mercredi 20 février 2008
Les forces vives se réorganisent

Les partis politiques de l’opposition et les principales centrales syndicales se sont réunis la semaine dernière au palais du peuple. Une rencontre dont le but portait sur une conjugaison des efforts des différentes composantes des forces vives de la nation, en vue de précipiter le changement auquel aspire tant le peuple de Guinée.

L’opposition guinéenne dont les piètres performances sur le terrain ont permis au pouvoir de faire dans l’excès, à travers une mauvaise gestion des deniers publics, veut dorénavant se mettre à l’avant-garde de la lutte pour le changement. Un rôle qu’il faudra disputer à l’Inter centrale CNTG-USTG élargie à l’ONSLG et l’UDTG et à la société civile, qui eux, se sont affirmés en de véritables mouvements soucieux du sort des pauvres populations durant les évènements de janvier et février 2007.

C’est sans doute face à leur incapacité à faire cavalier seul contre un pouvoir qui ne veut pas entendre parler d’alternance, que ces partis politiques ont décidé finalement de faire coalition avec les autres composantes des forces vives de la nation, en vue d’une synergie d’actions. Ce réveil de l’opposition que d’aucuns qualifient de tardif, est survenu au lendemain de la chaude alerte lancée par les centrales syndicales, qui menaçaient de conduire une nouvelle grève à compter du 10 janvier dernier. Un débrayage dont les motifs portaient sur le non respect du protocole de janvier 2007.

Il a fallu alors que les leaders religieux, les présidents des Institutions Républicaines et les sages des quatre régions naturelles du pays, se mobilisent pour désamorcer la bombe. Cette menace de grève a permis de tirer le comité de veille de sa torpeur. Depuis, les concertations se multiplient afin que l’on ne replonge plus dans une crise qui pourrait déboucher sur des affrontements, comme ce fut le cas l’année dernière. L’opposition qui prêche une unité d’action des différentes composantes de la nation, a compris, finalement, qu’à force de dormir sur ses lauriers elle a laissé syndicats finir par occuper le terrain. Ce qui, aux yeux des populations leur a permis de gagner en notoriété.

On a beau qualifier leurs revendications de politiques, cela n’a en rien entamé leur crédibilité. L’avenir de la Guinée ne peut donc se discuter sans ces mouvements de la société civile. L’opposition l’a appris à ses dépends. Et elle espère mieux gagner en tendant la main aux autres. Pour une réorganisation des forces vives.

Mamadou Dian

Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com

Retour     Imprimer cet article.    


Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011