lundi 8 février 2010
Les chambres froides et la maison hantée de l’histoire : de Siriman Kouyaté à Jean-Marie Doré

Siriman Kouyaté qui a présidé la production du rapport de la commission d'enquêtes du CNDD n’est qu’un bipède. A la place d’un cerveau il doit avoir une machine en panne coupée de la réalité. Ce machin rouillé baigne dans un cynisme épais et imperméable au minimum de sympathie qui permet de s’identifier aux douleurs d’autrui. Cette désolante et maladive condition lui aura permis de disculper avec une tranquille bonhomie les commanditaires du massacre du 28 Septembre 2009 et de rejeter sans états d’âme toute la responsabilité sur Toumba. On a affaire ici à un être qui s’est défait volontairement de la capacité de penser et de s’émouvoir. Il ne veut pas s’encombrer des nuances du doute et veut vivre sous l’aiguillon des instincts de conservation et du tube digestif. Seul un tel dépouillement animal permet d’expliquer les recommandations que ce prétendu magistrat administre dans son interview à guineenews.org :

« Nous avons également demandé de faire en sorte que les chambres froides aient leur capacité élargie. Aussi bien à Donka qu’à Ignace Deen. Nous nous sommes rendu compte que lors de la présentation et de la remise des corps aux parents le 2 octobre 2009, ce n’était pas très gai. Il y a eu des échauffourées entre les parents et les forces de l’ordre en raison de l’état de conservation des corps. Tout cela parce que la capacité des chambres froides est très limitée. Nous demandons à l’État de faire des efforts pour répondre à ce besoin."

Cette froide (sic) recommandation fait trembler. Que la nation guérisse ou pas de ses traumas passés et actuels, Siriman Kouyaté aura acquis des palmes d’honneur peu enviables dans le bêtisier de la nation. Des épouvantails de sadisme ont parsemé notre horrible jeune histoire : des récents au plus vieux, on peut nommer les Daddis, les Siaka, les Sekou, les Ismaël etc. Siriman Kouyaté nous laissera l’image troublante d’un croque-mort, à califourchon sur l’escabeau de la morbidité, happé dans une logique de criminelle, comme ces ingénieurs des camps nazis, méticuleux et préoccupés de logistique dans l’accomplissement de leur forfaits. Avec une prémonition tranquille, il veut tout juste savoir s’il y a des capacités suffisantes pour recevoir les cadavres des prochains massacres ; nul ne pourra dire que nous n’avons pas été prévenus.

Pour cet ange de malheur, la priorité n’est pas d’équiper les hôpitaux pour traiter les cas actuels de viols. Tant pis si nos sœurs qui ont échoué dans les banlieues de Dakar et d’Abidjan ne peuvent curer les contusions de leurs parties intimes et les viols de leurs âmes auprès des leurs. Comment ces victimes se meurent en silence dans les mouroirs de Conakry, comment elles cherchent l’apaisement auprès des guérisseurs des villages, dans les bénédictions des mosquées, dans les silences des familles et de la nation, Siriman Kouyaté n’en a cure. La rééducation pour les éclopés qui veulent réapprendre à vivre après un voyage dans l’enfer des sbires du CNDD est, pour Siriman Kouyaté, une question de moindre importance par rapport à l’approvisionnement en chambres froides des hôpitaux du pays pour la gestion des stocks des cadavres de demain. D’où cet homme a-t-il tiré une telle morbide prédilection et une telle inversion des priorités ? Est-il malade d’une démence personnelle ou est-il le symptôme troublant d’un cynisme dans lequel la nation baigne ?

On a révélé sur l’interne que la maison de Jean-Marie Doré lui avait été octroyée par Sékou Touré pour des services rendus comme indicateur. Plus précisément, on apprend que la maison en question est la propriété de Baidy Gueye. Baidy Gueye était un homme d’affaire originaire de Dinguiraye. Il fit fortune en Côte d’Ivoire. L’histoire dit qu’il fut un des nombreux bienfaiteurs qui aidèrent Sékou Touré à ses débuts. A son retour en Guinée, il créa la boulangerie moderne SADICOM et plusieurs autres compagnies dont une société immobilière. En 1969, il disparaitra, victime d’un des nombreux complots fictifs du PDG.

L’accusation que le premier ministre que la nation s’est donnée pour conduire la transition vers la démocratie habite le cénotaphe secret d’une victime d’un régime honni dont il fut un des agents patentés n’est ni fortuite ni une simple coïncidence que l’on pourrait évacuer d’un revers de la main. Même avec le prétexte qu’on a des choses plus importantes à régler. Surtout pas aussi avec l’excuse commode et usée de la division ethnique qui voudrait que l’auteur de ces lignes, de par la consonance de son nom, serait bien-entendu d’une tribu faussement adverse. L’accusation devra être prise pour ce qu’elle est : une lave qui échappe des volcans jamais éteints du passé. Elle surgit dans la déréliction des rumeurs sur les postes ministériels pour lancer une interpellation anodine (qui ne sera pas perçue pour sûr) à un peu de décence dans le management de nos affaires publiques.

Pour Jean-Marie Doré, cette information pose plus que des questions d’intégrité, d’espionnage et de concussion. Elle pose des questions sur la santé mentale de l’homme. Il faut souffrir d’une insensibilité et d’un cynisme maladif (semblables à ceux de Siriman Kouyaté) pour pouvoir, des décennies durant, dormir dans un habitat qui symbolise l’assassinat doublé de la spoliation matérielle. Une marque déposée du PDG. Dans le tribunal où se jugeront les crimes imprescriptible du Parti-État, il serait doublement répréhensible : d’avoir fait tuer et d’avoir dépossédé ses victimes. Si jusqu'à présent, son cerveau inhibé par le refus de mettre son passé sous l’examen de sa conscience lui a permis d’habiter cette maison hantée, il n’échappera plus jamais aux questionnements de circonstance et de ceux de l’histoire.

Pour la famille de Baydi Gueye, ce fait devrait être une occasion de documenter et publier la vérité sur cette maison. Elle pourrait bien être le moyen pour réhabiliter leur père et l’élever des fosses de victimes anonymes à celui d’un individu qui, par l’insolence des non-repentis, continue à subir d’outre-tombe les injustices d’une classe politique qui refuse de se pencher sur les méfaits passés. L’effet pourrait être contagieux et pourrait secouer la léthargique maladive et l’amnésie sur laquelle s’est greffée avec succès une culture d’impunité et d’arrogance.

Il est présomptueux et futile de s’adresser à la nation. Il faut donc s’adresser aux intellectuels, aux agitateurs politiques, aux prétendants au pouvoir pour en appeler à leur sens de décence. L’absurde situation de Jean-Marie Doré pourrait bien être une opportunité de salut ou une preuve de malédiction. Si, dans un ultime sursaut de moral, les citoyens encouragés par les dirigeants peuvent soutenir la famille de Baydi Gueye et demander enfin l’instruction des faux procès du passé et la restitution en chaines des biens volés, nous avons une chance de mettre fin à l’impunité. Si, par contre, on laisse encore le passé pourrir sous nos regards, bien que nous ayons des pièces à convictions indiscutables, avec le fumeux prétexte de réconciliation nationale ou d’urgences alimentaires, alors nous n’aurons pas de reproche à faire aux Siriman Kouyaté d’aujourd’hui et de demain. Nous aurons définitivement prouvé que nous adorons notre maladie et qu’il est inutile de chercher à nous en guérir.

Il est illusoire de croire au repentir des criminels non jugés. Leur mauvaise conscience leur dicte la compulsion de toujours vouloir ensevelir les questions sur leur passé ou de les diluer sous une culpabilité collective ou ethnique. Les questions qu’ils dissimulent resurgiront toujours sous des formes différentes, tantôt lancinantes, tantôt aigues, tantôt violentes. Car, quoique l’on veuille, elles sont la marque de notre véritable identité. Notre condition de guinéens est de savoir s’il faut les assumer dans la lucidité ou de feindre de vivre dans une société normale et de s’éteindre dans la lâcheté.


Ourouro Bah


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Sékou Oumar Camara, mercredi 10 février 2010
Ma pauvre Guinée a encore du chemin devant elle! Le frère Ouroro Bah écrit un papier sur les propos de Siriman Kouyaté-fils de Lucifer et sur la maison de JMD, dont certains affirment qu`il s`agit d`une maison qu`on a dépouillée du cadavre d`un compatriote innocent, et, pan, on divague. On parle de peuls haineux, on parle de pardon, d`oubli, d`Hitler, de guillotine, je ne sais de quoi d`autres. Il faut que les gens arrêtent le vagabondage intellectuel. Si vous voulez apporter la contradiction à quelqu`un, focalisez-vous sur ces écrits, laissez ses "supposés parents" en paix! Compris, Abdoul et consorts?
abdoul, mercredi 10 février 2010
Vous ne prendrez aucune grande nation qui ne soit pas passé par des périodes de crimes. Ce sont des étapes à franchir et des obstacles à surmonter pour les nations. Lynch a inventé le lynchage aux Etats Unies et les Noirs étaient pendus. En France la révolution Françaises a fait tellement de victimes. Savez-vous que des savants comme Galilée Lavoisier furent tous décapités. Savez-vous qu’en Russie le communisme a entrainé 40 millions de morts parmi lesquels les juifs formerait a moins la moitié. Pensez vous qu’il y’a eu justice pour tous ceux-ci. Mais on n’entend pas ces gens reparler de ca à tout bout de champs. Ils comprennent le sens de l’histoire et savent que pour avancer il faut parfois savoir oublier ou alors pardonner le passé malheureux, mettre son orgueil dans sa poche. Incha allah, Dieu donnera le pouvoir a un bon fils du Fouta, peut être cette année, ce sera un homme qui comprendra que pour qu’il n’y pas deux Guinées, le pardon est capital. Car je vous le dis ici encore vous passerez 100 ans à vitupérer, vous ne réussirez pas a ostraciser un grand homme. Peut être vous le ferez momentanément en Guinée avec tous les problèmes que cela entrainera. En Afrique vous ne réussirez jamais. Avez-vous vu ces clubs qui s’érigent partout en son honneur…avez-vous entendu parler de l’histoire de l’Afrique des indépendances sans que son nom ne revienne a chaque fois. Attendez que la France livre officiellement ses dossiers secrets, vous verrez pourquoi toutes vos campagnes ont lamentablement échoués. On ne peut pas aider les autres a vouloir détruire son pays et se présenter en victime, après. L’auto-victimisation éternelle ne fera que vous nuire, ca crée un mal être, un sentiment de méfiance et de rejet. C’est une faiblesse qui vous fera passer pour ceux qui a toujours un problème avec les autres. Depuis plus de 40 ans vous vous êtes lancés dans un combat que vous ne gagner pas faire accepter par le monde entier que vous êtes les super victimes. On vous comprend. Cette haine est un phénomène héréditaire. Pourtant ce n’est pas le PDG qui a brisé le système ou seul un pur-sang régnait et les autres étaient des esclaves ou citoyens inferieurs… « les enfants de mes esclaves sont les esclaves de mes enfants », c’est le colon qui l’a fait. Le PDG n’a fait que renforcer le nouveau système d’égalité ou celui qui était jadis appelé esclave peut aspirer a la magistrature suprême au même titre que son maitre. C’est la que la haine a commencé et la haine a entrainé la haine. A cause de cette haine a peine voilée contre Sékou, par certains d’entre vous, la nation ne respire pas. Mais l’effet boomerang risque de commencer. Comme dirait l’autre, il serait mieux de remplacer les « on ne nous aimes pas, on ne veut pas de nous, c`est toujours nous les martyres » par « avec nous la Guinée sera plus belle, avec nous tout le monde aura du travail, avec nous ça sera la démocratie pour tout le monde etc... » C’est mieux que la victimisation éternelle. C’est Dieu qui a voulu et lui seul a sa raison de vouloir qu’on passe 26 ans a lutter contre Sékou et son régime sans réussir…C’est le même Dieu qui a voulu qu’il meurt naturellement et soit enterré avec des cérémonies grandioses. La Guinée ira mieux le jour que vous laisserez cet homme tranquille. Il est mort et il a rejoint ses victimes vraies ou supposées, c’est Dieu qui le jugera.
abdoul, mercredi 10 février 2010
Apres toute la campagne pour l’indépendance en 1958, toute la Guinée vote "NON" (c’est à dire OUI à l`indépendance et Seule Fouta dit "OUI"(C`est-à-dire non à l`indépendance totale). Les gagnants du "NON" se sont méfiés des diseurs du Oui. Et ces derniers ont utilisé cela en bouc émissaire pour s’auto-victimiser. De là commence une haine réciproquée par l’homme du 28 Septembre 58. Une fraction d’intello, qui ne représente pas tout le foutah s’aligne alors derrière la métropole revancharde pour prouver que Sékou Touré avait tord et le" NON" était un mauvais choix. On finira par fournir les munitions a la métropole pour une tentative répétée et vaine de déstabiliser la révolution. Et la révolution y verra la confirmation "de la trahison de cette fraction d’individus. Les français eux avant de mourir reconnaitront dans leur mémoire que depuis 58 un dispositif était en place pour mettre a mort Sékou et sa révolution. On ne le tuera pas mais on le fera échouer. Mais cette fraction au lieu de dire la vérité, elle nie ce que ces blancs disent et transmette leur haine a la descendance au point que le chose devienne endémique au sein de la jeunesse intellectuelle de toute une région. Mes compatriotes, la haine ne nous mènera nulle part. Je connais pas mal de gens qui veulent voter pour un ressortissant du Foutah, mais craignent de le faire a cause de la haine qui nuit aux leaders de cette région, alors qu’ils méritent bel et bien de diriger ce pays qui est aussi leur pays que beaucoup de gens de cette régions ont dignement contribuée à construire. L’auto victimisation éternelle est une faiblesse. Les familles des victimes de 85 savent que leur parents ont été tuées injustement. Le tord de beaucoup d’entre eux était d’être liés ou proches a certaines personnes de l’ancien régime. Mais on n’entend jamais ces gens faire de cela une hymne qu’il faut entonner à tout bout de champ. C’est aussi cela la force d’un être humain, la capacité d’encaisser et de se dire que plus jamais cela n’arrivera
Laurent, mardi 9 février 2010
La logique dans l`exposé de M. Siriman Kouyaté est sans faille; n`en déplaise à ses détracteurs. Elle montre surtout la bonne foi et la bonne volonté de sa commission qui a exploré tous les aspects du drame du 28 Septembre. Pourquoi les ONGs et les individus qui se sont précipités auprès de la Commission envoyée par l`ONU ont ils refusé d`apporter la preuve de leurs allégations à la Commission de M. Siriman ? Il suffisait d`apporter la contradiction aux travaux de cette commission. On voit bien que ce qui les intéresse c`est verser l`opprobe sur leur propre pays. Tout le monde sait que les chambres froides des hôpitaux en Guinée sont insuffisants. Les guinéens n`ayant pas les moyens en savent quelque chose lorsqu`ils ont un décès dans leur famille, obligés parfois de faire des enterrements à des heures indues. Quant à la première république, si vous vouliez vraiment connaître la vérité, vous et vos semblables ne vous seriez pas précipités pour tuer tous les frères de Sékou Touré et ses compagnons et même certaines personnes de son ethnie dans un pogrom pour soit disant vous « venger ». Vous auriez exigé qu`un procès dans les règles de l`art établisse toute la vérité. C`est la même méthode de fuite en avant qui caractérise les accusations actuelles. Ce n`est certainement pas la bonne méthode pour conquérir le pouvoir en Guinée. Personne n`a oublié quoi que ce soit
moussa diallo copenhague, lundi 8 février 2010
monsieur bah ourouro vous nous avez montre un passage tres important du discours de siraman kouyate . sans vous moi personnellemnt je n´aurais ps pu savoir le sens de sa recomandation d´augmenter les chambres froides pour l´avenir c´est une profonde deception pour le peuple auquel siraman appartient mais aussi une himiliation pour les familles des victimes . il dit enfin qu´il a un sentiment de satisfaction d´avoir accompli un travail qui lui a ete donne cela prouve encore une fois qu´il ne merite ps le nom magistrat qui lui est atribue. persone n´est surpris ni les victimes ni les bouchers qui l´ont designe´.SIRAMAN entre ds l´histoire de la guinee pour avoir ose de lire ce document devant la nation . que dieu benisse la guinee
Sékou Oumar Camara, lundi 8 février 2010
Mon cher N`Famara, il ne faut pas faire de confusion. Je suis relativement jeune (30 ans) pour ne pas savoir s`il y a eu des traitres ou pas, qui ont complété contre le régime de Sékou Touré. Mais, de ce que j`ai pu lire, entre autres, dans le Livre blanc sur la cinquième colonne, j`en déduis que sous Sékou Touré, on ne s`embarrassait guère de rechercher la vérité: les gens étaient arrêtés, torturés, liquidés, sans aucune forme de procès. Peut-être que si on avait respecté notre propre Code de Procédure Pénale, on aurait découvert la vérité et, peut-être, des traitres comme tu dis. Quant au papier du frère Ouroro, il traite d`un cas bien précis, qui est celui de la maison de quelqu`un qui a été accusé et exécuté, sans aucune forme de procès, et dont les biens ont été saisis. Peut-être que le Tribunal de Dieu lui va condamner M. GUEYE (ce que je ne lui souhaite pas!) mais, devant l`Histoire et devant les Hommes, il reste et demeure une victime innocente du régime de Sékou Touré.
FIDEL, lundi 8 février 2010
Une histoire ne fait pas par des valeurs negatives: le tribalisme, la trahison et le mensonge sont des valeurs negatives. Les complots sont vraix tout le monde le sait aujourd`hui: Mamadou DIA, J.foccar, Maurice Robert, Roger Faligot, J.F Tounkara, KEITA Kobele etc... Fidel comme son nom
FIDEL, lundi 8 février 2010
Mr bah, nous demandons maintenant de porter plainte contre le PDG au TPI, car jusqu`ici seul le GRAND SYLI reste le seul dictateur, qui a commis des actes de genocide sans avoir la moindre plainte au TPI. Soit les minables qui se plaignent de lui ne valent rien oubien ce ne sont que des mensonges qu`on nous chante en longueur de journee. Fidel comme son nom
Abdoul.H, lundi 8 février 2010
La question me rivient toujours de savoir c`est quoi un traitre sous le PDG.
malick sylla, lundi 8 février 2010
Mon cher compatriote Ourou Bah J`ai lu avec beacoup d`attention et d`interet ton article qui est tres pertinent. Je trouve tout a fait coherent et logique le sens de votre message. Cependant, je voudrais humblement vous demander si votre vrai nom est ourou? Si, oui, pouvez-vous apporter des preuves tangibles? Je doute tres fort. L`intelectuel honete doit oser de signer ses articles et assumer ses responsabilites. Merci et ayez le courage de signer de votre propre nom il vous plait
N`Famara USA, lundi 8 février 2010
Siraman est un veritable monstre.S`agissant des biens saisis vendus par la 1ere Republique,il faudrait d`abord differencier les traitres et comploteurs des vrais inoncents avant de pretendre parler de restitution.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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