samedi 14 mai 2011
Les vérités de Cellou Dalein Diallo
Cellou Dalein Diallo

Dans une interview exclusive accordée à notre journal, l’ancien Premier ministre guinéen et candidat malheureux de la dernière présidentielle dit tout : les contours du verdict de la Cour suprême, l’alliance Sidya-Abbé, la neutralité du général Sékouba Konaté, l’affaire Dadis, Bolloré-Getma International, les cent jours d’Alpha Condé, ses relations avec Wade, ses prix de la paix, son avenir politique.

« Je me sens à l’aise au Sénégal. J’ai des relations privilégiées avec le président Wade, qui est tout pour moi. Je viens souvent prendre ses conseils. » Cellou Dalein Diallo.

Les Afriques : Après deux tours présidentiels bien disputés face à votre adversaire Alpha Condé, vous avez accepté d’être le grand perdant ?

Cellou Dalein Diallo : Je voudrais avant tout remercier Les Afriques pour m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer sur ce qui s’est passé et continue de se passer dans mon pays. Vous savez bien que j’étais arrivé en tête avec 44% des suffrages au premier tour, loin devant le candidat du RPG (parti de l’actuel président). Sans compter l’apport au second tour de mes alliés, dont entre autres l’ex-Premier ministre Sidya Touré (16%) et le candidat Abbé Sylla (5%). Mathématiquement, les dés étaient pipés. Avec la cascade d’éléments avérés de fraude de nos adversaires en notre possession, d’intimidation sur nos militants, de banditisme et de violences perpétrées contre mes partisans, j’ai accepté le verdict de la Cour suprême. Je suis un légaliste. J’ai sauvé la Guinée de la guerre civile. Les germes étaient là et j’étais conscient des conséquences humaines et matérielles incalculables. L’unité nationale et la paix civile étaient en danger.

Pourtant, la Cour suprême avait examiné vos recours avant la proclamation définitive du scrutin…

Justement non. C’est regrettable. J’étais fondé sur ma victoire. Malgré nos recours, motivés par des preuves irréfutables de fraudes à grande échelle, les scènes de déplacements aux forceps des communautés acquises à notre cause, les scènes de violences et de menaces de mort, la Cour suprême n’a pas jugé utile d’examiner ces nombreux cas. A ce niveau-là, j’ai été choqué par l’attitude de cette haute juridiction dont je suis respectueux.

On soutient que votre alliance avec Sidya et Abbé Sylla vous a porté préjudice ?

Comment ça ? Je crois que Sidya, Abbé et les autres m’ont beaucoup apporté. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les résultats pour s’en apercevoir. Que voulez-vous ? Quand l’adversaire fait ce qu’il veut, sans la moindre inquiétude... Nos partisans, croyez-moi, ont vécu une situation douloureuse et complexe durant cette élection. Nos adversaires, qui ont entretenu artificiellement cette tension aux relents ethniques entre les deux tours, ont inventé cette histoire d’empoisonnement alimentaire pour dénigrer la communauté peulh, dont le seul tort était de voter Cellou. On nous a mis à dos toutes les autres communautés du pays pour voter contre notre camp. Ni le pouvoir de transition, encore moins les institutions gouvernementales et judiciaires de l’Etat n’ont réagi.

Vous doutez de la neutralité de l’ancien régime de transition, présidé par le général Sékouba Konaté ?

Les langues se sont déliées durant cette présidentielle sur fond de rumeurs et d’anecdotes. Sa position vis-à-vis du champ politique m’avait laissé dubitatif. Au regard des opérations de chasse à l’homme à Siguiri, des morts d’hommes et des destructions généralisées de biens appartenant aux communautés ethniques favorables à notre alliance, l’ex-président Sékouba et son ancien Premier ministre Jean Marie Doré n’ont ni condamné les actes, ni ouvert une enquête. C’était frustrant. Les fondements de l’unité nationale étaient en état de dégradation avancée, violant les principes de la république.

Vous voulez dire que vous étiez victime d’un complot politique et militaire ?

Absolument. Depuis la mort du général Lansana Conté, j’étais devenu la cible du régime du capitaine Moussa Dadis Camara. On a cherché à me disqualifier dans la course présidentielle. C’était, si vous voulez, la formule « Tout sauf un Peulh au pouvoir ». Les hommes de Dadis ont lancé des opérations de représailles et d’intimidation contre ma personne. Un jour, manu militari, des soldats ont débarqué dans ma maison pour la fouiller. Ils ont dit qu’ils étaient à la recherche d’armes cachées qui seraient destinées à renverser le pouvoir. Dadis Camara a voulu me coller des audits. Après arrivent les événements du 28 septembre 2009. Là, j’ai échappé à une tentative d’assassinat. J’ai frôlé la mort ; puisqu’on m’a tiré une balle. A la suite de ces tragiques événements, je me suis retrouvé avec quatre côtes cassées. C’est le président sénégalais Abdoulaye Wade qui m’avait affrété d’urgence un avion médicalisé pour quitter Conakry. Les autorités avaient refusé que je quitte le pays. Grâce à l’intervention de Wade auprès de Dadis Camara, j’ai été autorisé à quitter le pays.

Justement, où en est-on avec le dossier Dadis Camara au niveau de la Cour pénale internationale ?

Les choses avancent. Plusieurs hauts responsables de la CPI ont séjourné en Guinée et ont réitéré leur volonté de faire toute la lumière sur ces douloureux événements. Une liste de personnes mises en accusation existe. Après deux ans d’observations, le constat est sans appel. Car la juridiction guinéenne s’est avérée incapable ou incompétente de juger jusque-là l’affaire. A mon avis, dans de pareilles situations, c’est la CPI qui devrait juger les dossiers. Les Guinéens veulent savoir ce qui s’était réellement passé ce jour-là et voir juger les tortionnaires.

Quel bilan tirez-vous des 100 jours du président Condé ?

J’avoue que je suis déçu. Le chef de l’Etat est à côté de la plaque. Les populations continuent de souffrir des maladresses qu’il pose depuis trois mois. Lui et son gouvernement ont sapé les libertés publiques, l’Etat de droit, la démocratie devant garantir la dignité des citoyens. J’attendais de ce régime des avancées démocratiques significatives, et non des actes qui menacent l’unité du pays. On n’a pas senti une politique de réconciliation nationale. Alpha Condé règne d’une main de fer. Les forces de police et militaires ont brutalisé et tiré des balles réelles sur mes militants qui étaient venus m’accueillir à l’aéroport après quatre mois d’absence. Des personnes innocentes, dont des enfants mineurs, sont en détention arbitrairement. Leur seul tort est d’avoir fait le déplacement pour accueillir leur leader. C’est absurde, indigne et triste pour notre démocratie.

N’avez-vous pas peur des audits ?

Pas du tout. Avant ce nouveau régime, les autres avaient essayé de m’intimider. On a cherché à nuire à ma réputation quand j’étais aux affaires. A tout prix on veut créer des ardoises artificielles par-ci par-là. Depuis qu’on parle des audits, je n’ai pas reçu le rapport. Je souhaite que ces audits sortent. Je sais que je me suis imposé une rigueur dans la gestion des deniers publics dans les ministères que j’ai dirigés.

Le président Wade est votre protecteur et parrain. Ce qui explique votre fréquent repli à Dakar ?

Le Sénégal est ma deuxième patrie. C’est ici que je me ressource. Mes liens avec ce pays sont forts et anciens. Ma famille est là. Je me sens à l’aise au Sénégal. J’ai des relations privilégiées avec le président Wade, qui est tout pour moi. Je viens souvent prendre ses conseils. Il est une fierté et une grande école pour le monde politique africain. C’est aussi lui qui m’a exfiltré de Conakry.

Et l’affaire du port de Conakry qui oppose Bolloré à Getma International ?

Ce dossier m’a indigné. Je ne comprends toujours pas cette décision de l’Etat de résilier le contrat de concession attribué à Getma International. Toutes les compagnies avaient soumissionné, et Getma International avait l’offre la mieux-disante par rapport à Bolloré. On chasse quelqu’un pour le faire remplacer unilatéralement par un ami. La justice française se prononcera sur ce dossier.

Qu’est-ce que ça vous fait de recevoir les prix de l’OPAD à Lomé et le Cauri d’Or de la Paix à Dakar ?

Un sentiment de grande satisfaction. Ces distinctions qui viennent d’instances et d’organisations respectables me poussent à continuer d’œuvrer pour la paix en Afrique et dans le monde. A Lomé, j’ai reçu le Prix de l’Observatoire panafricain de la démocratie, et à Dakar j’ai reçu le Prix du Cauri d’Or de la Paix, décerné par le MEDS. Avant ces prix, je dois dire que j’ai reçu des lettres de félicitations de Ban Ki-moon, de Jean Ping de l’UA, et les hommages de Koffi Annan, qui souhaite me confier des missions internationales de médiation. Je compte ne pas prendre de poste fixe. Mais je reste disposé à faire des missions ponctuelles. Je reste au service de mon pays. Je lui dédie ces prix.

L’après Alpha Condé joue-t-il en votre faveur ?

On verra. Je me consacre pour l’instant à mon parti, l’UFDG, qui totalise 48% des suffrages du pays. Des échéances électorales importantes nous attendent. Il faut qu’on s’ouvre davantage, corrige nos failles et restructure le parti si nécessaire. Nous avons combattu l’ethnocentrisme, le tribalisme. C’est un parti à grande diversité ethnique et présent dans 38 circonscriptions du pays.


Propos recueillis par Ismaël Aïdara
Pour Les Afriques


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Gandhi, jeudi 19 mai 2011
Je partage quasiment le point de vue de Mama (je m`en différencie seulement par le fait qu`AC a obtenu son pouvoir de la volonté d`hommes et non de Dieu), le problème est que beaucoup de Guinéens sont instrumentalisés, ce qui s`explique par l`absence d`éducation et peut se corriger rapidement (via des discours rassembleurs pour les ainés, les jeunes étant moins sectaires), mais est plus incompréhensible pour certains intellectuels (ne l`est pas qui veut ou qui le décide) qui perdent toute lucidité.
Mama, jeudi 19 mai 2011
C`est bien dommage que la division continue entre des considérations qui ne construisent pas une nation. Analyser l`interview de Elhadj Cellou pour trouver des contradictions n`avancent pas le pays. C`est aussi simple que cela, il faut se donner la main pour éviter davantage d`émiettement de notre énergie déjà faible. Alpha, en tant que Président, reconnu par la Communauté nationale et internationale doit cesser d`agir en opposant. Il est président d`un pays et doit travailler à construire une nationa forte. ceci passe à mon sens par la mobilisation, coûte que coûte et vaille que vaille de toutes les forces du pays. Il a été Président par la volonté de Dieu après une lutte âpre qui a duré des décennies. Il n`a, au plus que dix ans pour construire son rêve de changement. Il ne doit pas perdre son temps à la division, à dénoncer comme s`il était encore opposant. Il doit travailler sur son programme avec lucidité et pour cela il a besoin de tous. Quant à Elhadj Cellou, c`est indéniable, même s`il n`a recuielli que 5% des suffrages, qu`il travaille à organiser l`opposition contre la façon de voir de l`autre camp. Il doit travailler à trouver des solutions idoines aux problèmes de sguinéens en dénonçant les dérives de l`actuel pouvoir. Nous connaisons le défaut de la déification du chef. Travaillons à être démocrate et non despote. Il peut rester là où il veut et s`opposer démocratiquement au pouvoir. Il faut saluer son esprit de paix, de cohésion nationale, etc. Donnons nous la main pour une Guinée qui n`a que trop souffert.
Mory Sylla, mercredi 18 mai 2011
Cette interview est pleine de contradictions.
kalil diallo, mardi 17 mai 2011
ce qui est grave c´est quand on connait tout c´est le cas de ce mory ,les gens auraient du lire ton livre au lieu de te mettre tout a deverser ta haine ça et la ,tu ne peux que une chose te rejouir ce que subissent comme vous dites vos saboteurs ,le reste rien de plus ,seul le travail peut liberer l´homme ,vous ne pouvez pas nommer meme ceux qui sont dans les hameaux des ministres ,beaucoup n´auront pas de place. tout peut changer en un instant dans cette vie.
Mohamed Traore, mardi 17 mai 2011
je vous demande vraiment de voire l`avenir et de revenir a la verite,on ne peut pas construire l`avenir en s`enfermant dans la confusion,le 1er enemis d`une revolution c`est la confusion.
Mory Diakité, mardi 17 mai 2011
@ Boubacar. Merci pour ton petit message. J`ai bien compris ce que tu disais et même ce que tu ne disais pas dans ton écrit. Que te dire sinon que j`ai voté Alpha pour la première fois de ma vie au 2nd tour de la dernière présidentielle. Que l`homme politique que je considère le plus en Guinée en ce moment est Bah Ousmane. Que je n`ai jamais assisté avant le 2nd tour de la dernière présidentielle à un meeting "malinké". Que je suis la plupart du temps en totale décalage avec mes amis Malinkés; etc. Etc. 47% doivent être respecté, évidemment. Moi ce qui me gène sur ce site, et ce qui me pousse souvent à prendre des positions caricaturales, c`est le fait qu`on se croirait revenu dans le film de Sergio Leonne "Le Bon (Dallein), la Brute (Condé) et le Truand (Condé)". Tout ce qui est bon est pour Dallein. Tout ce qui est mauvais est pour Condé. Dans mon texte ci-dessous, je n`ai fait qu`analyser l`interview de Dallein. Il n`y a rien d`ethnocentrique. J`ai juste montré ses contradictions et de ce fait, j`ai contribué à faire avancer le débat. Mais rassures toi, le jour qu`Alpha Condé touchera à un Peulh parce que c`est un Peulh, tu sauras de quel côté je suis. Plusieurs personnes seront étonnés. Pas toi.
diallo boubacar( doumba), lundi 16 mai 2011
@ Mory Diakité ! Bonsoir Sana kou ! Je n`avais pas envie de réagir à cet article pour plusieurs raisons.Mais lorsque j`ai dans ton commentaire "Tout sauf Dalein !" , je me suis dit il faut alerter ton ami Mory.C`est un slogan analogue lancé en CI par les partisans de la détestable ivoirité qui est à la base de la guerre civile qui a déchiré ce pays et a failli tour ner en génocide sans les frappes des hélicos de la licorne et de l`ONUCI.Ce slogan était "Tout sauf ADO ".Les mêmes causes produisent les mêmes effets.Tirons les leçons du drame ivoirien afin d`épargner à ,notre pays une tragédie.Tu sais 52% est une majorité suffisante pour accéder au pouvoir, mais c`est insuffisant pour bien gouverner et 47%, ce n`est pas rien.Pensez aussi à cette minorité de 47% et respectez le car ce sont des Guinéeens.Ne l`oubliez pas !
Souleymane Diallo, lundi 16 mai 2011
Monsieur MORY DIAKITE, votre haine vous tuera un jour. Vous pouvez en être sûr! Que Dieu aie pitié de votre âme.
Mory Diakité, lundi 16 mai 2011
Beaucoup d’approximations et de platitudes dans cette intervention. Il semblerait que le succès que Cellou reçoit avec les réceptions de prix ici ou là (Opad à Lomé et Cauri d’or de la paix à Dakar) lui monte à la tête. Comment ne pas arriver à cette conclusion lorsqu’on lit dans la dernière partie de l’interview que « l’UFDG totalise 48% des suffrages du pays » ? Depuis quand un seul parti politique fait 48% des suffrages en Guinée ? En même temps, si ce que dit Cellou est juste, cela vient en totale contradiction avec la partie où la même personne dit texto « je crois que Sidya, Abbé et les autres m’ont beaucoup apporté ». Plus loin, il dit que « toutes les autres communautés du pays » ont voté contre son camp. Dans ce cas, qu’il ne se réfère pas aux chiffres du 1er tour pour affirmer avoir été grugé. Tout le monde sait en Guinée qu’un candidat qui gagne ¾ des régions naturelles, qui gagne les voix de la capitale ne peux pas perdre en Guinée. Je suis également effaré qu’une personne qui postule à la magistrature suprême de notre pays se basent sur des rumeurs pour se forger des convictions. La partie sur la neutralité de l’ancien gouvernement de transition est en cela très instructive. Lui-même parle texto de « fond de rumeurs et d’anecdote ». Aujourd’hui, Alpha Condé et Sékouba Konaté sont comme chien et chat. La plupart des Malinkés trouvent d’ailleurs que Sékouba Konaté (entouré de Peulhs dans son entourage proche en ne citant que Tibou et ses femmes) a beaucoup aidé Dallein. Qui a dit entre les deux qu’il n’acceptera pas que tous les candidats se liguent contre un seul ? De ce point de vue, je trouve que Sékouba Konaté a fait du bon travail puisque s’il est à la fois dénoncé par les deux bords, c’est qu’il n’a pas été très loin de la neutralité. Concernant les audits, je ne vois pas pourquoi Dallein se sent dans le viseur. S’il était aussi innocent qu’il le dit, il devrait être zen et attendre avec impatience la publication de ces rapports. A sa place, j’aurai même provoqué un débat avec mes détracteurs et les aurai poursuivi en justice pour dénonciation calomnieuse. Il faut qu’il accepte sa défaite et sache que la présidentielle est finie. Plusieurs fois, Cellou se déjuge et se contredit. Il se dit victime d’ethnocentrisme mais n’hésite pas à présenter la « communauté Peuhle » comme ayant pour « seul tort de voter Cellou ». Il répète encore cette faute en parlant de « déplacements au forceps des communautés acquises à sa cause ». Monsieur Diallo, si Jean vote pour Pierre parce que Pierre est de son ethnie, cela s’appelle de l’ethnocentrisme. Donc stop au double discours. Cellou serait également bien inspiré de savoir qu’il y a une grande différence entre « tout sauf un Peulh au pouvoir » et « tout sauf Dallein au pouvoir ».
kaba, lundi 16 mai 2011
Merci cellou, vous savez abreuvoir vos moutons. Mais la Guinée est remplie des têtes bien faites et capables d`anticiper. Retenez bien cela le combat guinéen se fait en Guinée et pas ailleurs. Les élections présidentielles en sont une illustration, malgré le soutient de l’Élysée à votre personne. Donc concentrez votre énergie sur le débat démocratique en Guinée et essayer de montrer aux guinéens que vous êtes la personne qu`il nous faut. En tout cas la fraude c`est fini.
TAD, dimanche 15 mai 2011
AC est un veritable crocrodile, il faut etre plus dur cellou pour qu`il comprenne qu`il n`est pas mieux que dadis, conte ou Konate...il risque d`etre pire parce qu`il a 5ans devant lui...
waou, dimanche 15 mai 2011
Je suis convaincu que Alpha Conde cherche a tue CELLOU DALEIN DIALLO car il connait tres bien le Gouvernement et il se fait beaucoup d`amis PRESIDENTS et CADRES INTERNATIONAUX. Aucun Peulh n`aura la chance de connaitre le Gouvernement sous le regime d`une personne NON-PEULH.
MAME, samedi 14 mai 2011
Le Guineen chante les louanges de l`autre et discredit les valeurs de leurs COMPRATRIOTES (CELLOU et KONATE comme examples)qui sont eux honores et reconnus positivement par les Grandes Personalites DU mONDE.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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