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Depuis quelques jours, nous avons appris la venue en Guinée d’une société sud-africaine dans le cadre des préparatifs du second tour de l’élection présidentielle 2010. Il s’agit de la société WAYMARK, spécialisée dans le traitement et la centralisation des résultats des élections.
Avant le premier tour, Lounceny CAMARA s’est rendu en Afrique du Sud où il a négocié le marché. Mais n’ayant pu l’imposer à Ben Sekou SYLLA du fait des complications liées à la mise en place du projet, maintenant il profite de sa position actuelle pour mettre en place ce système.
D’après des sources non officielles, c’est ce qui expliquerait le vol des ordinateurs la semaine dernière au Data Center pour empêcher la mise en place du système OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) auquel tout le monde a adhéré (les deux partis en compétition, la CENI, l’UE et les observateurs de la CEDEAO, du PNUD, de l’UA et du Centre Carter, de l’IFES…..).
Il est à noter que ces ordinateurs étaient en place depuis plus de 5 mois et personne ne les avait touchés.
Les ingénieurs de WAYMARK, au nombre de 6, sont arrivés à Conakry le jeudi 30 septembre 2010 avec leurs matériels.
Le risque, si cela se réalise, est que si on met en place les 2 systèmes parallèlement même pour une différence d’un centième de près, le camp perdant ne va jamais reconnaitre sa défaite ; ce qui entrainerait des graves problèmes et retarderait la proclamation des résultats dans les 72 heures qui suivent le scrutin.
Mais au sein de la CENI, la venue de cette société suscite beaucoup d’inquiétudes car c’est un système monté par Lounceny et ces ingénieurs ne connaissent que Lounceny et lui seul.
La même source nous apprend que la société à travers la CENI sud-africaine a fait don du matériel à la Guinée mais les charges liées à la mise en place et à l’exploitation du système sont à la charge de la CENI guinéenne. Selon les informations reçues, les partenaires techniques et financiers de la Guinée n’entendent pas y investir.
Même si on doit utiliser le système manuel de traitement et de centralisation, il faut complètement écarter cette société en raison de ses liens privilégiés avec le président autoproclamé de la CENI, Lounceny Camara.
D’autres fait qui méritent une attention particulière est le fait que depuis l’élection de Lounceny à la tête de la CENI, le gouvernement s’est précipité pour mettre en place tout le budget électoral « dont le gap était de 27 milliards » alors qu’il trainait les pieds depuis des mois.
Il est important de rappeler à l’attention des autorités guinéennes que la Guinée n’est pas le seul pays en période électorale, il y a entre autres la CI, le Tchad, le Niger, Haïti, le Cameroun, Madagascar et la République Centrafricaine….. qui ont tous besoin de l’appui et de l’accompagnement de la communauté internationale et si le gouvernement ne manifeste pas sa volonté politique d’aller aux élections le plus rapidement possible, le pays risque de se retrouver au second plan.
6 octobre 2010
DIALLO Maladho Délégué de l'UFDG à la CENI - Membre du Comité Technique d'Action de Suivi et d'Evaluation du Processus Electoral Presse en ligne et Internet --- Directoire de campagne UFDG 2010 UFDG-Online
NB : Cette société a eu des problèmes en 2005 à Zanzibar - Tanzanie « Ile autonome qui élit son président pour les affaires internes » pendant les élections présidentielles. La commission électorale de l’Ile avait rompu son contrat car cette société avait inscrit 2007 électeurs fictifs sur le fichier électoral. Voir : http://www.malango-actualite.fr/article/fin_de_la_verification_des_listes_electorales_a_zanzibar-228.htm
www.guineeactu.com
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