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Prenant acte de la formation d’un nouveau gouvernement qui aura charge, sous l’autorité d’un Premier ministre qui en est chef par délégation du pouvoir par le Président de la République, Chef de l’Etat, d’exécuter, de coordonner et de diriger l’administration du pays dans toute l’équité et bonne gouvernance, tel qu’énoncé dans la politique du gouvernement, j’ai l’honneur de m’acquitter d’un devoir civique consistant à apporter mes propositions, si modestes soient-elles, à l’attention des autorités du Ministère des Affaires étrangères. A cet effet, le Ministère des Affaires étrangères, en tant qu’organe de l’Etat, est chargé de la mise en œuvre de la politique étrangère du pays sur la base des principes ci-après : - le respect des règles du droit international ; - l’attachement aux chartes de l’O.N.U, de l’Union Africaine et des autres organisations internationales ; - le respect de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de souveraineté des Etats ; - la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats ; - la promotion des rapports de coopération, de coexistence pacifique entre les Etats et le choix du principe de négociation pour le règlement des différends ; - l’affirmation et la promotion d’une société de démocratie véritable ; respectueuse des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; - la promotion et la consolidation des relations de bon voisinage, C’est sur ces principes que se fonde la politique étrangère de la Guinée qui accorde désormais la primauté au développement social du pays. Au regard de ce qui précède et m’inspirant des textes juridiques régissant les attributions et le fonctionnement du ministère des Affaires étrangères, ainsi que des conventions de Vienne relatives aux relations diplomatiques du 18 avril 1961 et aux relations consulaires du 24 avril 1963, je suggère aux autorités du ministère, en vue d’une efficacité de l’action diplomatique sur l’échiquier mondial, la mise à jour et l’adoption d’une charte diplomatique expliquant le décret présidentiel portant définition du régime de gestion applicable aux services diplomatique et consulaire de la République de Guinée, notamment : Le recrutement : Dans le souci de l’efficacité de la diplomatie, le recrutement au compte du ministère devra relever directement de sa compétence ou en collaboration avec le ministère de la fonction publique, à l’intention des titulaires des diplômes supérieurs ou professionnels de la hiérarchie « B » au minimum, de préférence dans les domaines des sciences sociales (Droit, Economie, R.I Sociologie, Langues etc...) ou des sciences connexes. Les candidats définitivement admis devront être astreints à suivre au moins, neuf (09) mois de formation théorique et pratique appropriée sur la diplomatie, dans une Ecole Nationale d’Administration (E.N.A.), sanctionnée par un examen d’orientation aux différentes structures du ministère. Ce qui exige tout d’abord, la création d’une école en conséquence, dotée d’un personnel d’enseignement qualifié parmi les diplomates expérimentés et professeurs d’université compétents ou professionnels volontaires, car la Guinée est, malheureusement, l’un des rares pays au monde à ne pas disposer de sa propre école alors qu’il y a des institutions internationales qui sont disposées à financer un tel projet pour n’importe quel pays y aspirant. La carrière diplomatique : L’actualisation et l’application stricte du principe d’alternance des fonctionnaires du ministère tant dans les services centraux qu’extérieurs, suivant la périodicité ci-après : - deux a quatre ans dans les services centraux, - trois à quatre ans dans les services extérieurs ; - cinq à huit ans dans les missions permanentes En tout état de cause, aucun fonctionnaire ne devra être affecté dans les services extérieurs s’il n’a auparavant exercé pendant deux (02) ans au moins dans les services centraux du ministère. Le stage de perfectionnement / formation : Le stage de perfectionnement ou formation en cours d’emploi, le recyclage et la connaissance des langues étrangères doivent être accessibles de façon équitable et impérative aux fonctionnaires du ministère. De même tout fonctionnaire devra, au terme de son stage, soumettre un rapport de stage bien détaillé, et si nécessaire, le restituer devant une commission de jury instituée à cet effet. Cependant, faire appel à la « diaspora » et favoriser les jeunes, pour une meilleure relève, seraient fortement encouragé. Sur ces points, je prie les autorités du ministère de croire à ma considération. Que Dieu protège la Guinée et les Guinéens. Sekou A. CAMARA, Malaisie pour www.guineeactu.com
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