jeudi 2 juillet 2009
Lettre Ouverte à M. Jean-Marie Doré:
Boubacar Barros Diallo

« La politique c’est l’art de gérer le réel ».

Monsieur Doré,

Parlons donc du réel! Parlons-en franchement comme dans dialogue franc et apaisé.

Moussa n’est pas Moise le prophète. C’est juste le jeune Moussa vous souvenez-vous ? Celui-là même qui festoyait encore quand vous cherchiez à démystifier les enjeux internationaux. Celui-là même qui commençait son service militaire lorsque vous reveniez au pays après 25 années de carrière internationale au service de la nation.  

Moussa n’est pas votre père, c’est ce fils qui vous écoutait parler d’indépendance, de liberté et de démocratie alors qu'il ne comprenait pas encore l’essence de ces termes. Il sortait de l’école quand vous  fondiez un parti avec comme objectif de diriger la nation.  Alors qu’il se posait encore beaucoup de questions sur la vie, l’avenir et son futur, vous aviez pratiquement toutes les réponses. Pendant qu’il était encore désorienté, vous étiez prêt à lui montrer le nord. Que s’est-il passé entre-temps pour qu’il devienne le seul guide habilité à vous orienter?

Mais qui suis-je donc ?

Dites à mes frères et sœurs que je ne suis pas un Guinéen de l’étranger.

J’étais guinéen avant d’arriver à l’étranger. Rappelez-leur  nos compétions de nage durant lesquelles nous bravions les mêmes vagues à Sékoutéraya essayant tant bien que mal de rejoindre la ligne rocheuse qui délimitait le port de Conakry, à mis chemin vers Kassa.

Avec eux je bloquais les rues de Kaloum pour notre jeu de salon de 16 heures. Je ne suis pas que ce jeune qui roule en Mercedes et Infiniti lorsque je reviens en vacances au pays, j'ai aussi marché les mêmes kilomètres qui séparaient un village de l’autre où nous allions faire nos matchs de foot.

J’étais avec eux à Fria et Kamsar, j’étais de la partie à Coyah et Tamarassi. J’étais aux spectacles du palais et du cinéma liberté. J’ai dansé au Gbassikolo devenu Futura et mangé chez Sylvie. J’ai participé au tournoi de basketball à Boké. J’ai bravé les moustiques de la cité des nations et de l’aéroport pour préparer le Baccalauréat, parfois pour draguer, c’est vrai. Ma peau cirée par le climat Nordique en garde encore les traces, il suffit d’y regarder de près. Veulent-ils seulement m’approcher ? J’ai inhalé les gaz lacrymogènes et survécu aux balles perdues lors des grèves.

M’ont-ils oublié parce que je n’étais pas au pont 8 Novembre avec eux ?

Alors dites que je suis cet autre fils auquel vous aviez demandé d’apprendre tout ce qu’il faut à l’étranger afin de revenir aider la famille. Celui qui appelle régulièrement pour donner le  numéro de transfert Western Union ou la date d’arrivée du colis qui leur est destiné.

Que je suis cet ingénieur qui veut revenir bâtir des ponts et chaussées. Cet autre qui sait comment faire un avion et le piloter.

Je suis ce footballeur qui renonce à ses primes de match et son luxe occidental pour se faire huer au stade du 28 Septembre.

Je suis ce maitre de conférence qui ne veut que s’exprimer devant mes frères et sœurs qui m’encourageaient autrefois et voyaient en moi un grand orateur en devenir.

Que je suis cet artiste qui, autrefois, faisait la fierté de la Guinée au sein des ballets et désormais fait celle d’Ottawa au nom du multiculturalisme si cher aux Canadiens.

Ce médecin qui sait comment prévenir et guérir les maladies du cœur et qui souhaite vous éviter de parcourir de longues distances vers  Paris ou La Havane pour traiter un infarctus cardiaque.

Dites-leur, qu’au téléphone, ils peuvent aussi me demander comment je vais, avant de raccrocher, préférablement avant de demander le mot de passe, n’est-ce pas moi qui paie pour l’appel ?

Que je suis celui qui vous accueille régulièrement avec toute ma fierté guinéenne et qui s’inquiète beaucoup pour le pays et ceux qui son encore là-bas.

Dites-leur que pour moi aussi, la Guinée est cette jeune fille que l’on aime tant et avec qui l’on souhaite finir ses jours. C’est cet amour pour lequel le chevalier renoncera à tout le bonheur, fût-il le royaume entier qui lui est offert par la terre d’accueil.  

Que je suis cet aventurier d’autrefois qui ramenait la joie et le bonheur au village ainsi que de nouvelles connaissances acquises ici et là durant les longues années d’exil. Celui-là n’était pas un code de transfert d’argent.

Je suis…. Si seulement il voulait savoir!

Mais surtout, dites-leur que je ne suis pas un étranger. Même si je parle beaucoup.

Je parle beaucoup car j’ai tant à leur dire. J'ai hâte de leur démontrer, le moment venu, que nous pourrons avoir nos gratte-ciel à nous. Et, Comme à Las-Vegas, nous pourrons avoir notre réplique de la Tour Eiffel. Je veux leur parler de l’occident comme cette terre qu’il serait bon de visiter en tant que touriste pour revenir vite au bercail, sans tracasseries pour un visa, sans avoir à vendre la maison pour le billet d’avion. Je veux leur dire comment tout ceci est possible.

Et même si je ne sais qu’écrire, dites-leur que nous avons eu le Renaudot, pourquoi pas le Goncourt made in Guinea. Si seulement ils acceptaient de lire et écrire, moi je ne me gênerais pas de les applaudir lorsqu’ils seront sur les podiums et sous les feux des projecteurs.

Ou alors, dites-leur que je suis cet étranger toujours à l’affût des dernières nouvelles du pays sur le net guinéen. Celui qui fouille incessamment Amazon.com à la recherche du dernier livre, écrit pas un compatriote, qui cherche encore des livres de contes et légendes du pays afin que mes enfants puissent s’abreuver à la même source qui a nourri ma différence et mon exotisme par rapport au reste des Québécois.  

Suis-je pressé?

Oh oui je suis pressé ! Mais ceci vous le saviez déjà n’est-ce pas ?

Vous l’avez su lorsque je m’en suis allé braver le désert, les océans et les mers  à la recherche du bonheur aussi inconnu que les horizons vers lesquels je me destinais. Vous l’avez su lorsque je me suis infiltré dans des bateaux étrangers, lorsque j’ai risqué ma vie dans les trains d’atterrissage des avions.

Non, c’est vrai vous m’aviez accompagné à l’aéroport, l’autre c’était le moins chanceux de vos enfants. Mais suis-je plus chanceux que lui ?

Mes nuits sont faites d’insomnie et d’incertitude, mes journées de remords, de regrets… de nostalgie. C’est en Guinée que j’ai appris qu’en occident le temps c’est de l’argent et que 24 heures sont insuffisantes pour une journée, une vie. Imaginez donc que je dois mener deux vies toutes les 24 heures, une comme Guinéen de l’étranger et l’autre comme Guinéen tout court. Assumant mes responsabilités dues à la terre d’accueil et celles à la terre d’origine.

Pendant que j’écris ces lignes, j’écoute  Yelema Yelemaso du grand Bembeya Jazz, où l’on cite des gloires de la musique (guinéenne, africaine en général), bon nombre de ces artistes me sont inconnus mais je réalise qu’à mon retour Elhadj Dyéli Sory Kouyaté ne sera plus là, que Fodé Conté le grand chansonnier ne produira plus d’autres œuvres comme lui seul savait le faire… tant de disparus !

J’aurais souhaité être là avant la mort du vieux Naby Soumah afin qu’il puisse encore une fois dire à mon père : Yallo n'na fallanè ibè , dji diidi sigadé ma kouya.

Ces hommes qui parvenaient à me rappeler que le rio Pongo et le fleuve Niger ne sont pas  fruits de mon imagination ou alors tirés des récits à la René Caillé. Leurs œuvres me rappellent que ce qui coule dans mes veines est bien réel. Que cette Guinée dont le nom résonne au plus profond de mon être n’est pas qu’une image sur Google Maps. Paix à leurs âmes.

Ma tristesse est encore plus profonde lorsque j’imagine qu’il n’y a pratiquement pas de relève.

Oh oui que je suis pressé, cela fait cinquante ans que j’attends ce bateau puis cet avion pour me ramener chez moi. Que des promesses ! Mes souvenirs se flouent, je ne sais plus si le pont de lianes est réel, si la dame de Mali n’est qu’une peinture

Lorsque j’y suis allé finalement, par mes propres moyens, je fus rejeté par mes frères tel un colon. Celui-là même que j’ai combattu par mes écrits et mes prises de position, chez lui, au nom de la solidarité avec mes frères au pays.

Dieu  que je veux retourner chez moi !

Mais le message le plus important que je souhaiterais que vous transmettiez est le suivant :

M. Doré, au nom de tous les enfants de notre mère Guinée, dites à Moussa, mon frère Moussa, pas le guide, ni le père de la nation, encore moins le prophète, votre fils Moussa, celui que vous avez vu grandir. Celui qui n’était pas encore né (ou alors à peine) quand vous deveniez une personnalité guinéenne.

Dites-lui que vous étiez là lorsque les mots travail, justice et solidarité furent prononcés, pour la première fois ensemble, comme notre devise.

Mais parlons d’abord de la politique;

Dites-lui qu’au nom de la politique, votre camarade d’enfance ainsi que votre ainé, ceux qui représentent la majorité écrasante du peuple (et non ceux des forces dites vives), n’ont pas eu la même chance que vous : ils n’ont jamais eu un travail décent.

Qu’au nom de la politique, les geôles de la honte ont été les dernières demeures de bon nombre de vos compagnons et certains de vos enfants sont tombés sous les balles au pont 8 novembre, entre autres. Justice n’a jamais été rendue.

Qu’au nom de la politique, certains de nos compatriotes ont été dépossédés de leurs terres et de leurs demeures, d’autres furent poussés à l’exil. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas renvoyés tels des malpropres, sont accueillis par des étrangers auxquels ils doivent  désormais tout ce que la patrie leur a refusé. Solidarité devint étrangère.

M. Doré, la politique c’est aussi des occasions manquées ou saisies. Nelson Mandela  en a manqué beaucoup, mal gré lui, mais a saisi celles qui importaient. Je ne peux rien vous apprendre!

Dites donc à Moussa, mon frère, votre fils, que vous étiez là au début et à la fin de Travail - Justice - Solidarité.

Dites-lui que vous souhaitez que vos enfants voient trio prendre forme.

Qu’au même titre que mon cousin à Yembering et mon ami à Lola, j’ai aussi ma part dans le compte logé à la banque centrale.

Dites-lui de libérer la parcelle de terre afin que notre voisin l’architecte puisse finaliser le plan, que le maçon fasse la fondation et les murs, que le menuisier et le soudeur puissent faire les portes, le toit et les fenêtres, que le plombier se charge de l’adduction d’eau et l’électricien du courant.

Vous savez qu’il n’est ni l’un ni l’autre, son métier est de veiller à la sécurité des biens et des personnes. Puis, assurer une bonne  nuit de sommeil aux futurs occupants que nous sommes tous.

Mais si au nom de la paix, votre paix, vous ne parvenez à le lui faire comprendre alors laissez-lui une note dans laquelle vous lui direz :

Qu’il aura mis en péril cette paix qui vous est si chère.

Qu’il s’expliquera avec ses frères et sœurs qui auront survécu aux balles. Que ceux qui sont à l’extérieur reviendront avec d’autres moyens et compétences que ceux espérés. Même si, pour l’instant, nous allons encore importuner ceux qui nous ont accueillis et continuent à nous garantir nos droits et libertés, dont celle d’expression.

Nous les avons dérangés à Bruxelles le 26 juin dernier. Ce sera le tour de Paris de nous supporter le 11 juillet prochain, et puis…. et puis.

Dites-lui, de ne pas sous-estimer la volonté qui a bravé les mers, déserts et surtout les services d’immigration occidentaux.

Puis, dans votre testament,  notez qu’au nom de la paix et de la politique, dans l’art de gérer le réel, vous avez été piètre manager. Vous aurez échoué ici bas. Puisse Dieu vous pardonner. 

 Boubacar Barros Diallo
au nom de toute la famille (enfin je crois, le plancher est libre de toutes les façons)

  PS : Cette lettre vous est adressée en tant que porte parole des forces vives,  l’un des anciens qui ont été témoin de tout notre parcours. Elle est destinée à tous ceux de votre génération et de votre gabarit.
 
 
www.guineeactu.com

 

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Vos commentaires
Zoumanigui françois, dimanche 12 juillet 2009
Je réagis à propos de la fermeture des pharmacies à terre . A l`interieur du pays la guinee, chers syndicats veuillez vivre les realites pays profonde! ! Chers pharmaciens(nes) En guinee posez vous la question de combien de pharmacie se trouvent dans les 33 prefectures ou les sous prefetures, vu la distance entre les villages et les sous prefectures. Donc la fermeture pharmacie à terre sans mesure d`accompagne egale rarête d`une plaquéte de paracétanol qui était vendu à 500fg est parti de 5000fg vous pouvez demander certains paysans . J`invite l`ordre des pharmaciens de faire le retenus et penser à mon village qui est à .60 km de la sous prfcture et à 135km prefecture. Non vos interêt egoiste.
Tut@nKh@mon, dimanche 5 juillet 2009
wonderful! no one can do it better, you rock.And i hope they listen to your message and try to really understand the concept hiding in it. Thank you.
Bangoura youssouf, dimanche 5 juillet 2009
Dis donc, comment as-tu pu sortir une lettre pareille ? A un moment j`ai pensé que tu connais mon histoire mais non, c`est fantastique, quel est ce guinéen qui vit à l`etranger qui ne se reconnait pas dans cette lettre ? Souhaitons que Jean marie Doré et tous ceux qui sont comme lui parviennent à lire cette excellente lettre.Comme dit un intervenant, soyons unis, le problème nous est commun, c`est en uissant nos forces qu`on trouvera solution à nos malheurs, il y a aucune fatalité que nous soyons pauvres, car la pauvrété n`est pas une creation de Dieu, c`est un fait des hommes. Quand nous voulons, nous pouvons .
Marga, samedi 4 juillet 2009
Oui, je suis en larmes après la lecture de cette lettre. Vous m`avez comblé de joie mais aussi de tristesse pour ma chère patrie. Vraiment milles merci!!!!!
Tabara, samedi 4 juillet 2009
Merci d`avoir su transcrire avec autant de talent et de justesse le ressentiment d`autant de guinéens. je m`y suis reconnu, aussi. C`est un véritable langage venu des trippes; c`est pouquoi, votre texte fédère tant. Si les Jean Marie de moins en moins dorés dans leur mission historique se loupent, nous, nous y parviendrons. Bonne continuation dans votre élan patriotique. Go on, your`re not alone.
M.FALL, vendredi 3 juillet 2009
Boubacar, mon frère, félicitation pour cette brillante lettre à laquelle je souscris entièrement. Dans tous les secteurs d`activités il y a des fils et filles de notre mère la Guinée qui excellent et ça dans le monde entier. J`espère que DADIS, RABY, Jean Marie Doré et les autres vont lire cette lettre et comprendrons enfin que nous avons perdu assez de temps! Moustapha Fall (middle office Société Général, la défense Paris)
oumarba diaby, vendredi 3 juillet 2009
Merci pour ton courage et ta lucidité. Tu appartiens à cette nouvelle génération qui voit l’avenir au delà des affinités ethniques.
A.T. DIALLO, vendredi 3 juillet 2009
You nailed it; two thumbs up, bro!
Lawyer, vendredi 3 juillet 2009
Congratulation brother, this is brilliant, i hope they will learn and heard wisely the content of this letter.
@med, vendredi 3 juillet 2009
Mon Frére, merci pour cette brillante lettre. Comme l`a dit mon frére Konaté, elle exprime le point de vue des jeunes de guinée, mais particuliément ceux vivant à l`extérieur. Je me reconnais totalement dans cette lettre et te remercie pour l`avoir écrite. Ile ne reste plus qu`à espérer que cet appel soit entendu.Merci
Naïmi DIALLO, vendredi 3 juillet 2009
Merci Frere, Guinéens à l`extérieur, Merci d`avoir rappeler le sacrifice de ces jeunes sur le popnt du 8 septembre au debut de l`an 2009 ceux la qui sont tombés pour la cause Guinéenne. Diallo Naïmi
Moussa Konate @ Toronto, Canada, vendredi 3 juillet 2009
Bouba, cette lettre est certes signée de toi mais je voudrais que tu comprennes qu`elle exprime le sentiment de la jeunesse guineenne dans sa globalité. Tu viens de parler pour des millions de jeunes guineens qui comme toi, revent d`une nation qui a pour devise: travail, justice solidarté. Il n`y a pas de fatalié au cas guineen, il y a des ingredients tropicaux a saveurs multiples (egoisme, incompetence,mechanceté etc...) qui font que nous n`avancions pas. Thierno A Diallo vient de donner l`exemple du Japon, un pays ravagé et presque a genoux en 1945. La vision de ces dirigeants a permis a ce pays de relever le defi en incuquant la culture de l`excellence dans la tete du nippon. 50 ans apres, je vous laisse faire le bilan socio-economique du pays du soleil levant. Nous ne sommes pas condamnés a la decheance, nous sommes pris en otage par des personnes qui ont fait leur temps et qui veulent faire le temps de leur fils et petit fils. Le monde a changé et ce changement dans le temps et dans l`espace a produit un nouveau type de guineen qui est informé et surtout pres a ce battre avec la derniere energie pour l`emergence d`un etat de droit gage d`un avenir pour la generation future. Je profite de l`occasion pour dire a mes freres et soeurs que la lutte doit etre commune parceque les problemes sont communs. N`acceptons pas que des marchands d`illusions nous prennent pour du betail electoral. L`avenir de la guinee passe par la cohesion de sa jeunesse autour d`un meme ideal. Encore bravo mon frere pour ce texte a la fois courageux et direct. Si au moins quelques grand freres pouvaient suivre ton chemin, mais?
Moussa Konate @ Toronto, Canada, vendredi 3 juillet 2009
Bouba, cette lettre est certes signée de toi mais je voudrais que tu comprennes qu`elle exprime le sentiment de la jeunesse guineenne dans sa globalité. Tu viens de parler pour des millions de jeunes guineens qui comme toi, revent d`une nation qui a pour devise: travail, justice solidarté. Il n`y a pas de fatalié au cas guineen, il y a des ingredients tropicaux a saveurs multiples (egoisme, incompetence,mechanceté etc...) qui font que nous n`avancions pas. Thierno A Diallo vient de donner l`exemple du Japon, un pays ravagé et presque a genoux en 1945. La vision de ces dirigeants a permis a ce pays de relever le defi en incuquant la culture de l`excellence dans la tete du nippon. 50 ans apres, je vous laisse faire le bilan socio-economique du pays du soleil levant. Nous ne sommes pas condamnés a la decheance, nous sommes pris en otage par des personnes qui ont fait leur temps et qui veulent faire le temps de leur fils et petit fils. Le monde a changé et ce changement dans le temps et dans l`espace a produit un nouveau type de guineen qui est informé et surtout pres a ce battre avec la derniere energie pour l`emergence d`un etat de droit gage d`un avenir pour la generation future. Je profite de l`occasion pour dire a mes freres et soeurs que la lutte doit etre commune parceque les problemes sont communs. N`acceptons pas que des marchands d`illusions nous prennent pour du betail electoral. L`avenir de la guinee passe par la cohesion de sa jeunesse autour d`un meme ideal. Encore bravo mon frere pour ce texte a la fois courageux et direct. Si au moins quelques grand freres pouvaient suivre ton chemin, mais?

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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