mardi 9 mars 2010
Lettre ouverte au Président de la transition : « Espérance étranglée / suspendue ! (?) »
Ibrahima Kalil Diarra

Contribution de PARENA (PRN) au débat national

La Guinée, depuis la tentative d'assassinat sur Moussa Dadis Camara, se trouve de nouveau à la croisée des chemins…

Le président intérimaire, Sékouba Konaté, chargé de mettre de l’ordre dans notre situation chaotique, sera­t­il l'homme de la restauration de la paix, par l'organisation d'élections transparentes, en vue de l'avènement, enfin, d'un régime civil ?

Tels sont les interrogations et les vœux de tous les patriotes frustrés et humiliés par la situation de dérives récurrentes de notre pays.

Avec l’avènement du CNDD, notre peuple réapprit de nouveau à espérer une Guinée nouvelle qui allierait patriotisme intégral et justice sociale. Deux notions dont il avait perdu jusqu'au simple vocable.

En effet, les responsables du CNDD n’apparurent plus comme de drôles plaisantins, mais comme des responsables conscients des exigences et des enjeux de la Renaissance nationale. De la proclamation, ils passaient aux actes : Alors que la Guinée était devenue le lieu de toutes les calamités : trafics illicites, déliquescence des institutions, corruption généralisée, chômage chronique etc.

Il y a eu une prise en main qui a débouché sur une lutte acharnée contre ces différentes tares y compris les audits qui n'ont pas atteint les résultats escomptés parce que stoppés très tôt, alors qu'ils sont indispensables pour la normalisation de la situation d'ensemble : politique, socio­ économique…

Ces audits sont indispensables dans la mesure, où ils débouchent sur une enquête de moralité devant permettre à tout citoyen de pouvoir prétendre assumer des responsabilités nationales. Les audits doivent demeurer une des préoccupations majeures du gouvernement de transition et du Conseil National Transitoire (CNT), en vue de permettre un assainissement des finances publiques, ayant pour bénéfice d'empêcher les ramassis de génocidaires financiers d’investir de nouveau la scène politique. Nous pensons (donc) que ces audits doivent constituer des conditions d'éligibilité. Le gouvernement, quant à lui, ne peut accéder à la légitimité qu'en organisant des élections libres, transparentes, en vue de l’apaisement général….

La solution de bon sens ou la voie guinéenne de salut national

Elections certes, pourquoi pas, élections certainement, mais élections profitables à la Guinée, notamment les seules qui permettent aux Guinéens de ne choisir leurs représentants que parmi les seuls éléments saints de la nation.

Si les truands devaient participer à l'élection présidentielle comme à l'élection législative, pour sûr, fort de la fortune qu'ils ont volée à notre peuple, ils useront de la même fortune malodorante pour acheter son âme ; et se mettre ainsi, au nom de l'immunité parlementaire, à l'abri de toute poursuite. C'est pour toutes ces raisons que les seules élections qui permettent de parvenir à une situation politique nette, seraient celles qui obligeraient le peuple à n'élire non des forbans, mais encore une fois, des citoyens honnêtes dont toute l'ambition consiste à défendre les intérêts de la Guinée : quelle que soit la sphère (politique, socio-économique, culturelle) dans laquelle ils évoluent.

Les patriotes Guinéens attendent effectivement des élections, mais d'abord et, pour une question d'efficacité- l'émergence d'une vie politique désormais saine.

Autrement, les citoyens guinéens honnêtes se condamnent à la tâche de Sisyphe: l'éternel recommencement.

Nous pensons qu'avec l'émergence et la valorisation d'une jeunesse aux abois parce que sans avenir, notre chère patrie sortira de sa sclérose séculaire dans laquelle elle s’étiole.

Notre souhait, à nous du Parena, c’est que notre Patrie évite à l’avenir des soubresauts inutiles qui ont plus d’une fois mis en danger l’existence même de la nation en gestation ­ En tout cas, ceux à qui notre peuple confiera demain la destinée du pays, doivent s'engager, en leur âme et conscience, à accorder une place de choix à l'éducation pour permettre à notre jeunesse d'assumer les reines du pays et tous les Guinéens qui bénéficient d'une certaine maturité politique et jouissent d’une expérience certaine doivent, sans égoïsme, mettre ces avantages au service de la jeunesse. Tel nous semble être une des conditions de la Renaissance nationale.

Tel est l'objectif prioritaire du Parti de Renaissance Nationale (PARENA)


Ibrahima Kalil DIARRA

Président                                                          

Nabinty Fadiga
Secrétaire générale


www.guineeactu.com

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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