Ils sont bien posés, pour éviter tous les dérapages…
Le capitaine Moussa Dadis Camara n’a que faire des sentiments, quand il s’agit de mettre de l’ordre et de rappeler à l’ordre. Le barreur tient bien le gouvernail et le bateau de l’espoir suivra sa route. Des mesures déjà prises et appliquées dénotent la volonté d’assainir, tout d’abord l’entourage, afin que le gouvernement nommé se qualifie davantage.
Pas de cache-cache, tout sera clairement étalé par le chef de l’Etat. Cela, pour exprimer les intentions nourries et permettre à ceux qui auraient encore des doutes sur le respect des engagements pris par le CNDD, de se défaire de leur supplice.
Au plan sécuritaire : Tout bouge et les résultats enregistrés sont palpables. Des narcotrafiquants et leurs complices sont dans la nasse.
Au plan alimentaire : Les opérateurs économiques ont pris les devants en faisant une baisse insignifiante du prix du riz, en attendant que l’ordre leur soit donné de faire preuve de compassion à la cause des populations qu’ils ont plumées, des années durant, sans daigner penser au ciel où ils monteront avec des recettes plus embarrassantes de ce qu’ils auront fait de leurs activités sur terre. Il y a aussi que les populations s’attendent à une autre baisse, plus conséquente, du prix du carburant à la pompe. Quant au courant électrique et à l’eau potable, une amélioration est attendue. Puisque dans ces deux secteurs, c’est la monotonie qui exprime le manque d’initiatives des responsables qui y hibernent, comme d’habitude. Faute de feu pour les réchauffer.
Dans les tout prochains jours, il se pourrait que bien des choses changent, pour marquer l’entrée sur scène du gouvernement. Les populations attendent avec impatience le bouleversement souhaité. Car, c’’est bien de cela qu’il s’agit. Nos vieilles habitudes nous sont tellement restées familières, que pour nous les faire abandoner, il faut plus que des mises en garde.Il faudra recourir, dans le pire des cas, à une éducation civique à la matraque, pour faire entendre raison à ceux qui ont perdu les oreilles, depuis des décennies, à force de ne vouloir rien comprendre de ce qui est clairement énoncé. C ette culture de la surdité guinéenne ne fera plus fortune là où un coup de botte aura plus d’impact qu’un discours dissuasif. Pourvu que la volonté de changer, s’accompagne de sentiment patriotique. Il faut une nouvelle culture pour le guinéen nouveau. Soyons-en convaincus.
Thierno Dayèdio Barry
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com