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A Monsieur le Président Capitaine Moussa Dadis Camara
Tout d’abord je vous félicite du courage et le risque que vous avez pris pour prendre le pouvoir le 23 décembre 2008.
En outre, je vous demande de redoubler votre courage et prendre, encore une fois de plus, un autre risque pour sauver la nation guinéenne.
Monsieur le Président,
Vous savez, un Chef d’Etat, comme vous, ne devrait pas seulement suivre les vœux de leaders politiques, des syndicats ou la Communauté internationale, ou la société civile.
Bien au contraire, souvent, un leader doit montrer la route qu’on doit prendre pour aller où on doit aller. C’est-à-dire, Monsieur le Président, je vous demande de donner des dates précises à la population guinéenne en 2010 (par exemple : 15 Avril pour les législatives et 20 Novembre 2010 pour les présidentielles). Comme c’est dans ce délai que vous pensez que vous pouvez compléter le travail que vous avez débuté. Et exiger à tout le monde que d’ici là, vous aller prendre les destinées de la Guinée dans vos mains et que ces dates ci-haut resteront non négociables.
Dites à la Communauté internationale, qu’elle est la bienvenue pour vous aider à accomplir votre mission. Mais si elle refuse vos propositions, ne vous découragez pas, car la Guinée a souffert pendant 50 ans, on peut supporter jusqu’en 2010.
D’ailleurs, si on gère bien nos ressources des mines, de la douane et les taxes que les sociétés de la place payent, peut-être, je dis bien peut-être, on n’aura pas besoin de l’aide extérieure pour nos élections.
Mon Président, vous avez commencé un excellent travail. Il ne faut pas se laisser faire, et je ne veux pas entendre le mot « décourager » dans votre vocabulaire. Sachez que les deux régimes précédents on été un échec total pour la Guinée. Vous êtes l’espoir de la Guinée pour poser les jalons de la vraie démocratie en Guinée.
Du courage mon Président ! Et je vous prie d’accepter d’être nommé dictateur pour un an et demi au profit de la nation. Mais, si vous vous laissez faire et que le pouvoir tombe dans les mains des assoiffés ou des anciens dignitaires, c’est fort probable que les mauvaises pratiques vont recommencer, et ils ne pourront pas résoudre les problèmes de la Guinée. En ce moment, çà sera trop tard et vous allez regretter comme toute la population guinéenne.
Et cela, je ne veux pas que çà arrive à notre chère patrie, la GUINEE.
Vive la République de Guinée et que Dieu nous bénisse tous !
Mamadou Sow, Conseiller Financier pour www.guineeactu.com
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