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Le Président Dadis Camara, sensible au geste des hommes du devoir bien accompli, a reçu les anciens footballeurs guinéens en présence du ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Emploi Jeune, Fodéba Isto Keira au Camp Alpha Yaya Diallo le mardi 5 Août 2009.
Les footballeurs guinéens des générations de 1960 à 80 qui ont marqué l’histoire à travers le célèbre Hafia Football de Conakry, triple champion d’Afrique, le Horoya vainqueur en 1978 de la coupe des vainqueurs de coupe, riche vivier du Syli national, finaliste de la CAN 76 à Addis-Abeba avant une participation en 70 au soudan, 74 au Caire et après une autre en 80 au Nigeria, finaliste aux jeux africains de 1972 et une participation honorable aux jeux olympiques de Mexico, étaient devenus des laissés pour compte, abandonnés à eux-mêmes jusqu’à la prise du pouvoir par le CNDD le 23 décembre 2008.
Ces hommes auréolés d’une telle gloire sont gloires, ils n’appartiennent pas à la légende ils sont légendes. Le leur reconnaitre en parole surtout en acte enfin accompagné de rose est une grandeur d’âme dont ne sont dotés que les patriotes.
Admettons donc que le Président de la République, le Capitaine Moussa Dadis Camara est un patriote, car il a reçu les célébrissimes du football guinéen avec tous les honneurs dus à leur rang. Honneur que beaucoup ont refusé de leur accorder.
Croquant à pleine dent le présent, piétinant avec mépris le passé et les hommes qui l’ont incarné, les anciens footballeurs étaient chez le capitaine dans la convivialité et dans la fraternité. Les instants étaient pathétiques, émouvants, car ces années d’exploits du Hafia, du Horoya et du Syli National ont amené le Chef de l’Etat à aller à la recherche du bois mort dans la forêt du souvenir et l’ont mis dans l’embarras de porter le fagot qui lui plait, entre le dribble dévastateur de Petit Sory, les charmes de Maxime, le bijoutier de clair de lune, la frappe-but de Souleymane Cherif, l’essuie glace de Papa Camara, le râteau de Mory Koné, la course poursuite de N’Joléa, l’arrêt de Bernard Sylla, narrés et commentés par Pathé, Boubacar Kanté, Kabiné Kouyaté, Gaoussou Diaby, Fantamadi ou encore Oumar Dieng à Conakry, Bamako, Abidjan, Dakar, Yaoundé, Lagos, Kinshasa, Lubumbashi, Kampala… Addis-Abeba.
Loin du théâtre des opérations, le Président Dadis suivait ces envolées d’une rare pureté chez lui à Nzérékoré et se mettait à l’instar de tous les Guinéens en vibration avec ces symboles de la nation.
Aujourd’hui à la tête du pays, le Capitaine Moussa Dadis Camara patriote dans toutes ses fibres honore nos gloires. Il leur offre un bus d’études pour leurs enfants, des postes dans la diplomatie à l’étranger, la régularisation de leur situation administrative et autres.
La cérémonie officielle de la remise du bus a eu lieu lundi 3 août 2009 à 15 heures au ministère de la jeunesse, des Sports et de l’Emploi Jeune dont le locataire Fodéba Isto Keira est l’initiateur de cette rencontre au coin du feu sacré au Camp Alpha Yaya Diallo.
Par ce geste, le Capitaine Moussa Dadis Camara témoigne de son attachement et de sa reconnaissance à ceux qui ont positivement marqué l’histoire de la Guinée.
Un commentaire d’Amadou Diouldé Diallo
Transcrit par Bangaly Condé « Malbanga »
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