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Excellence, notre pays est en train de tourner une grande et longue page de son histoire depuis la prise de pouvoir par le CNDD et singulièrement, depuis la constitution du gouvernement de transition. Vous et nous avons été honorés par le CNDD et le gouvernement, pour leur vif intérêt patriotique, à consacrer du temps à la communauté guinéenne de France, malgré la brièveté de leur séjour initialement réservé aux rencontres et consultations internationales dans l’intérêt de la Guinée stupidement mise à l’écart par des décisions difficiles à comprendre.
Cette marque de reconnaissance nous conforte et nous sommes très sensibles, à l’attachement et l’intérêt qu’ils nous portent.
Cependant, la délégation du CNDD et du gouvernement trouve notre communauté plus que jamais divisée : Lorsque les uns nous invitent dans une salle à l’AGCA à 11 h, les autres organisent en un lieu différent (Bourse du Travail de Saint Denis -15 h-), dans cette même journée du Samedi 17 Janvier 2009. Cette cacophonie dans la communauté guinéenne de France, traduit un profond malaise dont je vous rends responsable, pour deux raisons :
a. Au regard de la place que vous occupez, je ne comprends pas votre parti pris et votre ‘’solidarité’’ avec les uns, contre les autres, au point d’ignorer et de mépriser plus de deux cents personnes réunies à la Bourse du Travail (venues aussi de Suisse, Belgique, Hollande et de villes des provinces françaises) ; Et tout ce monde a vainement attendu de 14 heures à 20 heures (des représentants de partis politiques, ont perdu patience et sont repartis vers 18 h, pendant que la foule gardait espoir jusqu’à vingt heures.
b. Depuis le 14 février 2008, je vous avais adressé un courrier recommandé avec accusé de réception, dans lequel j’attirais votre attention sur des situations conflictuelles graves entre nos citoyens résidant à Paris.
Ce même type de malaise étant perceptible aussi dans vos services (mission diplomatique et consulaire), depuis que vous avez la charge de les conduire. Je me permets en conséquence, de vous adresser une 2ème lettre que je rends publique, puisque vous n’avez accordé aucune importance à mon premier courrier, malgré mes nombreuses relances restées sans effet.
Diviser pour accentuer la confusion, porte donc ses fruits car, le personnel de l’ambassade subit avec toute la communauté Guinéenne de France, les conséquences gravissimes de votre calamiteuse gestion sociale, administrative, diplomatique etc. Au point que bon nombre de concitoyens se posent la question sur la nature réelle de votre mission en France.
Espérant que vous prendrez acte de cette nouvelle situation (dont vous êtes personnellement l’instigatrice, je n’en doute plus), veuillez agréer madame l’expression de la très haute considération que j’accorde à mon pays et à son rayonnement.
Moussa Kante citoyen guinéen pour la cohésion sociale pour www.guineeactu.com
Paris, le 16 Janvier 2009
PS : Copie ci-dessous de la lettre du 14 Février 2008
Paris le 14 février 2008
KANTE Moussa
54, Chemin de la justice
Résidence ‘’Les ateliers’’
92290 Chatenay Malabry
FRANCE
Tél fixe et portable étaient joints
A Madame l’Ambassadeur
de Guinée en France
Excellence,
Par ce courrier, j’ai l’honneur d’attirer votre attention sur une situation sociale qui, à mon sens n’échappe pas forcément à votre observation.
En effet, votre excellence, la communauté guinéenne de France était déjà assez désunie avant votre arrivée, et il me semble aujourd’hui très important de vous faire constater que ce climat fragile s’est affreusement dégradé :
- Des tensions manifestes s’observent entre vos propres collaborateurs dans vos services,
- Des conflits récurrents entre des organisations de la société civile s’intensifient par ricochet.
Ces facteurs croisés ne donnent aucune chance à la réussite de votre mission, dans laquelle je vous crois entièrement investie et déterminée.
C’est pourquoi, de ma place de citoyen guinéen, je vous exprime mon désir de collaboration pour la recherche de solution à ces antagonismes, qui minent dangereusement nos efforts communs d’unité pour la réussite du forum de Conakry et des activités du cinquantenaire.
Dans l’éventualité de votre acceptation pour une telle collaboration, je me propose de constituer un comité de médiation avec des personnes ressources qui, avec vous et sur votre initiative, recherchera des solutions adaptées à ces différentes situations.
Espérant que ma lettre retiendra toute votre attention, veuillez agréer votre excellence, l’expression de ma très haute considération.
KANTE Moussa, enseignant
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