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On ne le dira jamais assez, les marchés de Conakry puent sous le spectacle de l’insalubrité. Du marché d’Enta au marché Madina en passant par ceux de Matoto et de Bonfi, le constat est le même. Partout, les alentours et l’intérieur des marchés sont couverts d’ordures de tout genre. Le tout dégageant une odeur insupportable. Au marché de Matoto par exemple, on se tient le nez au passage à cause de l’odeur nauséabonde du gros tas de pourriture érigé à côté de la Station Total. Les jours entiers, les immondices, les restes des aliments non vendus sont parsemés çà et là, comme s’il n’existait pas ici un service d’hygiène. L’insupportable constat est surtout de voir des femmes vendeuses assises près de ces ordures. L’odorat de ses vendeuses a fini par s’habituer à ces mauvaises odeurs. L’on ne s’aperçoit guère du risque de maladie que courent les consommateurs. A la question de savoir où se situe la responsabilité dans cette insalubrité, les commerçants se défendent. Selon eux, ils paient l’impôt, le droit de marché et des taxes journalières dont ils ne comprennent pas l’utilisation. D’autres « Yenguémas » se trouvent dans la même situation. Au marché dit de la forêt, à cause des condiments provenant essentiellement de la région forestière, l’anarchie y est totale. Par manque d’espace, les vendeuses vont jusqu’à occuper les abords de la chaussée. Ce qui affecte parfois le flux routier à ce niveau surtout les jeudi matin, jour d’arrivée de ces commerçantes en provenance de la région forestière. Quant au marché de Madina, l’on n’a pas tardé à remplir les caniveaux de la nouvelle route construite. Ce qui, à ce niveau également, donne du dégoût à tout passant. Alors, l’on se pose des questions dont on n’aura peut-être jamais de réponse satisfaisante, à savoir comment sont gérés les marchés. Quel rôle jouent les structures administratives de la ville de Conakry pour faire face à cet épineux problème de gestion. Tonguino Faya Bernard L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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