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son slogan de sensibilisation, jurant par tous les Dieux que tout est déjà bien parti et que, sans faute, le calendrier sera respecté. Le retard est déjà consommé. Puisque la révision des listes électorales qui est l’une des étapes de base de l’opération est toujours attendue. Tout ce battage médiatique autour des prochaines législatives, n’a pour but que de sensibiliser les bailleurs de fonds et autres partenaires de la Guinée, rien que pour renflouer la caisse de la Commission qui se dit être déjà à pied d’œuvre. L’on nous parle de transparence, d’impartialité de la CENI, de cartes électorales portant la photographie de l’électeur… et pititi et patata ! La vérité est que les élections prévues pour décembre, du fait même du retard dans l’organisation du scrutin ne seront pas possibles en décembre. Un défi que la Commission ne pourrait prétendre pouvoir relever. A moins que, trouvant des excuses là où il ne saurait en être question, elle saute des étapes, pour nous ouvrir les bureaux de vote, plus pour respecter un certain calendrier, improvisé, que pour aboutir à des résultats crédibles. D’ailleurs, cette crédibilité dont la CENI s’entoure déjà, non sans l’avoir prouvé sur le terrain, est d’autant un saupoudrage, que la cupidité de certains membres de la Commission se passe de commentaire. Nous ne parlons pas de magouilles, nous le pensons, comme bien d’autres citoyens, qui se refusent d’être dupes. La toute première épreuve de la CENI, c’est sa franchise dans la fixation de la date du vote, or à ce niveau, rien ne semble obéir au programme élaboré. Donc tout est rêveries. Pour ce qui est de faire des cartes électorales avec photo de l’électeur, en voilà l’une de ces farces qui nuiront au crédit de la commission. Supposons que cette opération soit même lancée, combien de temps faudra-t-il pour la boucler ? Etant donné la mobilité des citoyens et leurs occupations quotidiennes. Du jamais vu dans un pays africain ! C’est le menu de toutes ces déclarations pompeuses dont l’objectif est moins de changer les vieilles habitudes que de mener encore les électeurs guinéens en bateau. Le souci que se fait la CENI pour prouver sa bonne foi et son esprit impartial, contraste avec les réalités du terrain. Pour l’instant, les électeurs attendent d’être tout simplement recensés et de se voir munis de cartes d’identité électorales, avant de se convaincre du fait que pour une fois, les urnes changeront de langage. En décembre la Commission n’aura même pas fini de compter son budget alléchant. Qu’on nous dise la vérité ! Thierno Dayèdio Barry L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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