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Dans une lettre en date du 05 mai 2011, les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) de Mamadou Mouctar Diallo a porté à la connaissance du Procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance de Dixinn, le décès de Zakariaou Diallo qui constitue à ses yeux un homicide. Mais aussi et surtout en l'invitant à ouvrir la procédure qui sied pour ne pas que cet autre fait ne reste impuni.
Zakariaou Diallo, a rappelé le parti dans sa lettre au chef du Parquet d'Instance de Dixinn, "est décédé des suites de coups de feu tirés sur lui, à bout portant, à Bambéto, par les forces de l'ordre venues disperser les foules rassemblées pour accueillir Monsieur Cellou Dalein Diallo, le 3 avril 2011". Sans oublier le certificat médical qui confirme cette thèse: "A savoir que Zakariaou Diallo est mort par balles".
Tout ce que sait le parti, comme il l'a mentionné dans sa lettre, " est que cet homicide n'a fait l'objet d'aucune enquête par les autorités compétentes". Or a indiqué le parti, d'après l'article 5 de la constitution: "la vie et la personne humaine ont un caractère sacré". "Les articles 6 à 25 énumèrent les droits civils et politiques reconnus et garantis à tous ceux qui vivent sur le territoire national" a ajouté le parti.
Pour les Nouvelles Forces Démocratiques pour lequel militait feu Zakariaou: "Il est alors inadmissible, au plan du droit comme celui de la morale qu'une mort d'homme par balle survienne en pleine journée et que la justice ne soit pas rendue à la victime et à ses parents qui en éprouvent une douleur inextinguible" "Bien que militants de son parti, Zakariaou Diallo et ses parents sont avant tout des citoyens guinéens" précise t-il.
C'est pour cette raison, en se disant fondé sur la Constitution, le parti a demandé Procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance de Dixinn, autorité compétente, "de bien vouloir ouvrir la procédure appropriée pour établir les faits réunir les éléments de preuve, appréhender les auteurs et les traduire en justice, conformément à l'article 38 du code de procédure pénale".
"Les circonstances et le lieu de la mort étant précises facilite la conduite de l'enquête" a indiqué par ailleurs le parti de l'ancien ministre de l'élevage sous la Transition de Sékouba Konaté.
"Le principe d'égalité de tous devant la loi et les juridictions, le principe d'inéluctabilité du châtiment et l'idéal des populations d'éliminer l'impunité exigent de rétablir la confiance des citoyens dans la sûreté juridique dont la justice et la garante. Cette garantie sert de fondement à la sacralisation de la vie et de l'intégrité physique de la personne humaine sans discrimination" a conclu les Nouvelles Forces Démocratiques
Heinan Goba pour www.guineeactu.com
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