à la fin c`est trop d`heures de perdu ... ou que l`on revienne à la maison avec de la friture sur les vêtements et que l`on est obligé d`ouvrir ce code civil, de faire comme tout le monde « le droit se trouve dans les livres » Oui la faim et la fatigue aussi se trouve dans le ventre et dans le dos ! Mais pour autant je n`arrête pas mes études car j`aurais le bonjour de la préfecture l`année suivante. Pour le Monsieur qui disait que la Guinée ne doit pas payer la bourse d`une futur main d`œuvre Européenne ah si vous le saviez si vous connaissez l`ampleur de vos propos et la volonté qui m`anime moi en m`intéressant de moins en moins à ce que vous faites au pays. Au fait vous bossez pour l`ANPE ou quoi ? Quand des multinationales emploient des Africains et les attribuent des postes de PDG ou que des Africains montent des entreprises dans le monde et qu`ils constituent des références dans la sous région, c`est bien de la main d`oeuvre EUROPEENNE n`est ce pas cher « Monsieur j`ai réussi , pas besoin de bourse pour les autres » Vous parler du système éducatif des USA grâce à votre clavier c`est tout ! Quand on a pas voyagé c`est normal que l`on tienne des propos pareils ! Je suis étonné d`entendre que c`est à partir du « système comptable Guinéen » que l`on a réussit à harmoniser le droit OHADA et que c`est par méconnaissance que l`on se vente de petites entreprises que l`on qualifie de grosse boîte de la place qui ne négocient malheureusement que sur le plan nationale ou que l`on dise aussi "oui il ya un méga projet" pfff. Demander à Thione Niang pourquoi il n`est plus Sénégalais mais qu`il est Américain et à quel niveau il est actuellement et pourquoi donc il a refusé l`offre des politiciens sénégalais, Posez la question à Tidiane Thiam de Prudencia pourquoi il ne s`intéresse pas à la politique ivoirienne et comment il est arrivée à être le PDG de la société et qu`aujourd`hui la France le prie d`accepter la nationalité française ou que Société Générale lui offre une place dans son conseil d`administration et dont il refuse ! C`est juste pour vous dire que vous ne posséder pas nos chances dans vos mains et que l`on se fi de vos postes actuels , gardez les jalousement longtemps que vous en aurez besoin J`ai un ami qui me dit même que lui ,s`il n`a pas de boulot en Guinée, il rentre dans la rébéllion ,juste pour vous dire que l`on est déterminé à étudier et à ne pas vous montrer votre médiocrité à travers le monde. On a jamais entendu parlé d`un Guinéen à la tête d`une place importante et oui Monsieur je sais tout , on est fier d`accepter les postes qui nous seront proposés ici à défaut d`autres choses ! En tout cas un laveur de vitre ou d`assiete gagne pour votre Culure G 1500 euros s`il taf fort ! Pendant ce temps Monsieur le Ministre dans sa voiture vole s`il triche fort aussi ! A quoi bon refuser un job de cadre de banque où tu es certain d`avoir 30 à 40.000 euros à le fin d`année ou plus ! Que tu entre par un simple BTS Banque et que tu possede 2000 euros sans les commissions sur tes différentes opérations ! Avec ou sans bourse nous avons réussit à étudier , avec ou sans orientation nous avons bien pu accéder à des niveaux où vous ne vous imaginez même pas. Qu`est ce que fait un jeune Guinéen tout seul dans sa chambre à lire le parcours universitaire des hommes politiques français , américains à comparer les formations de chacun , où à se renseigner pourquoi il fait des études de Droit ou sciences po ou comment se préparer à des concours administratifs ...voir à débuter depuis la L1 à réfléchir sur son business plan .C`est autant d`exemples qui prouvent que vous dormez vous et donc c`est normal que vous ayez peur de perdre vos pétits postes une fois la diaspora de retour . Bref, c`est pas l`argent du contribuable Guinéen qui m`a permit d`avoir mes 55 euros pour mon visa ni mes 70 euros pour mon dossier campusfrance et moins les 6444 euros obtenu de grâce ! Au fait le mot scandale géologique devrait même être changé pour dire "problème géologique " car un scandale est un problème ! C`est comme la ménagère qui se dit quelle a tout pour cuisiner mais qui mange chez la voisine !!! Bon quand est ce que vous voulez que l`on vous rencontre enfin pour vous dire bonjour ! Ah je vois lorsque nous serons tous dans un gouvernement français et après ce sera "oui c`est un digne fils Guinéen, il a réussit " Oui il a réussit mais pas pour vous servir ! Bonne année !
L`oeil du Net, jeudi 30 décembre 2010
Justement Monsieur Camara, il est difficile d`oeuvrer depuis l`etranger au changement a l`interieur. Si vous remarquez tres bien c`est la le plus gros probleme de notre pays. Nous disposons d`une masse considerable de tetes bien faites mais helas personne n`a le courage de se sacrifier economiquement et politiquement pour aller epauler le peuple en perdition et abandonne dans les mains des "nulards". Je crois que c`est l`effet Sekou Toure qui fait ca mais c`est une autre discussion ca et pour une certaine generation car vous et moi nous ne pouvons pas nous prevaloir de cela. Pour revenir a nos "moutons", j`ajouterai qu`on devrait eviter une formation de masse au benefice d`une formation de qualite bien ciblee au risque de tomber dans le syndrome a la tunisienne ou il est tres facile d`avoir un diplome mais tres difficile de decrocher un emploi. En effet si ne pas former la population est dangereux, la former en masse sans s`assurer qu`il y a un besoin reel derriere capable d`absorber la majeure partie sinon la totalite des diplomes est tout aussi dangereux car cela devient une bombe a retardement. Donc cela appelle une reforme de bout en bout impliquant l`education mais aussi la problematique de l`emploi jeunes. Pour cette derniere, je pense que l`application de la politique "embauchher guineens" serait salutaire. Il ne s`agira pas d`obliger les entreprises nationales ou etrangeres locales a employer les guineens mais plutot de mettre en place a la fois des incitatifs attrayants pour les encourager a recourir a la main d`oeuvre locale et des contraintes puissantes pour les decourager a recourir aux expatries qui se font appeles "experts". Par exemple on pourrait penser a des allegements fiscaux et des reductions drastiques des charges sur la main d`oeuvre locale tout en augmentant considerablement ces elements a chaque fois qu`on veut recourir a la main d`oeuvre etrangere. Les politiques du genre "un poste local ne peut etre pourvu par un expatrie que s`il n`y a pas de competence locale" sont facilement contournables en guinee vue le manque criant de qualification. Par contre mettre en place des incitatifs pour les entreprises comme des credits d`impot pour la formation des employes sont nettement tres efficaces. Enfin je dirai aussi qu`il faudra "bouster" l`emploi jeune par l`application de certaines mesures communistes comme la redistribution de la richesse. En effet, au lieu que l`Etat cherche a prelever la part de la Nation sur les benefices des entreprises, il me semble judicieux de contraindre ces dernieres a donner cette part-la sous forme d`emploi massif des guineens car l`emploi massif est toujours benefique car l`Etat pourra facilement se rattraper sur les impots des particuliers. Ceci decoule directement de ce qui a ete decrit un peu plus haut. Wa salam.
Bangaly CAMARA, jeudi 30 décembre 2010
M.Sampil et L`oeil du Net, ci-dessous le lien de l`article dont j`ai parlé dans mon précédent commentaire. http://www.guinee-plurielle.com/article-lettre-president-61754575.html Bonne lecture.
Bangaly CAMARA, jeudi 30 décembre 2010
D`ici il est difficile de se prononcer de façon précise sur ce qui se passe en Guinée.Il serait intéressant qu`il ait des acteurs locaux(en guinée) qui s`élèvent contre ce problème. Il faut que les élèves et étudiants Guinéens ( en Guinée) se réveillent et qu`ils revendiquent avec fermeté leur droit, celui d`avoir des conditions d`études décentes(dans les campus) et avoir accès à des enseignements de qualité. ...
Bangaly CAMARA, jeudi 30 décembre 2010
A L`oeil du Net et M.Sampil Je suis tout à fait d`accord avec vous sur le fait que ce problème à sa source dans le système éducatif Guinéen.Mais même si on améliorait le système éducatif guinéen et qu`il devenait excelent, nous aurons toujours besoin d`aller apprendre ailleurs.Vous conviendrez avec moi que si c`est pour la qualité de la formation, on aurait jamais rencontrer des boursiers américains(les étudiants en échanges) en France, des Français au Canada, des Chinois et Japonais en France,...Au Sénégal il y`a une meilleure formation par rapport à la Guinée, mais ils sont aussi en france et sont boursiers pour la plupart.C`est pareil pour les maliens.Pour vous dire qu`il y`aura toujours des mouvements de migration dans le cadre de la formation quelque soit ce que sera l`excellence du système éducatif Guinéen.Pour la petite histoire,après le Bac en 2005 j`ai fait ma première année d`université à l`école préparatoire pour les grandes écoles d`ingénieurs(Foulaya), alors je sais ce que les étudiants endurent dans les campus guinéens.Je suis originaire de Kindia mais à l`époque j`avais choisi de vivre au campus comme les autres étudiants parce que j`étais curieux et je voulais être avec mes amis. Mais c`est difficile de traiter toutes les facettes du problème de l`éducation en Guinée dans un article. Mais dans le dernier paragraphe de cet article(de "Ma promotion..."),au milieu du texte, j`ai signalé le fait que pour une efficacité de ce que je propose, il est nécessaire voir indispensable d`agir simultanément à la base.J`écris "tout n`est pas une question d`argent...." Dans un autre article j`ai parlé de façon globale de l`éducation en Guinée, uniquement sur le territoire Guinéen. je vous laisse regarder le lien que j`avais mis en commentaire à l`attention de M.Mory Diakité. Merci pour votre contribution.
mohamed sampil, jeudi 30 décembre 2010
L`oeil du NET m`amène à rebondir sur les problêmes de l`éducation dans notre pays et des bourses d`études..Pour illustrer mes propos je donne l`exemple des écoles professionnelles de Boké ( Ecole des Mines de Tanènè, Ecole des Infirmières du Pont de Fer)...Les étudiants inscrits dans ces établissements viennent de toutes les régions de la Guinée et ont des bourses insignifiantes, payées très souvent en retard (2 à 3 mois ) et ces élèves par manque de chambres universitaires logent souvent chez des particuliers...Imaginez alors les difficultés de ces jeunes; les garçons deviennent des laveurs de voitures et les filles se livrent à la prostitution pour s`en sortir (les boites de nuit de Boké, Sangarédi et Kamsar sont envahies par ces filles les Week-end)..C`est ainsi que j`ai proposé l`instauration du quotient familial pour l`octroi des bourses décentes d`études à nos enfants tant pour ceux de l`intérieur du pays qu`à ceux de l`extérieur..Il faudrait en plus construire des logements sociaux pour étudiants et des jeunes travailleurs, mettre en place des cantines scolaires à prix réduits, voire des restaurants d`entreprises pour tous les travailleurs guinéens etc..etc...Je recommande aux nouvelles autorités de notre pays, de mettre l`IMAGINATION AU POUVOIR...Les chantiers sont énormes..Un autre exemple est la problématique de nos hôpitaux: le neveu de ABE SYLLA (un militaire) vient de décéder en Guinée suite à un accident de circulation par la FAUTE d`un médecin qui a refusé de le soigner faute d`argent.Il a fallu qu`ABE SYLLA réagisse à partir des USA, en envoyant de l`argent pour son transfert à la clinique Ambroise Paré de Conakry alors que le patient était déjà cliniquement mort..Rappellez- vous de mon article sur la Sécurité Sociale... Merci de votre attention..Mohamed Sampil
L`oeil du Net, mercredi 29 décembre 2010
Bonjour a tous. Je comprends parfaitement le cri d`alarme et l`appel lances par notre frere Bangaly Camara pour avoir personnellement etudie a l`Etranger y compris la Fance. Mais a mon humble avis je crois que le cri ne cible pas le debut du commencement, c`est a dire le vrai probleme. On devrait se poser la question de savoir pourqoui les fils et les filles de la Guinee sont dans la quasi obligation d`aller se former a l`etranger ? Des reponses a cette question, devront emerger de possibles pistes de solutions. Je ne suis pas d`accord qu`on mette d`abord l`accent sur l`aide aux etudiants a l`etranger. Connaissez-vous aujourd`hui l`etat de pourriture et d`abandon dans lequel se trouvent les ecoles et institutions universitaires publiques et privees (oui privees) a l`interieur de la Guinee ? J`en connais particulierement quelque chose pour avoir donne des cours dans une institution privee qui se tape la poitrine d`etre la meilleure du pays. Il faut d`abord reformer du fond en comble l`education en Guinee (de Amara a Zaoro c`est a dire des inrastructures aux programmes en passant par les valeurs de l`education et de l`excellence pour les eleves et les enseignants) de telle sorte que les etudes etrangeres deviennent une simple option (bourses d`excellence, echanges inter universitaires pour quelques semestres, ou volontariat, etc...) pour les etudiants guineens et non une necessite voire une obligation comme cela se fait aujourd`hui. Et atteindre ce niveau d`organisation de notre education implique que toutes les doleances formullees dans cet article vont etre satisfaites de fait car en ce moment cela se ferait de maniere civilisee et organisee comme on le vit dans les pays qui ont atteint ce niveau (Europe avec les multiples conventions dont Socrates, etc...) Donc je propose a Monsieur Bangaly Camara de reformuler sa demande en insistant davantage sur le probleme a la base pour terminer a leurs consequences et mefaits decrits dans l`article. Wa salam.
samba, mercredi 29 décembre 2010
slt à vous. je suis heureux du cris de coeur de bangaly. je suis sow mamadou samba, rédacteur en chef du journal scolaire et universitaire de guinée La Plume Plus, basé au lycée de kipé à conakry. notre journal couvre les écoles de conakry, fria, boké, mamou, télimélé, pita, et nzérékoré. je publierais ce message dans notre édition de janvier Inch Allah. je vous invite Bangaly à m`écrire à mepaguinee2000@yahoo.fr pour plus d`échanges sur l`école guinéenne. je précise que je suis étudiant en fin de cylce en journalisme à mercure. vous ainsi que toute autre personne peut visiter notre blog www.laplumeplus.canalblog.com merci par samba
Mory Diakité, mercredi 29 décembre 2010
Mamadou, avant de faire des procès d`intentions, il faut être certain que cela ne va pas te revenir en pleine tête. Tu te trompes sur Alassane Ouatarra. J`ai écrit sur ce site que je soutenais Gbagbo parce que j`avais une sensibilité socialiste même si je reconnais que Gbagbo déconne actuellement depuis sa défaite. As tu lu au moins ce que j`ai écrit à propos du jeune Bangali? Au risque de me repéter, et sans doute de lasser, j`ai dit que ce jeune, de même que les personnes qui étaient dans son cas, avait du courage à revendre tellement il en avait et que je n`étais pas insensible à son sort. Pourtant c`est écrit noir sur blanc quelques lignes ci-dessous. Après tout, quel intérêt aurai-je de "débiner de but en blanc" sur un étudiant (M. Bangali) dont le brillant parcours, en dépit des nombreux obstacles rencontrées, parle pour lui. Je veux bien qu`on m`enfile le costume du "bad boy" de ce site, mais lorsque je fais des compliments, de grâce, ne tournes pas ça en mépris. Concernant le doyen Sampil, tu auras remarqué que je lui demandais des éclaircissements. Eclaircissements, ça veut dire que j`avais des zones d`ombre dans mon esprit et par conséquent, il vaut mieux poser des questions pour tirer le maximum d`information (d`un professionnel) avant de se forger une idée. Je ne suis pas contre le principe des bourses. Je me suis simplement demandé pourquoi la Guinée paierait pour des étudiants qui ne vont pas rentrer à la fin de leur étude. Ceci sous-entend que je suis d`accord qu`elle paie pour ceux qui vont rentrer. Il y a donc un contrat que les autorités guinéennes devront nouer avec les étudiants afin de les inciter à rentrer. Il y a un exemple fameux. Dans un rapport daté de 2004 ou 2007, la Cnuced (Nations Unis) notait qu`il y avait plus de médécins béninois en Ile de France (région de Paris) que dans tout le Bénin. Où crois-tu que l`utilité marginale du médécin est la plus élevée, à Paris ou au Bénin? Pour moi, ce transfert du savoir et de la technologie, inverse aux schémas que nous connaissons, ne me convient pas et me choque. C`est à la France de payer pour la formation de ces médecins, pas au Bénin. C`est à la France de payer pour ces étudiants qui restent et deviennent une main d`oeuvre qualifiée. Moi je refuse que la Guinée joue à un jeu où "face" elle perd et "pile" elle perd. C`est pourtant simple à comprendre, au risque de choquer. Il n`y a aucune contradiction avec ce que j`ai toujours défendu.
boubacarmoneneyaya, mercredi 29 décembre 2010
Felicitations Bangaly pour ce brillant article!tu as su toucher du doight le vrai probleme guineen, c`est -a-dire mal former une categorie de jeune pour mieux les asservir et se mefier de tous ceux qui sont bien former pour ne pas mettre sa mediocrite a nue, telle est la vision de bocou de nos "hauts cadres" et c`est de cela que la Guinee souffre. les entreprises etrangeres implantees dans notre pays sont parfois obliges d`aller recruter des travailleurs a l`etrangers alors que le chomage frappe chaque famille et de plein fouet. Ce qui m`inquiete de plus avec ce regime, c`est que j`entends rarement le mot "education" dans les discours alors que le developpement du pas passe "OBLIGATOIREMENT` par la. Lord, where is my country going again?
Un passant (étudiant en économie), mercredi 29 décembre 2010
Merci Bangaly pour ton altruisme. J’avais aussi, comme toi, porté l’affaire sur la place publique par le biais d’internet. Il y a de cela deux ans environs. Sans succès ! J’espère que cette fois-ci cet appel au secours des étudiants ne sera pas vain. Continuons d’être la voix des étudiants (même si, comme toi, j’ai presque terminé mes études grâce à mon petit boulot de laveur de vitres). Quant à Dr. Mory Diakité, je te prie de ne pas l’écouter ; ce gars-là a manifestement des problèmes. Bref… Pour finir, je profite de l’occasion pour souhaiter à toutes les Guinéennes et à tous les Guinéens le bonheur, la paix et la sérénité. Retrouvons et gardons l`essentiel : l’unité nationale (tant écornée et fragilisée ces derniers temps à cause de l’ignominie politique et la vilenie morale) et la santé.
Ba Mamadou, mercredi 29 décembre 2010
Mory, tu me surprends désagréablement. Il y a à peine une semaine, tu voulais te faire passer pour le champion de la redistribution. Aujourd`hui, contre le bon sens, tu t`élèves contre cette lettre pathétique du jeune Bangaly. Je te comprends pas. Tu disais la Guinée suffisamment riche pour qu`on fasse de la redistribution. Aujourd`hui, tu la trouves pauvre pour soutenir une poignée d`étudiants guinéens. Monsieur Sampil avance des idées générereuses, tu te trouves le moins de poser les mauvaises questions. Ne crois-tu pas qu`on peut mettre un terme aux détournements, à la grande corruption, aux dépenses inutiles (armée et autres dépenses de prestige) pour assurer un certain bien-être aux guinéens méritants? J`avoue que parfois j`ai du mal à vous comprendre. Alpha Condé a des idées socialistes, vous vous avez des idées conservatrices. Pourquoi le supportez-vous? Parce qu`il est malinké comme vous? Dans ces conditions, quelle différence entre le docteur que vous dites être et les vendeurs peulhs et malinkés de Madina? J`avais déjà remarqué que, pour le cas de la Côte d`Ivoire, vous supportez Ouattara (ami de Sidya et de Cellou) contre Gbagbo (ami de Condé). Pour les mêmes raisons ethniques! C`est vraiment dommage. Pire, aujourd`hui, vous nous montrez qu`en réalité le sort des plus vulnérables ne vous intéresse pas. Dr Diakité, que voulez-vous?
Mory Diakité, mercredi 29 décembre 2010
M. Bangali Camara. J`avoue que je suis un peu surpris par votre commentaire. Mon propos n`était nullement méchant ou arrogant. J`ai dit : "je ne suis pas insensible au cas du jeune Bangaly Camara. Ce qu`il lui faut, c`est du courage, mais je suis sûr que lui, comme beaucoup d`autres qui sont dans le même cas que lui, en ont à revendre". Cela veut tout simplement dire que vous êtes très courageux. Si vous prenez mal les compliments, c`est un peu comme si le monde tournait à l`envers.
Ansoumane Doré, mardi 28 décembre 2010
Il faut féliciter Bangaly Camara pour ce texte qui présente très bien la situation des étudiants guinéens en France. Mais je pense c`est malheureusement la même situation pour de nombreux étudiants de notre pays à travers le monde. Et cela ne date pas d`aujourd`hui. Avec des effectifs , toujours croissants, la situation est devenue plus dramatique. Plus de 30 ans d`enseignement à l`Université, ici en France, m`ont permis de constater l`évolution du phénomène que décrit Bangaly. Mon frère Mohamed Sampil signale à juste titre , son exemple personnel à l`appui. Les jeunes qui émigrent,à présent, ne sont nullement préparés ni par les familles ni par d`autres intervenants aux difficultés que réserve l`exil. Certes, des aînés de mon âge, même non boursiers, comme c`était mon propre cas -je suis arrivé en France en 1957 pour l`Enseignement supérieur , après avoir été instituteur à Boké en 1956-1957, ce qui m`a permis de constituer une économie de tranquillité de deux ans, avant d`entamer de petits boulots en même temps que la poursuite des études. Il faut admettre que ces petits boulots se trouvaient facilement car c`était la période qu`on a appelée en France: « Les 30 glorieuses » ( économiques et sociales): pas de chômage, pas d`hostilité envers l`étranger etc. Ce n`est pas la situation que connaissent;aujourd`hui,les jeunes, en particulier les étrangers. C`est pourquoi, il faut espérer que l`appel de Bangaly sera entendu par le Président Alpha Condé qui a fait du changement le thème central de sa campagne. A.D.
Salma, mardi 28 décembre 2010
Ces vérités sont tellement réelles que nous pourrions presqu`en faire une pétition à faire signer par les étudiants et remettre à Mr Le Président. Je suis personellement très confiant quand à ce que nous trouvions une oreille attentive chez lui. Jeunes guinéens il est donc grand tmps pour vous de réclamer vos droits avec la ferme descision de vous acquiter de vos devoirs. Merci Bangaly pour cette belle missive.
Barou, mardi 28 décembre 2010
Bavo Bangaly pour cette belle analyse de la situation malheureuse et injuste d’une partie des fils et filles de la Guinée qui viennent à la quête du savoir en terre étrangère. Je souhaite ajouter à ces difficultés que tu as bien étayées, l’expulsion sur le désert entre la Tunisie et la Libye des étudiants étrangers y compris les étudiants guinéens en Tunisie n’ayant plus le fameux sésame (carte de séjour). Ce qui montre de plus jusqu’où les étudiants guinéens (boursiers et non boursiers) ont été abandonnés par l’Etat guinéen. L’Etat n’est même plus capable de payer les maigres bourses au nombre dérisoire de boursiers guinéens éparpillés dans le monde. Donc la prise de cette situation désastreuse de la diaspora estudiantine à bras le corps est nécessaire et oblige une attention particulière du Président. A ces maux s’ajoutent l’irresponsabilité et le manque de patriotisme de certains diplomates dans nos ambassades, d’ailleurs « diplomates » que je préfère appeler touristes. La dernière en date, l’Ambassadrice de Guinée à Paris qui refuse de donner l’attestation de bourse aux étudiants pour qu’ils renouvellent leur carte de séjour, pour ces raisons aussi rancunières que lamentables à la limite indignes. A Mr Diakité Mory, les pays dans lesquels où l’université n’est pas obligatoire, offrent d’autres possibilités à ces jeunes après 16 ans en France et après le Bac aux USA, ce qui n’est pas le cas de la Guinée. Alors ne mélanger pas les choses. Certes tous les étudiants guinéens à l’étranger ne peuvent pas avoir une bourse mais à travers un suivi correct les plus méritants (étudiants à faible revenu et à rendement académique satisfaisant) doivent être soutenus par l’Etat. Encore bravo à toi Bangaly ‘le boss’ ou si tu me le permets, Docteur Camara pour ce parfait diagnostic de la maladie socio-académique qui n’a fait que trop de victimes parmi les étudiants guinéens pourtant censés être parmi les mieux traités de l’Afrique. Barou
mohamed sampil, mardi 28 décembre 2010
A Mon cher Mory Diakité...L`un des critères pour bénéficier des avantages sociaux ( obtention de bourses d`études,réduction des frais de cantines scolaires, d`EDF,etc...)est le quotient familial, ce qui permet d`éviter le népotisme ou l`obtention de certains avantages en fonction de l`appartenance ethnique..Il faut des REGLES dans un pays..Si nous voulons construire un érat de droit où la loi s`applique à TOUS, nous devons nous y atteler dès maintenant.Pour les fraudes il faut aussi des garde-fous..D`où ces propositions..Fraternellement...Mohamed Sampil
Mory Diakité, mardi 28 décembre 2010
Cela dit, je ne suis pas insensible au cas du jeune Bangaly Camara. Ce qu`il lui, c`est du courage, mais je suis sûr que lui, comme beaucoup d`autres qui sont dans le même cas que lui, en ont à revendre.
Mory Diakité, mardi 28 décembre 2010
Cher Mohamed (Sampil). C`est une bonne idée que l`instauration de ce quotient familial. J`ai toutefois besoin de certains éclaircissements: (1) la Guinée est un des pays les plus corrompus au monde (Transparency). Comment peut-on être sûr que Mme Camara ne travaille pas au "black" et par conséquent fausse votre comparaison entre la famille Camara et la famille Sidibé? (2) Pourquoi ne prendre en compte que les enfants de Mr et Mme? Vous n`êtes pas sans savoir que ce cas de figure ne s`applique qu`à quelques rares Guinéens. (3) Quel est l`intérêt de la Guinée de payer des bourses pour des étudiants qui ne vont pas rentrer pour la quasi-majorité. Je vous rappele que l`instruction universitaire n`est pas obligatoire. Un pays comme la France rend l`école obligatoire jusqu`à 16 ans. Aux Etats-Unis, l`école est publique jusqu`au bac. Ensuite, ce n`est plus le soucis de l`Etat (même si des bourses AU MERITE existent). Pourquoi un pays pauvre comme la Guinée subventionnerait une main d`oeuvre qualifiée pour la France?
Mamadou Cellou BAH, mardi 28 décembre 2010
Mr Kamara, cet article detaille tres bien les difficultes auquelles sont confronte nos compatriotes guineens qui etudient en France a la quete d`un avenir meilleur. Je prie Allah que les nouvelles autorites entendent vos cris pour enfin aider cette jeunesse pleine d`espoir pour le futur de la Guinee. Vos recommendations sont pertinentes et je sous encourage et vous souhaite bonne chance.
M.B.D, lundi 27 décembre 2010
Si Alpha Condé prend en compte cet article ce serait formidable, mais on dirait q ce qui l´inquiète pour le moment c´est comment augmenter le salaire des militaires à 100% avec son gouvernement qu´il compose à tatonnement. Ce vieux malade est incapable de gérer ce pays avec les crocodiles qu´il a autour de lui. Il n´a meme pas de cadres capables dans son parti de lancer les bases du dévéloppement de la Guinée. Je ne souhaite pas de malheur à notre cher pays mais je n´ai pas encore vu des gens honnetes et dignes dans l´arc-en ciel qui peuvent faire quelque chose pour ce pays. Que Dieu nous aide, amina.
Traore, lundi 27 décembre 2010
Je ne pourrai que vous remervier et vous dire BRAVO d`avoir pris l`initiative d`exposer le probleme de tous ces jeunes qui errent dans le monde.Lors de mon voyage en Europe ,j`ai ete temoin de leur vie miserable .Et cela m`a vraiment fait mal au coeur.J`etais plus que Ecoeuree Apres avoir vecu la galere de Gamal Abdel Nasser ,Le meme combat continu aussi en france pour la plus part de ces etudiants .Jusque Quand??? Et en fin de compte certains se voient obliger de s`embarquer dans une vie de nomade.c`est a dire apres la France,c`est l`Allemagne ,et voir meme l`Amerique(USA ET CANADA). J`espere de tout mon coeur que votre cri du coeur sera entendu par le president Alpha Conde Toute mon admiration
mohamed sampil, lundi 27 décembre 2010
Mon cher Bangaly...Vos aînés que nous sommes ont connu cette vie difficile à Paname...Quand j`ai débarqué à l`aéroport d` Orly ( Roissy- Charles de Gaulle n`existait pas encore) en ce du jour 05 09 / 1972 à 17 heures, personne pour m`attendre..J`ai passé mes premières nuits dans un petit hôtel à Paris 13.J`ai été comme vous étudiant salarié ( Veilleur de nuit à EDF-GDF)...Aller au cours à 8h30 et à 16h45 pointer au boulot..Nous n`avons donc pas eu une vie facile..Cependant à ce jour et comme beaucoup d`autres guinéens je suis fier de mon parcours..Je vous souhaite la même chose et surtout beaucoup de courage car en Europe il n`est pas bon de faire partie des " moyens" avec notre couleur de peau ..Il faut être dans l`EXCELLENCE ..Enfin je propose l`institution dans notre pays du QUOTIENT FAMILIAL pour obtenir des bourses d`études pour les étudiants et que ces bourses soient accordées d`abord aux économiquement faibles..Le quotient familial se calcule par la formule suivante: Ressources de la totalité des membres du ménage- le montant du loyer et charges : par le nombre de personnes vivant au foyer..Le chiffre obtenu détermine le quotient familial...Exemple..2 familles, Camara et Sidibé..La famille Camara se compose de Mr, Mme et 5 enfants..Seul Mr travaille et perçoit 700.000fg de salaire mensuel et rèegle un loyer mensuel de 200.000.Leur quotient familial sera de 700.000- 200.000: 7 = 71.428.S`agissant de la famille Sidibé, Mr et Mme travaillent et gagnent respectivemment 800.000 Fg et 400.000 par mois mais sont propriétaires de leur logement ( pas de loyer)mais remboursent 300.000fg par mois à la Bicigui au titre d`un prêt immobilier sur 30 ans..Et ils ont 6 enfants..Leur quotient familial sera de: 800.000+ 400.000- 300.000 : 8 =112.500..La famille Sidibé a un quotient familial( 112.500) supérieur à la famille Camara ( 71.428) qui devra en conséquence bénéficié plus de la solidarité nationale que les Sidibé..Ces exemples peuvent être étendus à l`infini...Merci de votre attention...Mohamed Sampil
Mohamed CAMARA, lundi 27 décembre 2010
C`est l`un des messages les plus edifiants parmi beaucoup d`autres que redigent nos compatriotes.Je souhaite qu`il soit pris en compte malgre la pluralite de nos difficultes. M.C
Diak77, lundi 27 décembre 2010
Mon Cher Bangaly en lisant ces lignes bocou de souvenir m`ont traverse a lesprit cest dur la vie estudiantine surtt vnan d la guinee prions pour que ton Appel soit entendu par les nouvelles autorites
Malox, lundi 27 décembre 2010
Mr Camara, comme toi je suis passé par la France avant d`immigrer au Canada à la fin de mes études car comme tu dis mon pays avait certainement besoin de moi mais l`état de "décomposition du pays" ne m`avait pas encouragé de retourner en Guinée . Je suis comme des centaines d`autres guinéens qui ont terminé leurs études en France et on choisi d`y rester ou partir vers d`autres horizons. Pendant mes études j`ai connu comme de milliers d`autres la galère mais avec le courage et la responsabilité dont je devais à moi-même et à ma famille qui malgré les difficultés avait pu acheter mon billet d`Avion pour la France ainsi que mes frais d`inscriptions pour la première année mais le reste du temps c`est à dire les cinq années suivantes j`étais maître de moi-même alors que certains de mes ami(e)s guinéen(nes) fils et filles de hauts fonctionnaires-pilleurs recevaient des sous venant de la Guinée.Pour moi c`était le contraire.Cette situation doit changer pour nos jeunes soeurs et frères qui ont et auront la chance d`aller étudier à l`étranger. Oui, nous somme l`avenir oublié de la Guinée. Alors Mr. Le Président, aidez-nous, aidez le futur donc aidez la Guinée.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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