mardi 26 février 2008
Les législatives comme panacée
Ben Sekou Sylla

Il y a certainement des préalables pour que les prochaines législatives répondent aux attentes. Ni la bonne foi du président de la CENI, ni la disponibilité du gouvernement ne suffiront. Il faut que les résultats définitifs reflètent la vérité des suffrages exprimés. C’est bien à ce niveau que tous les efforts déployés, des mois durant, toutes les campagnes politiques sont mal récompensés. C’est une vieille habitude, depuis que les urnes ont refusé de changer de langage en Guinée. Et même si la transparence était observée, à quelle assemblée s’attendre ?

D’aucuns pensent déjà qu’il suffit que l’opposition se tape la majorité des sièges pour qu’il soit possible de freiner les allures altières de l’exécutif dans la jouissance de ce qu’il se reconnaît comme son espace inviolable. Faudrait-il oser parler de manque de cohésion au sein d’une opposition politique aux intérêts multiples, qui ne sent le besoin de parler d’une voix que pour cacher sa division ?

Quel rôle le ministère de l’intérieur va-t-il jouer, pour que tout puisse se passer comme il serait souhaitable ? Sur le terrain, certaines dispositions encombrantes, comme le maintien, jusqu’à ce jour, des sous-préfets à leurs postes, sont loin de rassurer, puisque rien ne prouve qu’il sera procédé à leur remplacement avant les élections. En tout cas, si cela devait être subordonné à un décret présidentiel, il faudra, depuis maintenant, jeter les cauris. Il y a aussi le fait que le gouvernement en place et les partis politiques de l’opposition ne semblent pas regarder dans le même sens. Voilà qui aura son pesant dans la position du ministre en charge du scrutin. Les erreurs sont humaines. Les observateurs nationaux et internationaux n’ont jamais dénoncé des irrégularités qui mettent en cause la crédibilité des résultats. Tous les abus sont  mis au compte des erreurs inhérentes à  l’imperfection humaine. Et tant mieux !

De son côté, le président de la CENI s‘emploie à ce que le budget devant être alloué à son institution lui tombe entre les mains. Les poches des membres de la commission ont déjà trop souffert des dépenses effectuées. Le report répété de la date des élections reste tout aussi un sujet de dépression, au point de faire croire que rien n’est encore clair dans cette histoire qui nous rappelle toutes les autres histoires d’élections bâclées.

Thierno Dayèdio Barry

Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com     

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Vos commentaires
ibou, samedi 1 mars 2008
le kenya est la pour nous montre le chemin en tout cas les guineens ne ce leseront plus voler leur victoire

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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