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Je terminerai par cette belle citation de MARTIN LUTTHER KING qui avait dit ceci : « Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants mais l'indifférence des bons ».
Je lance un appel à tout un chacun car L’heure est venue pour nous diaspora Guinéenne à l’aube de la période de transition au pays, en cette période d’incertitudes face a notre avenir, de rappeler : « L’urgence de s’organiser, le devoir d’agir et surtout le besoin d’innover pour la Démocratie, le Développement et d’abandonner ses vieilles querelles qui n’ont servies qu’à nous diviser, nous éloigner et à nous écarter du débat national ».
Nous acteurs de la diaspora, militants, intellectuels, entrepreneurs, hommes et femmes venant de divers horizons et de conviction philosophique différente, mais tous vibrant pour une Guinée debout et conquérante,
Nous devons montrer notre volonté de mutualiser nos ressources afin de mieux garantir la force de nos propositions, de nos initiatives et actions à venir.
Les guinéens de l’étranger viennent d’être invités à donner leurs points de vue sur la transition entreprise en Guinée et de faire des propositions concrètes.
Mais comment donner un puissant écho à nos démarches et faire déboucher nos doléances si nous ne prenons pas nos responsabilités vis-à-vis de nous-mêmes?
Comment rompre cet isolement dévastateur et créer des liens salvateurs qui pourraient faire émerger ces nécessaires points de convergence en phase avec la défense de ces Droits qui font l’Homme si nous ne participons pas, au-delà de nos opinions politiques et convictions philosophiques?
Comment nouer avec des initiatives qui fédèrent des actions productives dans leur mise en œuvre si nous ne mettons pas en place des structures citoyennes dans leur organisation, démocratiques dans leur fonctionnement et indépendantes dans leurs activités?
Je réitère ma proposition que j’ai déjà faite à la 1ère rencontre des associations guinéennes USA/ CANADA en Mars 2007 à Washington, en tête de la délégation envoyée par l’Association des Guinéens au Canada. Il faut créer une organisation à l’image d’un lobby. Ce lobby guinéen n’aura aucune appartenance à un parti politique. L’exemple des Maliens de l’étranger pourrait nous inspirer sur ce point si nous voulons qu’on nous prenne au sérieux et si nous voulons jouer un rôle de premier plan sur la scène politique durant cette période de transition dans notre pays.
Nous devons tous réfléchir en ce moment sur cette voie ou la solution à adopter. Nous sommes une force incontournable et notre patrie a besoin de nos actions.
Le futur lobby Guinéen ou organisation ou fédération formé par nous Guinéens engagés vivant à l’étranger, précisément en Amérique du Nord, ne sera pas un parti politique ni un concurrent des partis politiques et refuse en tant qu’organisation citoyenne d’être des béquilles pour les pouvoirs, aujourd’hui ou demain et une arme aux mains des oppositions, maintenant ou ultérieurement.
Cette fédération peut être formée par les représentants des associations légalement organisées dans chaque ville, par des guinéens qui n’appartiennent à aucune forme d’association, mais reconnus à travers leur contribution au débat, leur transparence, leur modération, leur esprit patriotique et leur intégrité politique, sociale et économique.
Une fois formée, Il faut procéder à un recensement de tous les guinéens en âge de voter. Cela peut se faire à travers les bonnes volontés, les leaders des associations des guinéens à l’étranger. L’internet peut jouer ici un rôle primordial entre les Guinéens de la diaspora .Chaque président d’une association connait ses membres et nous savons qui est guinéen et qui ne l’est pas afin de constituer une liste électorale fiable et crédible avec la collaboration de nos ambassades.
Avec ce lobby guinéen en place nous serons en mesure :
- De participer à la construction d’une entité d’un genre nouveau qui permet de penser librement, de décider utilement et d’agir collectivement,
-De mettre nos expertises à profit pour soulever ou répondre sans langue de bois, avec le droit de nous tromper, aux véritables défis de notre société qui ne sont pas souvent abordés par les politiciens.
(Arrêtons surtout ces discours stériles qui empêchent de rendre lisible et visible d’autres choix possibles à cause de la dictature de la pensée unique. Cessons, sans avoir essayé de poser nos problèmes, de conclure facilement que la coloration politique des détenteurs des pouvoirs politiques ne nécessite pas une démarche pragmatique pour les résoudre, ici et là-bas !),
- Nous permettre de taper aux portes où il est indiqué que se trouve la solution à nos problèmes.
(Agissons dans le respect de la légalité à trouver une issue positive aux difficultés qui nous assaillent, avec des moyens démocratiques acquis ou à gagner par l’implication militante),
- De créer ou renforcer des espaces de débats et d’actions qui portent de manière responsable nos interrogations et inquiétudes, nos espoirs et besoins immédiats ou à venir, dans le respect, peut-être même avec des approches contradictoires, mais sans violence verbale, physique ou politique,
(Revisitons sans arrogance ni mépris, sans heurter ni blesser inutilement les bases qui fondent le substrat même de notre société en permettant de délimiter clairement le champ d’intervention des pouvoirs et de participer à y apposer les contre-pouvoirs nécessaires qui garantissent la cohésion sociale et stabilisent les boussoles de nos environnements dont les indicateurs sont en dérèglement avancé, par une nette séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire).
Alors, ensemble, dans la discipline et le respect, participons à donner à la politique son sens premier d’engagement désintéressé et de participation active, orienté vers la satisfaction des besoins élémentaires de première nécessité en matière de santé, d’Éducation, d’amélioration des conditions du quotidien par l’accès à des services de qualité pour toutes et tous : la vie et le bien-être de nos familles et concitoyen(ne)s en dépendent.
Je terminerai par cette belle citation de MARTIN LUTTHER KING qui avait dit ceci : « Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants mais l'indifférence des bons ».
Il est temps donc d’agir.
Dre Adama-Rabi Youla-BALDE MD, Msc pour www.guineeactu.com
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