samedi 28 novembre 2009
Les anciens “premiers ministres” guinéens ne sont peut-être pas «propres»; mais, leurs mains ne sont certainement pas tachées du sang de leurs compatriotes!
Saifoulaye Diallo

«Tous ceux qui ont géré le pays, qui ont "goûté" au poste de Premier ministre ne peuvent être candidats (à l'élection présidentielle) en Guinée», aurait déclaré à l'AFP (publiée par le site web de Jeune Afrique ce 26 Novembre 2009), Idrissa Chérif, le ministre en charge de la Communication du chef de la junte de Conakry, sans nous dire en vertu de quelle loi.

Quels sont les pouvoirs réels d’un “premier ministre” non constitutionnel, de surcroît, dans un système clientéliste comme celui du régime Conté dont les pratiques sont perpétuées de nos jours par la junte au pouvoir à Conakry?

Tous les “premiers ministres” du Général Conté étaient financièrement “établis” avant d’être nommés “chef du gouvernement”. Ceci est un secret de Polichinelle. Les postes “juteux” étaient connus de tous et, la primature (une simple façade de représentation) ne pesait pas lourd dans ce système.

Pendant longtemps, le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale (notamment sa Direction Nationale des Investissements Publics) a constitué le point de passage obligé de l’aide internationale en Guinée. Puis, on a créé sur mesure l’ACGP (Administration et Contrôle des Grands Projets Publics) qui est devenu, du coup, le point de passage de la manne qui devait réhabiliter et/ou mettre sur place toutes les infrastructures majeures du pays (+ de 80% de FINEX). À ces deux principales mamelles temporaires, il faudrait ajouter les robinets permanents de la Défense (avec son Intendance Militaire); des Mines et Géologie (qui ont toujours été au centre de la chronique des scandales financiers les plus rocambolesques du pays: Fonds Minier, ANAIM, …); des Finances avec ses arguments de poids que sont la DNI (Direction Nationale des Impôts), la DNSD (Direction Nationale des Services de Douanes); les Transports, avec le Port Autonome de Conakry, …

Si les intérêts de la Guinée étaient au centre des préoccupations des uns et des autres, il y a certainement des endroits où il est possible de l’exprimer: doter le pays de véritables lois et institutions républicaines équitables et fonctionnelles et avoir la hauteur de laisser les plus aptes diriger.

Je ne vois pas la qualité des autorités actuelles à Conakry pour diligenter des audits: comment des braqueurs de banques (pour ainsi dire) peuvent-ils s’arroger le droit d’investigation sur des prétendus cambrioleurs de maisons?

Pour faire la justice, il faut un État fort! Il n’y a aucun moyen de bâtir un État fort sans passer par une règlementation et des institutions conséquentes. Je me demande pourquoi ceci n’est pas évident dans l’esprit de bien de guinéens.

Les uns imposent comme principe: il faut un civil (quel qu’il soit) à la tête de l’État pour que les choses s’arrangent comme sous l’effet d’une baguette magique. Outre le fait qu’ils ne peuvent faire valoir aucun fondement juridique à l’appui de ce principe, ils oublient le bilan du seul président civil que la Guinée a eu: celui du «Camarade Responsable Suprême de la Révolution».

Et, voilà les autres qui nous sortent la carte des “premiers ministres” comme si un premier ministre a jamais eu un pouvoir en Guinée. Quel est le “premier ministre” guinéen impliqué de près ou de loin dans un massacre en Guinée? Même l’actuel titulaire du ridicule poste ne peux en être accusé, à plus forte raison!

Pour qui ils nous prennent ces gens-là?

Le jour où il y aura un État fort en Guinée dont les dirigeants auront à cœur d’effectuer une vérification en règles des comptes publics, là où cela sera possible, les guinéens seront étonnés sur les réalités que cache cet “épouvantail” nommé «audits».

En tout état de cause, pour donner un caractère sérieux et un gage d’équité et de bonne foi à ces opérations d’audits actuellement en cours en Guinée, il faudrait commencer le travail par l’Intendance militaire; particulièrement le Service “Gestion des carburants”. Une fois que les tenants de ces postes seront blanchis par un véritable audit, ils pourront avoir - à défaut d’une base légale - une base légitime pour «décrotter» l’Administration guinéenne. Sans cela, tout est fumée et sans fondement.

«C'est la nouvelle Constitution que nous allons mettre en place qui dira qui peut être candidat (et) qui ne doit pas l'être. Mais on ne peut pas permettre à des gens qui ne sont pas propres de diriger encore notre pays», aurait déclaré à l'AFP (à Ouagadougou), Idrissa Chérif. Annonçant ainsi la couleur de cette future Constitution: partiale et taillée sur mesure; comme on sait le faire en Guinée. Le plus ridicule dans cette sortie est qu’il ne nous dit pas entre “voleurs” de deniers publics et violeurs en public doublés de tueurs d’innocents, qui sont plus propres?

Pendant ce temps, nos combattants de la “démocratie” s’épuisent à Ouaga et dans les chancelleries occidentales; alors que les combats d’avant-garde doivent être menés sur le terrain, auprès des populations qu’il faut sensibiliser (et non inféoder). Car, un Peuple bien informé sur ses droits est une armée invincible!

À présent que les “Forces Vives” ont abandonné l’initiative du combat juridique et règlementaire aux “Forces Mortes” (Junte), il n’y a plus aucun doute sur l’issue de cette bataille dans les conditions actuelles: les “forces” étant inégales sur toute la ligne. Les autorités de Conakry peuvent mettre n’importe quoi dans la Constitution pour le faire avaler aux populations à majorité analphabète. Si les “Forces Vives” avaient compris qu’il fallait imposer ce combat-là à la junte au lieu de celui du Chronogramme, en prenant l’initiative à son compte, en fixant la barre des réformes très haut pour que le compromis débouche sur des règles acceptables par tous, il y aurait eu une chance de s’en sortir. Cette chance vient de s’évanouir avec la sortie du sieur Idrissa Chérif à Ouagadougou. Tout laisse croire que les “Forces Mortes” vont utiliser cette révision constitutionnelle pour se tailler la part du lion et, régler au passage, certains comptes avec les “indésirables”.

C’est pourquoi j’avais suggéré la forme multipartite du comité de rédaction des futures lois cadres de la Guinée. C’est pour noyer les influences et, permettre à la Guinée d’avoir une chance de sortir de l’ornière.

Pour ce faire, deux conditions doivent être remplies:

1) - Il faudrait parvenir à faire geler les avoirs de la Guinée jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions du pays. En coupant ses vivres, on ramènera le CNDD à de meilleures dispositions pour composer avec le reste des acteurs politiques et sociaux du pays.

2) - Il faudrait que chacun renonce définitivement à ses ambitions personnelles. Seul le futur de la Guinée doit compter. Tous ceux qui se voient déjà Président de la République, Ministre, Député à l’Assemblée Nationale, …, alors qu’ils savent pertinemment qu’ils n’en ont pas la moindre qualité, doivent taire leurs ambitions personnelles et laisser place à ceux qui ont la possibilité de réussir dans ces postes. Il ne suffit pas d’être Guinéen pour faire rentabiliser ces postes, il faut avoir les qualités physiques, techniques, morales et psychologiques pour le faire. Nous devons renoncer définitivement à notre habitude d’utiliser l’“ascenseur” pour réapprendre à emprunter les “escaliers”.

Une fois que ces conditions sont réunies, vous verrez qu’il serait facile de remettre les choses à l’ordre comme je l’avais suggéré dans “Quand les rats quittent le navire, il n’y a aucun doute sur l’imminence de son naufrage”(publié sur le web le 16 Novembre 2009); en effet, j’avais écrit: «je suggérerai que le C.N.D.D., le F.F.V., la C.E.D.E.A.O., l’U.A., l’U.E., l’O.S.C.E., le Secrétaire Général des Nations Unies, … désignent chacun deux personnes - connues pour leur expertise en la matière - qui seront commises à la rédaction de ces textes». Car, si ce n’est pas par ce truchement, je ne vois pas comment le cndd - qui a les mains libres actuellement - ne réussirait pas à s’offrir une légalité constitutionnelle et se maintenir au pouvoir.

Mais, comme toujours, je sais qu’on n’y prêtera pas attention et, on foncera droit dans le mur.

En effet, dans “Un citoyen guinéen déclaré ‘persona non grata’ sur une partie du territoire national!” (23 Juin 2009), j’étais l’un des rares guinéens à sonner l’alarme en ces termes: «La popularité serait-elle devenue un crime de lèse-majesté, pour que seul le président puisse en jouir? Ce comportement de mâle dominant propre aux animaux sauvages ne peut pas avoir cours dans la société humaine même la plus primaire. Cet incident [l’expulsion de la délégation de l’UFDG de Kérouné et son blocage à l’entrée de Kankan] a pour principal mérite de traduire un message clair aux guinéens: le pouvoir est pris et, il sera confisqué! Sans quoi, il n’y a aucune raison de s’en prendre à un citoyen pour sa popularité».

Et, j’avais invité les uns et les autres à prendre position pour éteindre l’incendie dans l’œuf: «Maintenant que le masque est tombé, l’attitude de chacun déterminera sa position sur l’échiquier de la construction démocratique en Guinée. Il faudrait absolument identifier et traduire en justice celui qui a donné cet ordre [de stopper la délégation de l’UFDG], quel qu’il soit, comme un fauteur de troubles. Le premier ministre et les membres de son gouvernement qui n’obtiendrait pas ce résultat et ne démissionnerait pas, cautionnerait cet acte extrêmement préjudiciable à la paix sociale. Les officiers supérieurs au sein du CNDD qui ne se démarqueront pas de ces pratiques en mettant à la disposition de la justice l’auteur de cet ordre auront cautionné une action de nature à provoquer des troubles aux conséquences imprévisibles. Le parti politique, l’association socioprofessionnelle, l’organisation sociale, la confession religieuse, …, qui ne condamnera pas publiquement cet acte, cautionnerait un comportement de nature à semer le désordre sur le territoire guinéen».

À l’époque, on avait dû croire que je délirais; et, personne n’avait bougé, excepté la RADDHO et l’ambassade des USA à Conakry, qui avaient fait chacun un communiqué condamnant l’acte comme étant une dangereuse dérive. Les autres, ont attendu que trop tard ait joué son rôle pour faire le médecin après la mort. En effet, aucun ministre n’avait jugé nécessaire de démissionner, aucun parti politique (sauf l’UFDG dans un communiqué laconique, ne se référent à aucune loi), aucune association, aucune confession religieuse, … n’avait dénoncé le fait. Et, aucune manifestation de ressortissants guinéens à Paris, Londres, Washington, … n’avait été enregistré pour dénoncer cette violation de droits inaliénables. Au contraire, on avait entendu dans certains milieux que «c’était bien fait pour le mioche de l’UFDG: ç’aurait été Bah Mamadou, il aurait passé outre la mesure»! Ils étaient loin de se douter de la détermination de ceux qui tirent les ficelles derrière Dadis.


Le 26 Novembre 2009

Saifoulaye DIALLO


www.guineeactu.com

 

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Vos commentaires
Ibrahima dit john, lundi 30 novembre 2009
Mr DIALLO, je croyais que vous étiez un intellectuel digne de ce nom... Dites moi seulement si la situation économique de la Guinée était mieux géré et en profitait à tous les Guinéens, est ce on en serait là aujourd`hui? Les 1er ministre que vous défendez sont à la base d`une telle situation. Il y a plusieurs sortes de crimes, et le crime économique en est un, ce n`est pas seulement une arme de guerre qui tue. Quand un enfant n`a pas droit à des soins,il meurt, quand une femme n`accouche pas dans des conditions dignes et dans un atmosphère médical bien établie elle meurt avec son enfant, cela fait deux. Donc en Guinée il ya des milliers de femmes qui meurent en accouchant, et aussi des enfant qui meurt faute de soins et de vaccin adéquat. Et cela c`est la faute de qui? Qui parmi les anciens 1er ministre à cherché à créer ses conditions? Alors l`homme que vous défendez Cellou, sa fille est au Canada pour accoucher, alors Mr Diallo Saifoulaye que dites vous de cela? Et les femmes Guinéennes qui n`ont pas les moyens d`aller accoucher dans des conditions dignes, elles font quoi? Meurent... Pour moi ces leader ont les mains taché de sang autant que les militaire barbares au pouvoir... Idra Chérif n`est qu`un idiot, et c`est domage pour ce pays. Donc Mr Diallo saifoulaye soyez raisonnable comme votre père Biro Diallo svp. J`attend votre réponse Mr DIALLO... Merci !!!
condé bocar, dimanche 29 novembre 2009
il est peut-être utile de rappeler que les armes qui tuent ,ne sont pas forcement de feu et de fer : quand on prive le peuple de ce qui lui revient de droit, en matière de denier et de prébende,quand on transforme les hopitaux en mouroir,et qu`on affame son peuple,on est pas moins qu`un assassin,
Cissé Oumar de Bma, dimanche 29 novembre 2009
M. Diallo, je suis tombé en arrêt devant votre titre qui fait un amalgame déconcertant par son raccourci dévastateur, susceptible de faire triompher le mal que nous devons traquer sans relâche ! Je n’ai donc pas lu le développement annoncé par ce titre que je trouve ambigu et complaisant et qui confortera forcément les positions mafieuses car, n`oublions jamais que tout ce qui se passe depuis décembre 2008, est la suite logique de la mauvaise gouvernance pérennisée justement par le système Conté, dont les principaux collaborateurs continuent à se pavaner, donc à manipuler et à manœuvrer diaboliquement pour vous amener à ce type de raisonnement qui démontre qu’ils peuvent effectivement déstabiliser et influencer gravement n’importe quel patriote. Dadis ‘’était’’ un obstacle facile et ils l’ont déjà balayé en beauté, puisqu’il n’a pas compris que dans les pays démocratiques, la force publique utilise contre les manifestants des bombes lacrymogènes et des canons à eau. Personne ni rien ne le dédouanera des crimes commis MAIS, puisque le monde entier le disqualifie et le condamne avec le CNDD, notre bévue (à nous patriotes), serait de laisser endormir le peuple focalisé sur des ronflements redondants qui détournent l’attention générale, pendant que les prédateurs continuent tranquillement à nous entuber ! Vous êtes la preuve que leurs hargnes, leurs coups de boutoirs et leurs battages sur tous les médias de la planète, finissent par faire ‘’succomber’’ les plus fragiles, qui tombent ensuite dans leurs nasses comme des bancs de poissons groggy. Dans vos précédents articles, je voyais en vous (au moins) un ministrable… et je ne sais plus ce que je vais dire à ceux à qui je disais beaucoup de biens de vous ! Réveillez-vous ! La gloire est très difficile à atteindre et nous sommes là pour épauler les vrais fils du pays, qu’ils soient de Karfamoudouya ou de Gadaoundou, contrairement à ceux qui nous accusent de pdgisme, dadisme, ou d’ethnocentrisme parce qu’ils manquent tout simplement d’arguments honnêtes.
ibrahima, dimanche 29 novembre 2009
Certains P.M ont occupé des postes de Ministres de l`économie et des finances, du Ministère du Plan, du Ministère des travaux publics ou de directeur de l`administration et du contrôle des grands travaux et projets avant d`occuper le poste de Premier ministre ou en occupant en même temps le poste de Premier Ministre en Guinée
Souleymane Diallo, dimanche 29 novembre 2009
Une analyse simple, claire et évidente... Je le répète, M. Saïfoulaye Diallo, vous êtes bien différent de votre "presque homonyme" Safioulaye Bah. Merci...
Youssouf Bangoura, samedi 28 novembre 2009
Quelle verité, cet ex rebelle nommé Idriss Cherif, nous aurait au prealable dit comment et oû son chef Dadis Moussa prend l`argent qu`il distribue à volonté pour corrompre les religieux alimentaires et tous ses mouvements de soutiens. On attend qu`il nous dise oû Dadis a pris l`argent pour acheter une maison à six millions de dollars au canada, ou encore les cinquante millions de dollars payés aux mercenaires Sud africains et Israéliens, voilà les choses que les guinéens demandent des explications. Quant aux anciens premiers des ministres, tout le monde sait qu`ils ne sont pas propres à part peut être Fall ( qui n`avait fait que quatre mois à la primature ), mais aucun d`eux n`avait reellement le vrai pouvoir, il y avait certains ministres qui etaient plus puissants qu`eux, ces premiers ministres n`avaient aucun pouvoir sur leurs ministres tout ce decidait à la presidence. Personne de bonne foi, ne peut reprocher grand chose à ces gens. Si idriss Cherif pense qu`il peut barrer la route à tous ces leaders politiques, qu`il sache dès maintenant qu`il se trompe, ces ex premiers des ministres, n`avaient ni violé publiquement, ni ordonné de massacrer la population innocente. Le cndd et son gouvernement fantoche font tout pour contourner l`attention des guinéens au vrai problème qui est le Moussa dadis. Peut être que les guinéens ne sont pas beaucoup intelligents, mais ils sont très loin d`être naifs, on sait que entre ces ex PM et ce fameux cndd et son gouvernement, il y a pas photo, chacun de ces ex PM, individuellement pris vaut cent fois l`ensemble du cndd Moussa compris et son gouvernement. les guinéens ne doivent plus accepter des mensonges et des hommes incompetents et incapacables qui se disent patriotes alors que ce qu``ils font subir à leurs compatriotes est pire que l`enfer. Cela nous ferait un grand plaisir voir cet ex rebelle quitter la Guinée. Wasalam
dannkoun, samedi 28 novembre 2009
On peut assassiner un enfant sans tirer un coup de fusil … en pillant l’Etat au lieu de construire les infrastructures publiques: SANTE (dispensaires), EDUCATION (écoles), COMMUNICATION (routes & téléphone). Il n’y a pas de petit crime qui doit rester impuni ! Tôt ou tard chacun devra rendre compte de sa gestion du bien publique. Quant à « faire avaler la constitution aux populations analphabètes », bien que analphabètes elles ne sont pas dupes. Elles savent qu’une constitution ce n’est que du papier. Elle ne vaut que ce que les hommes politiques veulent bien en faire. Qui renierait l’une quelconque des constitutions que la Guinée a connues, si elle était appliquée à la lettre ou dans son esprit (en cas de doute) ? Si les anciens PM sont privés d’élection, on aura privé les citoyens de leur moyen le plus sacré pour sanctionner les éventuels « prédateurs » … que les « alphabètes » auront débusqués et dénoncés il faut l’espérer. Les citoyens doivent comprendre qu’il ne peut y avoir de démocratie sans justice, et pas de justice sans démocratie.
Boubacar, samedi 28 novembre 2009
Cette racaille d`assassins croient que les Guineens vivent toujours le temps de la premiere republique. Qu`ils se detrompent, aujourd`hui tout le monde est informe. Aucun audit n`aura lieu en Guinee sans avoir passe la gestion de tous les departements de l`inutile armee a peigne fin. A ne pas oublier: la gestion de l`usine Sobragui aussi ne doit pas echapper du chapelet audit, parceque sa production est divisee en deux: une cargaison pour le camp Alpha Yaya et une autre pour le reste de la Guinee.
Romeo Aramac, samedi 28 novembre 2009
Bien vu, cher compatriote

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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