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Monsieur le Président,
Il serait nécessaire pour sortir notre pays du bourbier dans lequel il est plongé après 51 ans d'indépendance de prendre en compte la collaboration de la femme pour équilibrer.
Cette position de la femme ne doit être circonscrite en termes d'opposition à celle de l'homme, mais sous l'angle de complémentarité.
Je ne reviendrai pas sur le détail de l'apport de la femme au processus de développement qui a largement été évoqué par d'autres sœurs.
Elle doit être impliquée dans le processus de prévention et de consolidation de la paix.
La femme en tant que garante des traditions, joue un grand rôle dans le futur des sociétés vu qu’elle éduque les enfants, forme le peuple de demain. Sa voix ne devrait pas être ignorée car il faut s'assurer qu’elle véhicule le bon message. Il est tout naturel de dire que la femme donne la vie et qu’elle est la mieux placée pour savoir sa valeur et mieux la préserver, ce qui devrait à priori lui conférer un rôle « régulateur » dans le règlement des crises. Même si cela ne lui assure pas d'office la neutralité dans une situation de conflit, puisque toutes les femmes n'ont pas la même compréhension de la paix, et qu’elles n'échappent pas aux différences régionales, ethniques ou religieuses. Elles ont beaucoup d'atouts et peuvent plus facilement se mettre en semble pour trouver des compromis.
Elle doit être considérée comme un facteur de mutation, à la fois une fin et un moyen et pas simplement une bénéficiaire.
A ce titre, les femmes qui représentent 53% de la population guinéenne doivent être inscrites dans une perspective participative et la reconnaissance de leur contribution doit se traduire concrètement par leur accession aux services et ressources disponibles et l'accroissement de leur pouvoir décisionnel.
La paix, la non violence, la résolution des conflits par le dialogue et la négociation ainsi que la stabilité politique sont des principes fondamentaux d'un développement durable.
Puisque les hommes ont fait preuve de mauvaise gestion des situations et des ressources tout le long de notre histoire, pourquoi ne pas essayer une femme premier Ministre, chef du Gouvernement?
Marie José YOMBOUNO
www.guineeactu.com
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