jeudi 18 juin 2009
Les ratés politiques et économiques de la Guinée : peut-on prendre une perspective sociologique?

 En Afrique, l’on a tendance à voir du mauvais œil le fonctionnement des régimes défunts. Je suis un peu de cet avis et de l’avis de ceux qui, à la lumière des différentes opinions sur les web sites guinéens, estiment que l’intégrité de certains de nos dirigeants reste à désirer. Cependant, aujourd’hui après deux régimes chaotiques et un autre en dégringolade, je pense qu’il est temps d’avoir un débat constructif sur ce sujet. Par exemple, peut-on prendre une perspective sociologique pour expliquer ce problème? Une des réponses à nos problèmes se trouve peut-être là.

 

A mon sens, la complexité de la configuration sociale de nos populations fait qu’il est difficile de gérer notre pays comme les Finlandais, par exemple, gèrent le leur. Ou bien sommes-nous trop dupes pour amorcer une politique de rattrapage économique par rapport à des pays africains comme…….? Désolé, je ne puis en citer un car nous sommes tous confrontés aux mêmes problèmes. Alors voyez-vous la complexité du problème africain? Devons-nous blâmer l’esclavagiste blanc, le colon, les ratées de la gestion postcoloniale, ou encore l’analphabétisme - nous avons quand même eu des lumières dans les gouvernements précédents. Comment alors expliquer ce manque structurel de réussite de nos économies?

 

A la lumière des différentes opinions sur Guineeactu.com, j’aimerais bien avoir l’avis d’un expert sur ce sujet.

D’autre part, dans la perspective des présidentielles, que des atouts et de la bonne volonté affichée par nos leaders politiques. A les écouter, on a le sentiment, à tort ou à raison - je garde mon opinion à moi - qu’ils ont la clé du développement en main, alors que la clé du développement se trouve dans les mains du peuple. Ce peuple qui est constitué de plus de 70% d’analphabètes et de pauvres sans voix et qui n’aspire qu’à une chose: l’amélioration de ses conditions de vie. Ces populations sont les premières victimes des dysfonctionnements de nos institutions, de la corruption, de la mal gouvernance et de bien d’autres maux qui contribuent à la misère que nous constatons dans nos communautés. Alors ce peuple a besoin d’un autre message; un message d’espoir et de changement basé sur les principes utilitaire et de justice, et d’une dynamique politique d’inclusion de tous les talents du pays quelque soit leur origine ethnique. Je pense à des alliances politiques stratégiques sur la base de l’intérêt public. Vous savez nous autres non politiciens avons la ferme conviction que l’intérêt public doit toujours être mis en avant. Ceci étant, je souhaite bonne chance à tous nos leaders politiques, anciens dignitaires ou pas, qui amorceront une démarche politique inclusive pour un développement endogène. Cela peut paraître naïf de ma part, mais je pense que l’être humain est de nature bon (???).
 
Thierno Bah
pour www.guineeactu.com  

 

 

 

 

 

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Vos commentaires
alseny camara, vendredi 19 juin 2009
La pauvreté est l’ennemi numéro 1 de la Guinée. Je pense que les guinéens ont entendu trop de discours. Maintenant il faut être réaliste. D’abord reconnaître la situation socioéconomique actuelle du pays, une population jeune, à plus de 60% du total, en chômage chronique ; la faiblesse des infrastructures de bases indispensables pour la création de richesse nationale et par ricochet de lutte contre le chômage endémique et enfin la faiblesse de l’épargne nationale face au financement desdites infrastructures moteurs de croissance. Les atouts sont nombreux quatre régions riches et diversifiées, 300 km de côte maritime et l’histoire politique facile à résoudre. La solution est de trouver immédiatement les moyens financiers pour la réalisation des infrastructures de base (construction de dix barrages hydroélectriques pour un objectif de 2000 Mégawatts, soit 2 milliards Usd ; construction d’autoroutes deux fois deux voies Conakry-Dabola, Mamou-Labe et Mamou-Kissidougou, environ 1000 kilomètres pour un coût de 700 millions USD et l’ensemble des routes inter préfectures et districts du pays pour 1,300 milliards, la réalisation des grands hôpitaux spécialisés et équipés dans les 8 régions administratives, les grandes écoles spécialisées et équipées avec échanges avec les Universités africaines, Françaises, Canadiennes, Américaines, Chinoises et Asiatiques. L’aménagement de toutes les plaines et bas-fond du pays avec la coopération chinoise pour développer l’agro-industrie et la transformation sur le sol guinéen des ressources minières brutes en produits finis et semi-finis. Où trouvez les 10 milliards USD indispensables à la relance de la Guinée, partons en Chine comme les Américains. Tendons la main à la Chine comme au temps de la Révolution et acceptons l’installation de Base militaire chinoise au centre de la Guinée pour garantir les réalisations des infrastructures, discipliner les hommes en tenue et assurer le remboursement du prêt sur les vingt prochaines années dont cinq années de différée. Un cop de la 19ème

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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