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Monseigneur Albert Gomez, premier vice-président du CNT
« Que les intérêts de la nation prévalent »
Ce que je retiens de l’entretien ce que le Liberia et la Sierra Léone sont auprès de la Guinée en ce moment pour nous aider à mener à bon terme la transition dans les conditions les plus paisibles. Ils nous ont demandé expressément je cite : « de faire en sorte qu’on ne distrait pas le président de la république du travail qu’il est entrain de faire, un travail qu’est noble et qui sert non seulement la Guinée, à la Mano River Union c’est-à-dire la Serre Leone le Liberia, la Côte d’ivoire et la Guinée mais aussi la sous région et le monde entier. Ils ont beaucoup apprécié le travail que fait le CNT et les autres organes de la transition, ils nous ont demandé de continuer dans le même sens, mais surtout de nous exhorter et d’exhorter les autres à mettre la nation au dessus de tout, que les intérêts de la nation prévalent sur les intérêts des partis ou des individus. Ils nous ont demandé de travailler, ils nous ont assuré de leur présence et de leur prières pour que nous puissions atteindre le 19 septembre dans des bonnes conditions, que les élections se fassent et qu’elles soient acceptées de tous et que nous puissions rentrer dans un système constitutionnel aussi normal que n’importe quel pays. Voilà le message essentiel qui nous a été confié, nous leur avons naturellement expliqué les tenants et les aboutissants de la situation actuelle et nous avons demandé en tant que membre d’un même corps de nous accorder leur solidarité pour que nous puissions travailler ensemble. Voilà l’essentiel de l’entretien qui nous a été accordé aujourd’hui.
Cellou Dalein, UFDG
« …Nous avons attiré l’attention des chefs d’Etat libérien et léonais sur les risques qui pèsent sur la transition si on tient à modifier les règles du jeu… »
Evidemment nous avons parlé de la transition en Guinée, de l’organisation du second tour et nous avons informé les présidents des difficultés rencontrées et des solutions consensuelles qui ont été jusque-là trouvées et nous n’avons pas aussi manqué d’attirer leur attention sur les risques qui pouvaient encore peser sur le retour à l’ordre constitutionnel dans notre pays notamment, l’idée de rendre le MATAP responsable de l’organisation des élections et reculer à nouveau de cette date du 2e tour, on a pensé que c’est des risques qui pourraient naturellement affecter le déroulement normal de cette transition, c’est-à-dire les tentatives de modification de règles du jeu ou de la date qui devaient intervenir. Ecoutez aujourd’hui la CENI est investie de pleins pouvoirs réels par la constitution de la république. Vous ne pouvez pas modifier les prérogatives et les compétences de la CENI sans modifier la constitution !
Ce n’est pas entre deux tours qu’on peut modifier les règles du jeu ! Vous ne pouvez changer le trio d’arbitrage, non plus les règles du jeu à la mi-temps ! Il faut continuer et tous nous avons dit que les élections on comporté certes des irrégularités mais que globalement le 1e tour était acceptable. Il y avait plus 3000 observateurs étrangers, et les deux candidats qualifiés au second tour ont dit que le 1e tour était acceptable et nous avons décidé donc d’aller au 2e tour, on ne peut pas entre les deux changer les règles du jeu ni changer d’arbitres. Je pense que le président de la transition a fait un décret pour fixer une date pour l’organisation de ces élections, cette date sera respectée et je suis convaincu que la sagesse prévaudra et qu’on ne tentera pas de modifier la constitution pour modifier les prérogatives de la CENI.
Hadja Saran Daraba Kaba, représentante d’Alpha Condé
« Je les ai rassurés… »
Ecoutez, nous avons remercié les Présidents des deux (2) pays voisins de la Sierra Leone et du Liberia pour leur arrivée ici et pour leur intérêt sur ce qui se passe dans notre pays. Comme nous l’avons dit avec les autres présidents, nous sommes heureux qu’ils viennent chaque fois s’informer de ce qui se passe dans le pays et nous avons dit que nous sommes heureux qu’ils viennent, après que la période de la transition soit passée par ce que les deux (2) présidents Wade et Compaoré sont venus quand la date du second tour n’était pas connue et il y avait beaucoup de controverse autour de cette date. Maintenant, la date du second tour est connue nous avons au nom du Professeur Alpha Condé remercier donc les deux présidents et nous leur avons dit que conformément aux lettre que nous avons envoyées à la CENI, au gouvernement et au président de la transition relatant les points sur les quels nous pensons qu’il est indispensable qu’on travaille avant le second tour que ces points soient vus et corrigés avant qu’on aille aux élections, on a encore le temps mais il est indispensable que la collaboration soit plus étroite entre la CENI et les représentants des deux candidats pour que les défaillances qui ont été constatées lors du premier tour soient corrigées notamment l’association du MATAP à l’organisation du second tour. Mais également un certain nombre de questions dont l’audit du système informatique de la CENI ainsi que l’association des représentants de deux candidats dans toutes les commissions de travail de la CENI voilà, en résumé, ce qu’on a dit ; et les deux présidents ont insisté sur le fait que si la Guinée n’est pas en paix, toute la sous région ne sera pas en paix et ça je le crois pour avoir travaillé sur les conflits pendant 15 ans. Je les ai assuré parce que la présidente du Liberia a dit- par ce qu’elle me connaît depuis une quinzaine d’années- elle a dit : toi Saran tu dois prendre la responsabilité de veiller à ce que cette élection se passe dans les conditions de paix puisque tu as travaillé pour la paix au Liberia, tu as travaillé pour la paix en Sierra Léone. Donc je dis qu’en tant que représente du Pr Alpha Condé, aujourd’hui le RPG ne ferait rien pour que ce scrutins ne se passe pas dans la paix, mais également en tant qu’unique femme candidate de tout le groupe je veillerai à ce qu’il n’y ait pas de crise majeure entre les leaders qui amènent à une quelconque crise ouverte dans notre pays. Je crois que ce que le président de l’UFDG dit engage le président de l’UFDG nous nous avons vu les limites de la CENI lors de l’organisation du premier tour. La CENI n’a pas les moyens matériels, financiers et humains nécessaires à l’organisation des élections sur le terrain. La preuve c’est que maintenant au moment où je vous parle, il y a les missions conjointes CENI /MATAP représentant les deux candidats qui sont sur le terrain pour se livrer à un nouveau découpage électoral. Ça prouve bien que, il est indispensable que l’administration du territoire soit associée à l’organisation du second tour. Jusqu’où cette implication doit être faite nous n’avons pas dit que le MATAP doit remplacer la CENI, non ! Il y a des défaillances réelles de cette CENI qu’elle-même a reconnues. Donc je pense qu’aujourd’hui, la CENI n’est pas en mesure toute seule de corriger toutes les défaillances qui ont été relevées mais surtout de mener à bon port ce processus là que nous voulons tous paisible. Mais ce que j’ai donné comme assurance aux deux présidents, je crois que là, en parlant au nom du Professeur Alpha Condé, c’est que entre Guinéens, il faudra que nous parlions et nous allons veiller à cela pour que nous parlions que nous nous entendions par ce que personne d’autre ne quittera l’extérieur de la Guinée pour nous mettre d’accord et il faut qu’on rompe avec l’habitude entre Guinéens, d’exposer nos problèmes seulement qu’aux étrangers, et de net pas être capables de nous asseoir autour d’une table pour pouvoir discuter de nos problèmes.
Je vous remercie.
Propos recueillis par Benjamin Tonguino et Boubacar Bagnan L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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