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Après toutes les répressions qu’a connues la Guinée, elle se voit coincée entre une nouvelle répression des militaires incultes et une persécution politico ethnique. Les fils de ce triste pays ont toujours payé le prix de la confiance qu’ils ont placée au niveau de ceux qui sont censés être l’élite pour conduire les affaires de l’Etat.
En 1958, la population guinéenne avait cru que Sékou Touré était celui qui pouvait assouvir ses besoins fondamentaux. Après l’acquisition de l’indépendance, le jeune président a pris tous ses compagnons de lutte pour les foutre au camp Boiro en guise de récompense. Et les plus chanceux ont pris le chemin de l’exil. Donc il a trahi la confiance du peuple.
A sa mort, le peuple de Guinée a encore porté sa confiance à un militaire qui a favorisé plus de liberté et qui a permis aux Guinéens de découvrir les horreurs du régime défunt. Il a ouvert les portes du camp boiro et a invité tous les exilés à rentrer au bercail avec garantie de sécurité. Le peuple nourrissait encore d’espoir, en se voyant être affranchi de ce régime odieux. Mais puisqu’il était contaminé par le virus du pouvoir, il a à son tour trahi la confiance placée en lui et il resta au pouvoir pendant 24 ans.
Après la mort de ce dernier, le peuple qui devait choisir entre le changement dans la continuité et la continuité dans le changement, rata l’occasion en portant son choix sur le premier. Il eut la malchance d’avoir comme président M. Dadis. Et celui-ci comme tous cses pairs trahit la confiance placée en lui.
Malgré cela, le peuple ne se découragea pas, il porta son espoir sur un général engagé dans l’organisation d’un scrutin transparent et qui se dit être pressé de quitter le pouvoir. Peut être c’est dans le souci de préserver la paix que ce dernier a accepté 4 mois d’intervalle entre deux tours. Pourtant le médiateur dans la crise guinéenne M. Blaise Compaoré avait déconseillé aux autorités en charge de la transition, d’observer trop de temps entre les deux échéances électorales.
Le général a eu la largesse de confirmer une date proposée par une CENI ayant à sa tête un président mal élu. Et curieusement, il refuse de serrer la main du vice-président d’un parti politique admis au second tour tout simplement parce que ce dernier a réclamé un chef neutre à la tête de cette institution. Par ailleurs, au nom de l’unité nationale, le général est resté indifférent face à cette attaque orchestrée par l’armée contre le premier responsable de l’observatoire national de la défense des droits humains au moment où le pays traverse une période de fortes tensions politiques et sociales.
Il est temps de rappeler que la crédibilité d’un politique ne repose pas sur ses discours mais plutôt sur la cohérence entre ses propos et ses actes.
Ayez enfin pitié chers décideurs, de ce peuple à bout de souffle!
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