A la suite d’une motion votée le Samedi 17-01-09, par l’assemblée des Guinéens (de Suisse, Hollande, Belgique, Paris et provinces Françaises, répondant à l’Appel des organisateurs pour des Assises des Guinéens de l’extérieur, à 14h, à la Bourse du Travail de Saint-Denis), une délégation s’est rendue le Lundi 19-01-09, à l’ambassade de Guinée à Paris, et a pu rencontrer Hadja Makalé Camara, de 16h à 17h30, en présence de M. Campel (invité surprise).
Cette délégation a transmis à l’ambassadrice l’indignation de ses mandants qui ont attendu en vain de 14h à 20h, la visite promise par la forte délégation du gouvernement, du C.N.D.D., des Syndicats et de la Société civile.
La délégation du CNDD, conduite par le ministre d’Etat Boubacar Barry, comprenait le Commandant Biro Condé, M. Ben Sékou Sylla Président de la C.E.N.I., Hadja Saran Daraba, vice-présidente chargée des questions politiques, Mme Penda du syndicat, Mr Demba de l’administration entres autres.
Des excuses et des regrets avaient déjà été présentés dès le Samedi 17 Janvier, vers 21h30, à l’Hôtel Ibis, par le Commandant Biro Condé, au nom de tous les officiels, pour avoir manqué à la parole publique donnée et reconnue, en présence de nos compatriotes venus de Suisse, Hollande, Belgique et des provinces de France.
Les organisateurs de la rencontre de la Bourse du Travail étaient donc en droit de croire que le chef de la mission diplomatique guinéenne était la première responsable de cette déplorable image de division des Guinéens de France, puisque la délégation du CNDD, a dû se rendre à une autre réunion organisée par M. Campel Cissé, président de la C.A.G.F., qui est loin de représenter toute la communauté guinéenne de France (beaucoup s’en faut), à plus forte raison celle d’Europe.
Madame l’ambassadrice, après avoir mis tout cela au compte de dysfonctionnements, malentendus et autres propos dilatoires jusqu’à preuve du contraire, a fini par présenter ses excuses à « la communauté guinéenne, et non aux organisateurs de la réunion de la Bourse du Travail, qui auraient dû, selon elle, la prévenir elle, d’abord ».
Ce n’était pas assez pour Madame l’ambassadrice, que le chef de la délégation nationale fût averti et eût déjà donné son accord, confirmé quelques heures plus tard par la promesse ferme du Commandant Biro Condé à l’Hôtel Ibis, dans la soirée du vendredi 16/01/09, assurant que la délégation irait bien aux deux réunions, à 11h à l’AGECA avec M. Campel, et ensuite à la Bourse du Travail à 15h !
Chacun appréciera la sincérité de ces excuses, puisque M. Campel avait refusé trois jours auparavant, la proposition de l’un des organisateurs de recevoir la délégation à la Bourse du Travail, au lieu d’improviser en si peu de temps des recherches pour accueillir notre délégation nationale qui avait émis le souhait de rencontrer la communauté guinéenne de France.
En effet, la rencontre de la Bourse du travail était programmée depuis plusieurs semaines et le président de la CAGF le savait. Il n’a cependant pas hésité une seule seconde à frustrer ses propres concitoyens accourus de France et de plusieurs pays d’Europe (voir ‘’Lettre ouverte à son Excellence....’’, justement destinée à prévenir ces « dysfonctionnements »).
Enfin, nous attendons encore la réponse de son Excellence, à notre Lettre ouverte (qui mettait en cause M. Campel présent à cette audience du Lundi 19), pour lever tous les doutes sur la sincérité de ses excuses bien ciblées.
Pour les Guinéens présents à la Bourse du Travail de Saint-Denis,
El Hajj Saïdou Nour Bokoum
Oumar Cissé de Bma
Paris, le 21 Janvier 2009