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Ces derniers jours, certains sites Internet font écho de détournements de fonds publics sous le régime du feu président Lansana Conté en République de Guinée. Ces nouvelles ont fait surface suite aux missions d’audit engagées par le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) sous l’autorité de son Président Son Excellence Capitaine Moussa Dadis Camara. Il a été écrit que plus de GNF 400 milliards ($100 millions) ont été détournés par des cadres Guinéens aux noms desquels figurerait l’ancien Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), El hadj Ibrahima Cherif Bah.
L’article posté sur www.guineenews.org est une pure diffamation envers des cadres innocents dont l’ancien Gouverneur de la BCRG, El hadj Ibrahima Cherif Bah. Il est vraiment dommage que ce tract qui n’a aucun fondement soit publié sur un site aussi célèbre qui se réclame défenseur de la vérité, et il est bien entendu irresponsable pour Guineenews de publier de tels mensonges à l’égard des cadres intègres qui ont donné corps et âme pour la cause patriotique, sans sources sûres. Il est aussi alarmant que Radio France Internationale se base sur cet article sans fondement pour en faire un reportage sur ses ondes.
Tout d’abord, le tract qui est apparu sur Guineenews n’a apparemment pas d’auteur car il ne comporte aucune signature et se fait tout simplement porteur de scandale. Cet tract est une honte pour notre pays, les auteurs devraient être poursuivis et punis devant la justice pour atteinte à la personne, et fabrication de mensonges et de fausses nouvelles, ceci conformément au programme du CNDD de rendre la justice en Guinée, d’où d’ailleurs le Président disait dans l’une de ses intervention, en langue nationale « Voulé bara gnonn » (Fini le mensonge). Alors pourquoi ce site Guineenews, qui se fait le porte-parole de telles nouvelles fabriquées de toute pièce, ne peut-il pas faire l’objet de punition et de châtiment devant la justice guinéenne pour diffamation et atteinte à la dignité du citoyen ? Cette justice ne serait-elle pas vue négligente et non crédible vis-à-vis des yeux vigilants de la communauté nationale et internationale ? Ce site ne serait-il pas capable se saboter un jour le programme du CNDD en pleine effervescence ?
En tous cas, de telles nouvelles ne devraient être publiées que sur preuves concrètes de leur fondement et de la véracité de leurs contenus. Cependant, le chiffre avancé de GNF 400 milliards est simplement lié à un transfert bancaire de la BCRG vers une banque Américaine sous ordre de feu Président Lansana Conte. Nous disposons aujourd’hui de la vérité dans cette affaire et la Guinée pourrait récupérer tout au moins une partie, sinon l’intégralité du montant de $10 millions transféré sur le compte de l’ancien Président.
Durant sa gestion à la Banque Centrale, pendant une période de plus de 10 ans, El hadj Ibrahima Cherif Bah n’a été attaqué que sur cet unique dossier, et les fondements duquel ont été clairement démentis de surcroit par le Président de la République en personne, le Capitaine Moussa Dadis Camara. Quels autres cadres à la tête de la BCRG peuvent passer ce test de confiance, d’honnêteté et de transparence ?
M. Bah a été le promoteur et le pionnier de l’instauration de l’audit annuel à la BCRG. Avant son arrivée à la tête de la banque, il n’y avait aucune activité d’audit à la BCRG. C’est cette initiative d’audit qui a permis à un cabinet indépendant d’engager un contrôle approfondi des livres et comptes de la BCRG durant chaque année du mandat de M. Bah. Le rapport de cet audit permet jusqu’à nos jours de voir clairement sur toutes les activités de la banque et de contrôler les actions des dirigeants. Autant dire que M. Bah a mis en place les principes de gestion et de transparence qui continuent à servir la banque à ce jour. Ce modèle a été confirmé aujourd’hui par le Président Dadis qui a engagé les missions d’audit sur les secteurs stratégiques de l’Etat. M. Bah était en avance sur ses pairs, ayant été le premier à instaurer l’audit indépendant dans une institution gouvernementale de la taille de la BCRG.
Comme il a été démontré par l’entretien avec le Président Moussa Dadis Camara, la lumière a été faite sur ce transfert de $10 millions et les attaques personnelles de Guineenews et de radio France ont été démenties clairement par le Président Dadis. De surcroit, la gestion d’El hadj Ibrahima Cherif Bah a été qualifiée d’exemplaire par Dadis. M. Bah est un fonctionnaire international qui a contribué au développement de la Guinée et il devrait recevoir l’ordre du mérite pour les sacrifices qu’il a payés pour son pays et le travail acharné qu’il a accompli. Durant son mandat à la tête de la BCRG, M. Bah n’a ménagé aucun effort pour en faire l’une des organisations les mieux gérées de la Guinée. En 2004, quand M. Bah était mis a la retraite, la BCRG avait plus de 8 tonnes d’or dans ses réserves. Aujourd’hui il n’en reste plus rien.
M. Bah est l’un des rares Guinéens à avoir choisi le chemin du sacrifice personnel pour le bonheur des Guinéens. Il en a payé le prix fort lorsqu’il fut prématurément mis a la retraite pour avoir défendu l’intérêt supérieur de la nation et pour s’être opposé à l’utilisation des ressources publiques pour le financement des activités politiques du parti au pouvoir de l’époque.
Les principes de gestion moderne d’une banque centrale sont basés sur l’indépendance, la transparence dans la gestion, le maintien d’une monnaie stable de même que la lutte continue contre l’inflation. Selon tous ces indicateurs, la gouvernance d’El hadj Ibrahima Cherif Bah à la tête de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) est un modèle à suivre autant de par la rigueur de sa gestion que par le courage dans l’accomplissement de sa mission. On se souviendra qu’El Hadj Ibrahima Cherif Bah a ainsi payé les frais de son indépendance et de son patriotisme à la tête de l’institution bancaire guinéenne. Il fut mis à la retraite par le feu président Lansana Conte avant la fin de son mandat de Gouverneur da la BCRG. Le motif n’était pas lié à l’âge légal de retraite (avancé par le régime à l’époque) car El Hadj Ibrahima Cherif était beaucoup moins âgé que nombre d’autres fonctionnaires et il n’a toujours pas atteint l’âge de la retraite aujourd’hui ! Le motif était lié au travail indépendant et à la transparence et la conservation des ressources de la Banque.
El hadj Cherif Bah a toujours été ouvert à une gestion de la monnaie en ligne avec les principes économique de gestion employés par les plus grandes institutions internationales. En Guinée, avant la gouvernance de M. Bah, on était habitué à un régime de la BCRG comme banque commerciale au service de causes privées, notamment le financement du parti au pouvoir avec les ressources publiques. Les Guinéens ont appris avec ce gestionnaire de talent que le pays pouvait s’en sortir en gérant sa monnaie de manière rigoureuse, indépendante et dynamique. Les clés du succès d’El hadj Ibrahima Cherif Bah se traduisent par les principaux indicateurs d’une gestion réussie d’une Banque Centrale entre autres:
· la stabilité de la monnaie,
· le contrôle de la masse monétaire,
· la maitrise de l’inflation,
· le contrôle du taux d’inflation.
Tous ces indicateurs sont à la base du succès de l’administration d’El hadj Ibrahima Cherif Bah. Cet homme de terrain à la formation pointue a fait ses preuves à la tête de plusieurs institutions d’Etat avant de redresser la Banque guinéenne.
El hadj Ibrahima Cherif Bah est diplômé en Economie et Gestion de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Tout au long de ses études, il était majeur de sa promotion. C’est ainsi qu’il intégrera le cours professoral dàs sa sortie d’université pour enseigner des cours d’Economie et de Comptabilité à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. En 1979, il obtiendra une bourse d’étude pour poursuivre un MBA (Master’s in Business Administration) aux Etats-Unis dans l’Etat du Nebraska, le fief du renommé investisseur Américain Warren Buffet. A ce jour le nom El Hadj Ibrahima Cherif Bah figure toujours au tableau d’honneur des étudiants qui ont marqué la vie de cette institution américaine de hautes études en Economie et Finance.
Tout naturellement, après ses études, M. Bah fut très sollicité par les entreprises américaines avec des offres qui feraient pâlir de joie tout jeune Américain à la fin de ses études. Des entreprises américaines de Finance se battaient pour s’arracher le talent de Financier de M. Bah avec des offres de salaires annuels de plus de USD 80.000 par an, avec des primes sur salaire qui pouvaient doubler sa base de salaire annuel, des primes de couverture sociale et les bénéfices de naturalisation américaine. Cependant M. Bah n’avait aucun doute que sa mission ultime était de travailler au service de son pays pour lequel il avait tant d’amour, la Guinée. Il décida ainsi de rentrer en Guinée tout de suite après ses brillantes études malgré toutes les offres juteuses de la part des Banques Américaines de la place.
M. Bah refusa de prendre les offres tant attractives de plusieurs Banque Américaine et préféra retourner en Guinée où son salaire annuel était moins de USD 1.000 par an. Faites les calculs ! Pourrez-vous vous passer de ce test aujourd’hui au moment où tous les Guinéens cherchent à s’exiler pour des corvées dans les pays développés ? Pourrez-vous refuser un travail aux Etats-Unis qui paye plus de USD 100.000 avec les primes pour prendre un travail en Guinée avec une compensation 100 fois moindre et tous les risques que cela comporte pour vous et votre famille ? Ceci est un premier test d’intégrité et de mission pour ce jeune homme de talent. Combien de jeunes Guinéens ou Africains ont réussi ce test, celui de l’amour ultime pour son pays ? Aujourd’hui, les exemples abondent de jeunes Guinéens travaillant à l’étranger avec des opportunités de réussite dans divers secteurs. M. Bah pour sa part a décidé de son propre gré que le travail pour son pays, la Guinée, est sa mission ultime. S’il était resté aux USA, on aurait eu vent de sa carrière par le biais d’une des institutions internationales de Finances à la Banque Mondiale ou au Fonds Monétaire International. Malgré la pauvreté que la Guinée connaissait en 1983, El hadj Cherif Bah décida de rentrer en Guinée pour travailler et contribuer au développement de son pays.
A l’un de ses premiers postes de gestion, M. Bah était à la tête des Finances de la société minière guinéenne OBK (Office des Bauxites de Kindia). Au poste de Directeur Administratif et Financier de l’OBK, il instaura la comptabilité analytique des coûts de gestion, une première pour cette institution. Ainsi, avec cet outil, l’Etat guinéen, actionnaire de la société, a pu connaitre les coûts unitaires de production de la bauxite pour mieux apprécier le prix de vente de cette matière qui reste la ressource principale de la Guinée. La comptabilité analytique permet aux gestionnaires d’intégrer toutes les activités de production et de distribution directement ou indirectement liées à la livraison du produit fini. Les gestionnaires sont unanimes sur l’importance que révèle le calcul de tels coûts pour la gestion du budget et la prévision des prix de vente.
En outre, durant sa gestion à l’OBK, de 1986 a 1989, M. Bah contribua à établir les premiers Etats Financiers dignes ce nom dans cette société. Ce travail détaillé permettait ainsi de voir plus clairement les sources de revenu de la compagnie ainsi que les dépenses de l’Etat. Grâce à ce résultat, le gouvernement guinéen a pu calculer le prix de revient de la bauxite et amorcer de manière plus sérieuse les négociations avec l'ex-Union Soviétique, à l’époque partenaire principal de l’Etat guinéen dans l’entreprise.
Avec son succès à la compagnie OBK, M. Bah était prêt à engranger un autre challenge à la tête de la Direction Nationale du Budget. En 1991, en tant que Directeur National du budget, M. Bah établissait le premier système de la paie informatisée au Budget, ce qui entraina la diminution des fonds fictifs de l’Etat en contribuant à des millions de Francs Guinéens supplémentaires au budget national. Cette innovation a positivement contribué non seulement aux fonds de retraite du personnel suivi mais aussi aux pensions civiles et militaires.
Tout au long de son travail, le combat majeur de M. Bah au poste de Directeur National du Budget fut d’aligner le budget de l’Etat sur le principe d’un déficit réduit et la gestion stricte des dépenses. C’est à la suite de sa mission au budget que M. Bah sera nommé à la Banque Centrale en tant que Vice-gouverneur avant d’accéder à la tête de cette institution quelques années plus tard.
Au poste de Gouverneur de la BCRG, M. Bah accomplit plusieurs objectifs clés pour améliorer l’état de l’économie de son pays:
- Une inflation raisonable:
Le baromètre de l’inflation en Guinée se mesure par le prix du sac de riz de 50 kg. Autant dans les pays développés on pourrait mesurer l’inflation par le prix du hamburger (aux USA) ou de la baguette (en France), en Guinée nous consommons tous le riz chaque jour d’une manière ou d’une autre. Au départ de M. Bah à la retraite, le sac de riz se vendait à moins de GNF 50.000. Aujourd’hui, moins de 5 ans plus tard, le sac de riz de 50kg se vend trois fois plus cher à plus de GNF 150.000.
- Un taux de change maitrise:
La Guinée est l’un des rares pays de la sous-région avec une politique monétaire indépendante à travers le Francs Guinéen, monnaie de base qui est autonome par rapport au Franc CFA adopté par la plupart des pays de la sous-région Ouest Africaine. Le cours du Franc Guinéen était à moins de GNF 1.000 par unité de Dollars US au moment de la gouvernance de M. Bah. Aujourd’hui, le cours du Dollar est à près de GNF 5.000, cinq fois plus que le taux en Mars 2004 quand M. Bah a été mis à la retraite au grand dam de tous les Guinéens.
- Sauvegarde des secteurs stratégiques de l’Etat:
Vers la fin des années 90, M. Bah a mis en place un financement exceptionnel qui a permis de sauver l'usine d'alumine de Friguia dans une période de transition difficile lorsque les partenaires français (Péchinet) ont cédé l'usine à l'Etat Guinéen.
- Intégration monétaire:
Dans le cadre de l'intégration monétaire sous-régionale, M. Bah s’est profondément impliqué pour la création de la Zone Monétaire Ouest Africaine (ZMAO). En effet M. Bah considérait que l'appartenance à une zone monétaire était un facteur important pour imposer une discipline budgétaire et monétaire aux Etats membres. De part sa gestion, il a été récompensé par ses pairs qui l’ont nommé Président du Conseil d’Administration du comité des gouverneurs de la Zone Monétaire de L’Afrique de l’Ouest en 2002.
- Contrôle de l’Hémoragie Financière:
Durant son mandat, M. Bah œuvra à sauver la Guinée de la ruine économique et financière tout en se battant pour obtenir des financements pour la Guinée auprès des organismes de financement internationaux (missions à la Banque Mondiale, au Fonds Monétaire Internationale et à travers le monde). Malgré le manque de soutiens considérable au sommet de l’Etat, M. Bah a eu le courage de mener à bien les objectifs monétaires et budgétaires de la BCRG. Ainsi, durant son mandat, M. Bah a pu gérer la banque de façon à remplir les conditions budgétaires et financières établies en accord avec les institutions de Bretton Woods et cela chaque année de son mandat de plus de six ans.
Pendant que M. Bah se battait corps et âme pour apporter des ressources supplémentaires à la Guinée et contrôler les dépenses publiques, son travail était sans cesse saboté par le clan présidentiel à la recherche de fonds pour le financement des campagnes présidentielles du feu Président.
- Etablissement de l’audite annuel
M. Bah a donné l’exemple à tous les Gouverneurs de la BCRG en instaurant un audit indépendant annuel de l’institution qui procure tous les détails de sa gestion à la tête de banque. L’audit a permis à un cabinet independent de consulter les livres de la banque et de mener des actions de vérification de toutes ses activités. Aucune malversation n’a été trouvée durant la gouvernance de M. Bah. Au contraire, les rapports d’audit ont salué la gestion de M. Bah qui a instauré des procédures de contrôles financiers pour fortifier les actifs de la BCRG tout en diminuant ses dettes.
- Ouvertures des branches régionales de la BCRG
Lors de son mandat à la BCRG, M. Bah fut le pionnier de l’établissement des branches de la BCRG à l’intérieur du pays avec la création des agences de Kindia, Labé, Kankan et N’Zérékoré. Cela a permis une gestion plus fluide de la masse monétaire et un suivi à l’appui des décisions de politique monétaire sur toute l’étendue du territoire national.
- Garant de l’indépendance de la BCRG:
La charte de le BCRG en fait une institution indépendante. Cependant, le clan présidentiel voulait en faire une banque privée au service du financement des campagnes politiques. M. Bah s’est vigoureusement opposé à l’utilisation de fonds publics au service d’intérêts privés. Suite à son opposition et à la fermeture de l’accès aux caisses de l’Etat à des fins privées, M. Bah fut immédiatement démis de ses fonctions et prématurément mis à la retraite par l’ancien régime. Les Guinéens avait unanimement salué le courage et la témérité de M. Bah à l’époque. Ils étaient fiers de cet homme intègre. Cependant, il est surprenant que beaucoup de Guinéens soient victimes d’oubli et de fausses informations fabriquées de toute pièce aujourd’hui pour porter atteinte à la gestion transparente de M. Bah à la tête de la BCRG.
En 2006, M. Bah fonda sa boîte de consulting BIFS (Bah International Financial Solutions) qui conduit des missions de gestion en Economie, Finance et Comptabilité. Cette boîte participe présentement à des missions d’audit et de contrôle fiscal des sociétés pétrolières (la plupart étant des compagnies américaines) en Guinée Equatoriale. M. Bah a aidé ce pays aux vastes ressources pétrolières à recouvrer plusieurs millions de dollars lors de ses missions de contrôles financiers. Les sociétés américaines qui sont auditées ont fini par payer plusieurs millions de dollars supplémentaires à l’Etat équato-guinéen suite aux missions menées par BIFS. En outre, l’objectif de l’entreprise est également d’aider à la conduite des missions de contrôle financier et d’attirer les investisseurs étrangers vers des projets viables dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest en général et la Guinée en particulier.
Au moment où la Guinée se dirige vers de nouveaux horizons, au moment où nous nous battons pour mettre la Guinée sur le train de la croissance et du développement durable, au moment où la vérité sur les gestions passées est mise au clair, souvenons-nous qu’un homme a sacrifié sa carrière d’administrateur civil au bénéfice de tous les Guinéens. Un homme a dit non au financement des activités politiques du parti au pouvoir avec les deniers publics. Un homme a mis en place des audits à la BCRG bien avant toute autre personne. Cet homme est bel et bien l’ancien gouverneur de la BCRG, El hadj Ibrahima Cherif Bah.
Abdoulaye Diallo Correspondant à Londres
www.guineeactu.com
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