dimanche 22 mai 2011
Les 100 jours sur le plan économique, beaucoup de bruit pour rien (partie 2)
Haroun Gandhi Barry

Traditionnellement, les cents jours correspondent aux trois premiers mois qui suivent l'élection d'un nouvel élu, période pour prendre la mesure de ce que sera son programme à venir. Souvent des décisions sont prises rapidement avec des mesures d'urgence qui visent souvent à réaliser deux objectifs ambitieux : la stabilisation économique d'une part (qui constitue l'objet de ce papier), et un retour à la confiance de la population d'autre part, ce qui a constitué l'architecture de mon propos, dans une première partie déjà publiée. Il conviendra de rappeler le retard de ce que l'on a appelé improprement la déclaration de politique générale.


Une nouvelle violation de la constitution : le retard de la déclaration de politique générale, non suivie de débats

Il aura fallu quelques textes émanant de la Société civile, relayés par le CNT, pour que le PM daigne venir présenter ‒ ainsi qu'il l'est prévu constitutionnellement dans l'article 57 ‒ une déclaration de politique générale. Il existe plusieurs manières de procéder pour présenter son programme, qui peuvent aller même jusqu'à détailler les mesures prévues, voire les budgéter. A tout le moins, on attendait un exposé des axes prioritaires, ainsi que la méthodologie suivie pour y parvenir.

Le PM, a sans doute été bousculé pour agir, alors qu'il n'est ni le responsable de la politique suivie ‒ on se demande même à quoi a servi la constitutionnalisation de son poste ‒, ni le maître d'œuvre, au vu du pouvoir qui lui est conféré de fait. Il est néanmoins intervenu pour brosser un tableau de vœux pieux (des « faut qu'on » et des « y' a qu'à »). Son discours était intéressant... sur le papier, mais rien de concret n'en est ressorti. Il nous a refait un état de tout ce qu'il y a à faire ‒ Dadis avait fait le même constat ‒ que tout Guinéen connaît. En revanche, dire que changement il y a, c'est leurrer le monde.

A l'écouter, ce sera le paradis dans 5 ans. Si on ajoute, que cette déclaration n'a pas été suivie de débats ‒ on en imagine les raisons ‒, on devient de plus en plus inquiet au vu des promesses chroniques, dont on ignore comment on parviendra à les concrétiser.

Il ressort de cette déclaration que les ministres n’ont pas de feuille de route, naviguent à vue, et n'ont, à commencer par le PM lui-même, aucun pouvoir de décision : tous les décrets sont de nature présidentielle, y compris la nomination des plantons de certains ministères.

Clamer sur tous les toits qu'on a été (et qu'on reste) opposant historique pendant plus de 40 ans, se préparer en conséquence pour obtenir le pouvoir, et lorsqu'on l'obtient, ne pas être capable, ne serait-ce qu'amorcer un début d'exécution d'un programme – rédigé il est vrai en catastrophe ‒, c'est affligeant.


Des mesures pas forcément mauvaises sur le fond, mais controversées sur la forme

Certaines des mesures symboliques qui suivent, non exhaustives, sont censées donner le la, de la future politique économique du PRG. Non seulement, elles sont loin de permettre le décollage tant attendu du pays, mais elles peuvent même être contre-productives, ce qu'il convient de voir maintenant.

La récupération du patrimoine bâti de l'État est en soi une bonne mesure, à condition qu'elle s'accompagne de transparence et du respect des formes. Il y a en effet une différence à faire entre ceux qui n'ont pas les moyens de se loger, et ceux qui profitent du système. Il faudrait aussi comprendre, pourquoi certains secteurs et/ou quartiers sont concernés (Coléah-Cité, Gbessia), mais pas d'autres (la SIG Madina par exemple). Discrimination, quand tu nous tiens... De toute façon, à la différence des criminels qui courent toujours, et qui peuvent continuer à nuire, les biens immobiliers se trouvent en Guinée et ne vont pas se sauver. Il n'y a donc pas urgence absolue à les récupérer de façon énergique, sans passer par la justice.

Concernant le recouvrement des dettes de l'État, il n'y a pas beaucoup de transparence, mais en revanche de trop nombreux effets d'annonces, or l'État est également débiteur (d'où une inflation d'ailleurs suspecte), et les procédures ne sont pas forcément respectées.

Du reste celui qui connaît le fonctionnement d'une entreprise, avec ses crédits fournisseurs, ses délais de paiement, son besoin en fonds de roulement, ses accords de paiement pour règlement des dettes fiscales ou sociales... n'ignore pas, qu'il y a pas mal d'argent en circulation (je te dois, tu me dois), ce qui ne signifie aucunement une quelconque malhonnêteté de la part des opérateurs économiques.

Vouloir liquider des commerçants, c'est prendre le risque d'assécher des circuits de distribution, mais également d'approvisionnement de certains produits, et ce ne sont pas les commerçants qui en pâtiront, mais la population. Faute de réflexion préalable, guidée simplement par la jalousie, ou l'esprit de revanche (on se demande bien pourquoi ?), on aboutit à des décisions incohérentes, voire antiéconomiques, à moins que l'État veuille nationaliser toutes les activités économiques, mais dans ce cas, il faut le dire clairement.

Le commerce direct de l'État

L’État s'est lancé - à titre temporaire a-t-il dit (jusqu'aux législatives probablement) - dans le commerce du riz, ce qui se traduit par sa distribution à une partie de la population (Conakry pour l'essentiel) : c'est une solution temporaire pour un problème permanent. Tout a été improvisé, le seul avantage apparent étant d'occuper la population (de Conakry) avec du riz accessible. Aujourd'hui, on utilise le riz importé pour indexer les commerçants qui ne vendent pas au même prix que l'État. Quelle est l'utilité de cet égalitarisme forcené ? A quand des ministres payés comme les petits fonctionnaires pour montrer l'exemple ?

Quant aux prix imposés (en dessous du prix de revient ?), cela ne se conçoit que pour les produits achetés par l'État (carburant), mais pas pour ceux sous le régime concurrentiel des opérateurs économiques. Quand Alpha Condé dit qu'il veut reprendre le régime de Sékou Touré, là où ce dernier s'est arrêté, sans doute veut-il nous expliquer sa nostalgie de l'époque précédant la chute du mur de Berlin, mais veut-il également instaurer la guerre froide au pays ?

Si l'idée de prix subventionnée peut partir d'un bon sentiment (ce qui est loin d'être le cas en Guinée, où on mélange lutte contre certaines cibles déterminées et bien-être de la population, sinon il suffirait de diminuer le prix du carburant), on aboutit à un non-sens économique. Avec l'augmentation des prix du transport, des intrants et autres frais divers, la production artisanale cessera d'être rentable. Avec une forte demande liée à la baisse des prix, la pénurie va vite avoir lieu (sans compter les problèmes de distribution non pensés en amont), avec des prix au « marché noir » (c'est-à-dire des prix non imposés) supérieurs. Mais comme ce marché noir comprend des surcoûts et de nombreux risques (chasse aux « mauvais » commerçants), la production ne rejoindra jamais la demande, et la pénurie de riz subventionné persistera. Pourtant la terre et les bras disponibles pourraient aisément à un prix intermédiaire, produire deux fois plus de riz que la population pourrait en consommer. Cette subvention bête et mal (ou bien, c'est selon) intentionnée, créera artificiellement une pénurie pour la population, et de surcroît corruptrice. Les médias en ont suffisamment parlé, qu'il n'est pas utile de revenir sur cet exemple.

L'économie est un système qui se « boucle » sur lui-même. Toute modification, même volontaire apportée à un élément du système (par exemple un prix), se répercute nécessairement sur d'autres éléments du système, modifiant par exemple un pouvoir d'achat, une marge bénéficiaire, une propension à investir ou à produire, qui peut se traduire par des effets pervers tout à fait contraires à l'intention de départ. Suivant les cas, cet effet pervers peut être immédiat (c'est le cas du riz) ou différé (l'inflation est souvent décalée de 4 à 6 mois). Dans tous les cas, il est inévitable. On aimerait que nos docteurs en macro-économie, le fassent savoir au décideur, avant toute prise de décision, dans le domaine économique.

Un exemple parmi d'autres : la fourniture d'engrais pour l'agriculture

Le gouvernement fournit les agriculteurs en engrais, des tracteurs éventuellement seraient en vue. Questions :

  • les agriculteurs sont-ils demandeurs ?
  • la présence d'engrais signifie que les sols sont trop pauvres. Est-ce le cas ?
  • cette politique de fourniture va-t-elle se poursuivre pendant 5 ans, ou est-ce un feu de paille pour cette période préalable aux législatives ?
  • si les résultats ne sont pas obtenus (et il ne le seront pas, même avec la fourniture d'engrais), que se passera-t-il ? Parlera-t-on de sabotage ?

Il faut aider les entrepreneurs (dont font partie les agriculteurs) en fonction de leurs besoins, et non en fonction de décisions prises par le haut, sans lien avec la réalité du terrain. On a déjà vu ce que cela donnait sous la première république, et si on doit s'en inspirer, encore faudrait-il imiter ce qui a fonctionné réellement sur le terrain, et non dans la tête de nostalgiques invétérés.

L'autosuffisance alimentaire ne s'obtient pas en fournissant les agriculteurs en engrais, voire en tracteurs qu'ils n'ont pas demandés, mais en investissant (plusieurs années) en fonction d'objectifs clairs et définis (on n'investit pas dans le riz en même temps que l'on en subventionne l'importation, car on paie deux fois sans développer localement le secteur). Le problème c'est que lorsque l'État veut décider de tout, il se heurte aux intérêts contradictoires des entrepreneurs, qui ont l'esprit d'indépendance, et un certain égoïsme nécessaire à la recherche du profit. Mais l'entreprise privée est pourtant la seule voie pour s'en sortir, l'État ne doit faire qu'accompagner dans certains secteurs, et non décider à la place des acteurs.

La création d'entreprises publiques

On entend ici et là, que sous la première république, existaient de nombreuses entreprises qui ont disparu. Je ne reviens pas sur l'état dans lequel elles se trouvaient, ni les conditions dans lesquelles elles ont été bradées sous la deuxième république. Mon propos est de rappeler que la création d'entreprises publiques est une mauvaise idée, particulièrement en Guinée.

Généralement le personnel de l'entreprise publique a un statut quasiment de fonctionnaire pour tous (emploi à vie), un traitement égal, quelle que soit l'efficacité des uns et des autres, et une faible motivation, proportionnelle à son degré de contact physique avec les « usagers » (ou les clients). Quand les besoins changent et qu'il faut s'adapter, l'État ne sait pas obtenir les efforts nécessaires du personnel, ne sachant qu'augmenter les moyens, qui conduiront à terme à l'impasse financière.

Pourtant il arrive à l'entreprise publique d'investir, mais soit c'est l'État qui fournit un don gratuit (et dans ce cas les comptes sont faux), ou l'entreprise emprunte, mais les coûts sont tels, que l'État doit souvent le prendre à sa charge, sous couvert de recapitalisation (et dans ce cas, les comptes sont truqués).

Bref, il n'y a jamais d'urgence à faire, à agir, à investir, à s'adapter … puisque l'État paiera. Le statut incite à l'immobilité. Certes, il existe aussi des entreprises publiques bien gérées et rentables (surtout si elles ont un monopole!!!), mais la création et le développement d'entreprises est un état d'esprit que peuvent posséder une grande partie de notre jeunesse, mais cela ne suffit pas, il faut également quelques notions de gestion.


La stabilisation économique

Concernant les mesures d'urgence, rien en apparence n'a été fait de rationnel. La vieille technique du bouc émissaire a encore été utilisée : les commerçants seraient selon le PRG, responsables de tous les maux. Heureusement, le PM dont la culture économique est plus avancée que celle du PRG, a reconnu que les causes de l'inflation étaient essentiellement d'origine budgétaire (augmentation des dépenses ‒ dites de souveraineté !!! notamment ‒ et accroissement de la masse monétaire).

En dehors des quelques mesures précitées, il faut agir de manière globale, ce qui suppose de faire une politique cohérente, comme vouloir équilibrer le budget en refrénant le gaspillage, réduire les dépenses par des économies, augmenter les recettes par des impôts, cesser toute émission de papier-monnaie (planche à billets ou avances de la BCRG au Trésor Public), mais encore mettre fin aux emprunts éventuels pour pouvoir alléger progressivement le poids des arriérés et provoquer la confiance des créanciers de l'État.

L'existence d'une loi de finances : un budget déséquilibré

A ce jour, le budget n'est pas public. On se contente de demander un vote au CNT de la loi de finances 2011, un CNT qui non seulement n'est pas spécialiste de la question, mais qui se préoccupe de plus en plus de ses indemnités (le budget à voter le prévoit), davantage que de la défense de l'intérêt général, consistant à scier la branche sur laquelle il est assis : des législatives pour nommer une Assemblée Nationale qui va le remplacer, cruelle perspective !!! Le gouvernement voulait même associer le CNT à ses opérations financières opaques, en sollicitant son autorisation pour emprunter un demi-milliard d'euros. Avec les 700 millions de $ de Simler, ce n'est plus la peine.

Selon les données indiquées sur différents sites, les recettes totales prévues en 2011 se chiffrent à 5.533,7 milliards de GNF (soit 5,5 milliards d'€ ou 8 milliards de $ si on considère de manière arrondie que 1000 GNF = 1€ ou 1,5$), alors que les dépenses totales atteignent 7.496,63 milliards de GNF (soit 7,5 milliards d'€ ou 11 milliards de $). Si la soustraction est correcte, il manque près de 2000 milliards de GNF (7496,63 - 5533,7 = 1962,93 milliards de GNF).

Selon les responsables guinéens, ce trou sera financé partiellement (donc le trou ne sera pas comblé autrement que par la planche à billets) par de possibles (rien n'est moins sûr) appuis budgétaires attendus de la BAD, et de l’UE pour un montant total de 1.166,86 milliards de GNF et des réaménagements nets sur la dette extérieure à négocier (donc non obtenus) pour au moins 303,82 milliards. Si tout va dans le bon sens, il manquera environ 500 milliards de GNF (une paille!!!).

Ce budget opaque est pourtant présenté comme un budget en équilibre (sic) et de rigueur (re sic). L'équilibre existe si le trou est comblé, ce qui ne sera pas le cas (c'est déjà indiqué), et on assure que Dieu est grand et viendra sans doute au secours du gouvernement. Toutefois, il prendra l'apparence vraisemblable de ceux qu'on toise habituellement, dont on crie à la face, qu'on peut se passer d'eux car la Guinée est souveraine. Chacun connaît l'expression : qui commande paie. Il n'y a qu'en Guinée, qu'on s'imagine qu'il en ira autrement.

La réduction des dépenses pourtant nécessaire, a constitué pour l'essentiel à demander aux Ministres de réfréner les mamayas, ce qui est une bonne mesure sur le plan symbolique, mais pèse peu ‒ en principe – sur le plan financier.

Certes l'augmentation des recettes est à l'ordre du jour, faire rentrer celles qui sont dues n'étant qu'un principe lui aussi de bon sens, mais on a en outre supprimé de manière anticonstitutionnelle d'ailleurs, l'impôt de capitation (qui est pourtant sur le plan des principes un bon impôt, même si les conditions de sa mise en œuvre nécessitaient une réforme drastique et non sa suppression).

A-t-on pris en compte la diminution des recettes, puisque l'État décourage l'initiative privée locale (par des subventions à certains secteurs ou des prises en charge directes de secteurs - le riz par exemple -, par des déclarations incendiaires qui découragent les opérateurs économiques de se lancer). Le taux de croissance attendu prend-il en compte ces nouvelles équations ? L'augmentation des recettes provient donc de l'augmentation des ressources minières. Avec un budget qui ne compte que sur ce type de ressources, on se demande comment on fera lorsqu'on n'en disposera plus. Manifestement ce n'est pas le souci de nos visionnaires.

L'initiative PPTE et le principe d'unicité de Caisse

Sans entrer dans les aspects techniques, la finalité de cette initiative est d'annuler une partie de la dette extérieure (avant les années scandaleuses de 2009 et 2010, il s'agissait de faire passer celle-ci de 3,4 milliards de $ à 1 milliard de $), avec un allègement du service de la dette (les intérêts) de 135 millions de $ annuels.

On oublie souvent la dette intérieure, et avec les deux années de transition, dont on n'a pas encore mesuré l'étendue des dégâts, celle-ci a littéralement explosé pour atteindre plus de 15 000 milliards de GNF (soit plus de 2 milliards de $), qui ne font pas l'objet de l'initiative précédente, et qu'en l'absence de Caisse d'amortissement, on résorbera entre autres par de l'inflation (le taux attendu atteint quand même 15%), d'où l'idée perverse de ne plus permettre la comparaison du GNF avec les devises internationales.

Les commerçants (non subventionnés) n'accepteront pas de jouer ce jeu, car ils savent compter, donc l'État devra prendre en charge cette différence, sauf à augmenter le prix des produits alimentaires. Mais s'il est le seul à commercer, il n'y aura plus de bouc émissaire pour stigmatiser une catégorie responsable de la hausse des prix. Voilà un problème qu'Alpha Condé n'a évidemment pas dû anticiper, j'ignore si ses conseillers lui parlent sincèrement, ou s'ils l'entretiennent dans l'ignorance, mais comme il n'a pas de culture économique, plus dure sera la chute ultérieure.

Par ailleurs, la suppression d'une partie de la dette publique extérieure suppose quelques conditions, qu'il nous est difficile de vérifier, en l'absence d'accès au projet de budget (il s'agit par exemple du déficit budgétaire qui atteignait 13% du PIB et qui doit être ramené à 2%). En gros, il existe une dizaine d'indicateurs qualitatifs (par exemple un rapport annuel de l'Agence nationale pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption), dont la moitié est atteinte, mais d'autres non (l'audit des grands marchés publics, la fin du gré à gré par exemple).

Le principe d'unicité de Caisse (au profit du Trésor public) est tellement une idée normale, de bon sens et donc de bonne gestion, que je m'étonne que l'on puisse la présenter comme une mesure extraordinaire !!! Il faut veiller toutefois à la définition exacte qu'on entend lui donner. Les budgets autonomes (PAC, Songea...) sont-ils soumis à cette règle, ou constituent-ils des dérogations au principe ?

Concernant les marchés scandaleux passés de gré à gré, il a été décidé de les revoir. C'est bien, mais quid des auteurs de surfacturation ? Des gens ont touché de l'argent, mais ils n'ont rien entrepris en contrepartie. Et l'État qu'a-t-il commencé à faire contre eux ? Connaît-on même l'identité de ces auteurs ?

Alsény Barry (ferme avicole) par exemple avait – semble-t-il ‒ construit des habitations sur le terrain qu'il louait, mais au lieu d'annuler le bail, il était facile ‒ même dans le pire des cas ‒ de casser ces habitations, d'où le deux poids, deux mesures.

La lutte contre l'inflation

L'accroissement de la masse monétaire (par la planche à billets) peut-elle cesser du jour au lendemain ? En l'absence de recettes, y compris en provenance des soutiens extérieurs[1] (il ne faut pas compter sur l'épargne intérieure), les avances de la BCRG au Trésor Public peuvent-elles s'arrêter au risque de ne pas payer les salaires des fonctionnaires, dont font partie les militaires, les seuls privilégiés des différents régimes ?

Bien entendu, l'inflation galopante entraîne une chute de la monnaie guinéenne par rapport aux devises étrangères (euro, dollar ou francs CFA), qui, combinée à l'augmentation des prix des produits pétroliers (donc du transport des marchandises), a pour conséquence, une augmentation du prix de tous les produits sur le marché.

Les banques jouent contre la monnaie parait-il, pourquoi ne les a-t-on pas fermées ?

Le relèvement économique nécessite une rigueur indispensable, car il faut reconstruire le pays, et les maigres ressources ne doivent pas aller aux satisfactions immédiates de la consommation, mais être dirigées vers l'investissement, sous peine d'aviver l'inflation (mais c'est peut-être le but recherché) et de retarder le redressement. Comment ?

Toujours de la même façon : dire que l'inflation ne sera vaincue que si les revenus n'évoluent pas plus vite que les capacités de production, en bref dire la vérité. Il s'agit d'en appeler à l'effort de tous pour accroître la production et freiner l'inflation. Le problème est que le travail et la production sont pratiquement inexistants en Guinée, et que cela ne constitue apparemment pas un objectif pour le gouvernement, autre qu'un vœu pieu. La création d'emplois productifs (donc non publics) est pourtant la seule façon de s'en sortir, mais cela suppose de faire confiance et de soutenir éventuellement les opérateurs économiques, ce qui ne semble pas être le cas du gouvernement actuel. Ce dernier décide quand, comment et qui il aide, sans tenir compte des besoins réels de ceux-ci.

On oublie facilement que l'inflation peut jouer un rôle (qu'il soit voulu ou pas), celui de pénaliser les salaires fixes, que ce soient des retraités ou des fonctionnaires, voire même les salariés du privé. Seuls les entrepreneurs, les commerçants ou les professions libérales ont la capacité de s'ajuster à la hausse des prix, en suivant automatiquement celle-ci.

Faire campagne et gouverner sont deux choses différentes : des boucs émissaires en guise de politique économique

On ne peut pas répondre aux problèmes des gens par l'incantation, des déclarations ou des séminaires. Au lieu de s’attaquer aux problèmes de fond, le PRG cherche encore des boucs émissaires, en la personne des cambistes et des commerçants. Pourtant casser le thermomètre ne fera pas descendre la température. Les commerçants sont-ils responsables des prix du carburant, puisque c'est l'État qui gère ce commerce ?

Déclarer par ailleurs de mauvaise foi, que les problèmes monétaires sont résolus - sous-entendu par l'interdiction de l'activité des cambistes - est tout proprement scandaleux. Il ne suffit pas de dire que le $ est aujourd'hui à tel niveau de GNF, alors qu'il était supérieur auparavant pour dire que le problème est résolu. En l'absence de comparaison, autant dire que 1$ égale 1 GNF et que demain on rase gratis.


Conclusion

Le changement ne s'est pas réalisé avec la nomination d'un gouvernement resserré de technocrates dont l'objectif aurait dû être de mettre sur pied, dans le délai le plus bref possible, des mesures annonciatrices du règlement des nombreux problèmes sociaux de base de la Guinée (éducation et santé), ainsi que certains problèmes récurrents (eau et électricité). Rien ne peut évidemment se faire en trois mois, mais tout agriculteur sait que l'on ne récolte que ce que l'on a semé. Pour le moment, rien n'a été semé, le PRG est concentré uniquement sur sa volonté d'éliminer tout adversaire politique, et notamment le premier d'entre eux. Or on ne construit pas une politique sur la haine de l'autre, surtout lorsqu'il est Guinéen, pour s'offrir sans contrepartie aux étrangers comme dans les années 60, comme si nous en étions encore au même stade de notre évolution (je reviendrai sur les audits dans un prochain papier).

Le gouvernement n'était pas prêt (pour preuve son retard dans sa déclaration de politique générale), il a pris certaines mesures symboliques qui peuvent donner l'illusion que le gouvernement travaille (récupération du patrimoine bâti ; chasse aux débiteurs de l'État ; retour au commerce étatique y compris avec des prix imposés dans certains secteurs, ou la volonté de créer des entreprises publiques, ou les décisions unilatérales de fournitures d'engrais), mais qui ne sont pas à la hauteur des besoins de la population.

Le budget présenté n'est pas en équilibre, on va donc continuer à dépenser ce que l'on n'a pas en espérant que la Communauté internationale, dont on écoute pas les conseils, va boucher les trous, et on s'imagine qu'une partie de notre dette va être annulée, non pas parce que l'on fait des efforts de rigueur et de bonne gouvernance, mais parce qu'il paraît que la Guinée est devenue une démocratie !!!

Qu’on ne s’y trompe pas : le peuple de Guinée acceptera des réformes, même si elles peuvent être douloureuses, mais à condition qu’elles soient justes et surtout qu’elles lui donnent l’espoir qui lui permette d’endurer sa douleur. Malheureusement un temps relativement proche, va leur permettre de constater que l'on est loin du compte.


Gandhi
citoyen guinéen


« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791)


Note 1 :
A titre de comparaison par exemple, la Côte d'Ivoire a reçu des promesses :

            - 100 millions $ par la Banque mondiale,

            - 400 millions d'€ d'aide de la France,

            - 4,5 milliards d'€ d'allègement de dettes (soit 50% de sa dette),

            - 200 millions d'€ de l'UE.


www.guineeactu.com

Retour     Imprimer cet article.    

Vos commentaires
Gandhi, lundi 30 mai 2011
Oui Mic Mac, personne ne souhaite qu`AC échoue, encore faudrait-il que tout le monde se sente concerné. A force de voir des saboteurs partout, AC va finir par en créer réellement, uniquement pour justifier son échec futur. Quand on est sûr de ce que l`on fait, on peut soit travailler avec ses adversaires, soit les ignorer, mais en aucun cas faire preuve de petitesse, ou de violence.
Gandhi, lundi 30 mai 2011
Vrai-faux Guinéen, je sais être modeste avec ceux qui le sont, et je n`ai pas besoin de l`être parfois, quand je vois les nombreux jugements de valeur d`individus qui parlent, mais ne produisent rien (y compris de simples arguments). Par ailleurs, je sais d`où je viens, et je ne cherche pas à plaire. Trève de plaisanterie, je ne suis pas là pour faire ma promo, des gens savent ce que j`ai réalisé, y compris en Guinée, et ça vaut tous les passeports - en tous cas auprès des Guinéens qui aiment le concret-, mais là n`est pas le problème. Mon nom de famille n`est pas un surnom, il fait réellement partie de mon état-civil et je ne l`ai pas choisi. J`aurais pu m`appeler Hitler. Quant à votre nom, je ne l`aime pas, car il suppose qu`il existe de faux Guinéens, et je ne supporte pas ce clivage. De même qu`il existe des Suédois noirs, il existe des Guinéens blancs. Vouloir afficher non pas sa différence (ce qui serait acceptable) mais une différence, m`insupporte, c`est aussi simple que cela. Je ne vous connais pas, il n`y a donc rien de personnel. Le problème du riz symbolise la différence entre Conakry qui bouge et à qui il faut offrir des prix les plus abordables possibles et les ruraux qui n`ont qu`à se débrouiller. Admettons que l`État subventionne le riz importé dans l`attente que la production locale puisse satisfaire la consommation locale. Il faudra d`abord motiver les agriculteurs pour qu`ils soient intéressés financièrement à produire, car personne ne travaille pour rien, encore moins les agriculteurs qui ont de la mémoire (la fourniture d`engrais n`y suffira pas). Vous constatez que l`État finance deux fois pour augmenter le prix des uns et pour diminuer le prix des autres. En imaginant que la production locale subventionnée augmente quantitativement, à quel prix vend t-on le riz local ? Doit-on le subventionner ensuite aussi, car le pouvoir d`achat de Conakry le nécessitera encore ? Ce qui posera un problème de cohérence. L`État n`a pas vocation à subventionner continuellement des activités productives, et imposer des prix pour résoudre l`équation (sous prétexte de fourniture d`engrais) va fonctionner tant que les agriculteurs y trouvent leur compte. Dès que cet équilibre disparaitra, le mécanisme échafaudé s`écroulera plus vite que le temps mis à le mettre en place. Voilà résumé succinctement un avis.
Gandhi, lundi 30 mai 2011
Eli Maneh, ceux qui fréquentent ce site, savent que je répond quasiment toujours aux commentaires. Ce n`est pas l`envie qui me manque, mais malgré mes efforts de lecture et de relecture, j`avoue ne pas comprendre grand chose à ce galimatias. Si vous étiez plus clair, c`est avec plaisir que je répondrais, mais là... c`est au-dessus de mes forces. Sans rancune.
MICK MACK CAMARA, lundi 30 mai 2011
La Guinée connait à la fois des problèmes structurels ( agriculture, énergie, industrie par exemple) et des problèmes conjoncturels (inflation, emploi par exemple) pour les résoudre il faut mettre en place des politiques structurels, telles que politique agricole, politique industrielle, qui prennent forcément plus de temps c’est à dire entre 5 et 10 ans et des politiques conjoncturelles, qui comme leur nom l’indique sont mis en œuvre pour régler des problèmes liés à la conjoncture ( maitrise de l’inflation, politique de l’emploi) ces politiques sont mises en œuvre pour avoir des résultats dans un espace temporelle variant entre 0 et 5 ans ; Les mesures d’urgence sont de nature à agir sur l’économie à court terme et il est fort possible que la succession de mesures d’urgence c`est-à-dire conjoncturelles, soit de nature à jouer sur les structures de l’économie. La politique de l’unicité de caisse, ainsi que celle interdisant la banque centrale a effectuer des avant au trésor sans contrepartie de recette peuvent être qualifiées de politique conjoncturelle de rigueur. La politique de distribution d’engrais et d’assistance aux agriculteurs peut être considérée comme une politique conjoncturelle de relance. Alors ! Ceux qui pensent que les problèmes agricoles, industriels, et énergétiques et autres problèmes de la Guinée vont être résolus dans 5 ans, se trompent largement. Pour exemple, un barrage hydro électrique se construit en minimum 5 ans et maximum 7 ans. Une politique agricole commence à avoir des résultats après 5 ans au moins, idem pour la politique industrielle. C’est pourquoi, il n’est pas souhaitable que le Président AC et son équipe échouent. Il est plus tôt souhaitable que notre ( et oui c’est le notre à tous) président et son gouvernement entame le processus de développement de notre pays afin que ceux qui viendront dans 5 ans ou dans 10 ans (pourquoi pas)puissent continuer l’œuvre entreprise avec les moyens et les politiques qu’ils auront choisi en toute liberté.
Eli maneh, lundi 30 mai 2011
Attention Gdi, Tu te livres à un exercice par trop périlleux où je ne connais pas un seul qui ait réussi. Où tu es ‘politicien’ ou tu restes ce que nous avons convenu d’appeler intellectuel. Tu ne peux pas nous étaler allègrement les domaines qui sont entrain de produire des résultats probants au vu et au su de tt le monde pour tenter de nous en convaincre du contraire. Voyons un peu : -comment un état ayant sur le bras plus de 9000 milliards de monnaie fabriquée à la pelle, peut se permettre tout de suite de chiffrer une politique générale ( à ne pas confondre aux mesures d’urgence) ? Rien que cela - Dans quel pays au monde on caresserait dans le sens des poils un occupant illégal qui agresserait un domaine public connu et reconnu ? les cas les plus justifiables ne sont ils pas depuis à la justice ? - Quel alibi voudrais tu trouver pour ceux qui, profitant de l’incurie de l’état et aveuglés par l’enrichissement frénétiq, ont oublié qu’un autre soleil pourrait se lever ? là égalemnt, les cas qui le mériteraient ne sont ils pas chez l’agent judiciaire de l’état. - Par ces printemps qui parcourent le monde, les organismes internatx ne recommandent ils pas aux etats de s’intéresser en urgence à la situation alimentaire des populations ? Que doivent faire les états qui n’ont pas en face d’eux des commerçants ayant suffisamment de la hauteur pour traiter des transactions subventionnées ? d’ailleurs ceux de bonne foi parmi eux ne sont ils pas entrain de s’entendre avec l’état ? L’etat peut –il importer et ne pas imposer le prix de vente ? Un intellectuel est profondement serein Mr Gandhi, tandis que le politiq ne l’est que de façade. Qaunt à la caisse unique dont les effets se font sentir aujourd’hui et qui ouvre peu à peu les yeux du populo (politiciens candidats en embuscade, si c’est pour ‘la grande bouffe’ vous y retenir…ne suivez pas mon regard..), au budget dont le déséquilibr n’est que provisoire au vu des mannes qui imparablmnt se préparent à tomber sans aucune fioriture (qui l’eut crû) et conforme d’ailleurs à une certaine école dont le pourfendeur ne sera certainmnt pas un certain keynes et enfin à la campagne agricole et ses vastes fournitures d’engrais et d’intrants cfmnt à un pacte pblic entre le chef de l’etat et la chambre d’agricultr, quant à tous ceux-ci, dis je bien, MIEUX VAUT LE SILENCE. Vois tu, Gandhi, comme toi, j’ai été long, mais il faut pas laisser un intello se fourvoyer tout seul. A moins que….et là il faudra attendre le 3ème tour.
Vrai Guinéen, lundi 30 mai 2011
Gandhi,permettez-moi avant tout de vous dire que la modestie n`est pas une de vos qualité,vous n`incarnez point cette vertu chère au Mahatma Gandhi. Vous a t-on accuser d`usurper un illustre nom(Gandhi)?si non,pourquoi vous acharnez-vous sur le pseudo que je me suis choisi?je vous prie de m`appeler tout simplement Vrai Guinéen,et non pas "vrai-faux". Sur la question de la subvention de l`importation du riz,vous n`êtes pas sans savoir que cette mésure prendras fin quand les 1ers résultats du projet agricole verront le jour. Le programme agricole est un processus qui prendra 2,voire 3 ans a se mettre en place,il ne va pas balayer d`un revers de main une mésure adoptée par l`ancien regime pour permettre l`importation du riz. Je dirai que ce n`est pas une bonne chose,mais savez-vous que certains de ceux qui critiquent aujourd`hui dans l`opposition étaient parmis les decideurs de l`epoque?pour faire simple,le projet agricole du Pr AC est appelé a remplacer cette mesure stupide inventée par l`ancien faute de vision réelle pour mettre le pays sur les rails. CDD qui s`estampille "batisseur" a appartenu a ce regime pendant 12 ans,et aujourd`hui,il parle de "batir" la Guinée grâce a son "expérience dans la gestion du bien commun". Ne tenez pas compte d`eventuelles ratures ou de mots oublié,j`écris depuis un téléphone,aucune possibilité me relire.
Gandhi, lundi 30 mai 2011
Vrai-faux Guinéen, qui a dit que j`étais un spécialiste agricole ? je ne suis qu`un modeste citoyen qui s`intéresse à tous les aspects de la vie publique en Guinée. De la même manière qu`Alpha Condé n`est spécialiste de ... pas grand chose, ce qui ne l`empêche pas de décider pour 10 millions de nos compatriotes. Donc de grâce, intéressez-vous uniquement à ceux qui peuvent changer le quotidien des Guinéens, et non pas à ceux qui posent des questions. Je ne me suis pas immiscé dans des questions techniques sur la nature des engrais naturels ou phosphates, car je connais mes limites, et je n`ai pas pour habitude de parler de domaines que je ne maîtrise pas. Vous faites bien de reconnaître lire trop vite dans votre premier commentaire, ce qui vous fait écrire n`importe quoi. Je vais même plus loin, vous n`avez rien compris du tout. Ce qui m`intéresse est de savoir si les agriculteurs (lesquels ?) ont réclamé certains engrais (dans quelles conditions, pour combien de temps, de quelle nature...), où si la décision a été prise d`en haut, soit pour dire que le nécessaire avait été fait en matière d`agriculture (on aimerait connaître le détail du programme sur cinq ans) et que les agriculteurs n`auront donc pas à se plaindre, soit parce que les Maliens (et franco-marocains) ont fourni (gratuitement ?) au nouveau régime, des intrants en vertu de nos liens "affectifs". Au-delà de l`action ponctuelle (ou qui se renouvellera régulièrement ?), il ne s`agit pas de remettre à l`ordre du jour les FAPA en vogue sous AST. Les agriculteurs sont des entrepreneurs et non des fonctionnaires qu`on peut manipuler (ou acheter) à souhait. Comme toute personne, ils veulent vivre de leur activité et ont besoin éventuellement d`assistance et/ou de formation, pas d`injonctions. Voilà les questions que je me pose, si vous pouvez y répondre. Quant aux jeunes universitaires, vous n`arriverez pas à leur faire travailler la terre sans moyens financiers conséquents (l`investissement humain, ça n`existe plus, sauf esclavage forcé). En revanche, les militaires qui sont surpayés, mais ne font rien, pourraient mettre la main à la pâte. Si AC arrive à envoyer les militaires aux champs de manière permanente (pas juste un jour pour la photo), vous pouvez être sûr que je serai le premier à l`applaudir. Par ailleurs, je pensais que c`était Jean-Marc Telliano le Ministre de l`agriculture !!! On nous aurait menti ? Dernier point, je serai ravi que vous puissiez répondre à cette question simple : comment fait-on pour motiver un agriculteur indépendant de cultiver du riz, pendant qu`au même moment on subventionne le riz importé ?
Vrai Guinéen, lundi 30 mai 2011
Je me suis trompé dans l"interprétation du passage de votre article sur l`agriculture,je me permets de recadrer les choses dans leur contexte. Cela dit,votre approche du dossier n`est pas tout a fait exacte,vous oubliez que même les terres fertiles sont régulièrement engraissées dans le cadre d`une agriculture intensive. l`objectif que se fixe le gouvernement est de créer les conditions qui permettent a la Guinée de ne plus dépendre de l`importation des denrées de première nécessité,ce qui suppose une agriculture dotée des techniques modernes (tracteurs et autres outils qui remplaceront les matériaux rudimentaires ). Nous ne sommes plus dans le cadre d`une agriculture qui permettait jusque-là de subvenir aux besoins d`un nombre réduit de personnes,mais de nourrir toute une population. Ne pensez-vous pas que ces paysans ne demandent pas mieux que d`être soulagés des dures labeurs qui ne donnent que très peu de résultats?je suis de ceux qui pensent qu`il faut avant tout initié ces paysans aux techniques de maniement de ces outils que beaucoup d`entre eux n`ont jamais vu de leur vie. A cet effet,le Pr AC a nommé l`ancien ambassadeur de Guinée en Italie Mr Diallo (par ailleurs,éminent agronome reconnu par la profession). Cela prouve si besoin en est que l`homme ne se lance pas dans une aventure hasardeuse comme vous semblez le suggérer,mais il s`entoure de spécialistes et fins connaisseurs du dossier.
Vrai Guinéen, lundi 30 mai 2011
Gandhi,vous prouvez une fois de plus que vous ne maitrisez point le dossier guinéen...pis,vous parlez d`agriculture sans avoir une bonne connaissance. Vous prédisez l’échec du plan agricole du Pr AC comme si vous étiez devin,étonnant de la part de quelqu`un qui est de "culture blanche". Avez-vous sondé la fertilité des terres arables en Guinée pour en déduire qu`elles n`avaient nul besoin d`engrais?sur ce coup-ci,vous me décevez. Parlez de chose que vous maitrisez,question agriculture,vous semblez être à coté de la plaque.
MICK MACK CAMARA, dimanche 29 mai 2011
Félicitations ! FELA, pour une fois que tu es un tout petit peu lisible. Malheureusement, je ne vois pas en quoi ce que tu racontes me concerne. De quoi tu parles ? Ai-je déjà fais allusion à Sékou Touré ? Ai-je eu des propos ethnos ? Le Colonialisme ? Qu’est ce que tu en sais toi du colonialisme ?? Vous ferez mieux toi et ton SAMPIL de retourner à vos chers études, je souhaite que vous en ayez la force et la volonté de le faire, tellement le chemin (celui du retour à vos études) va être long et semer d’embuches. La seule chose que je retienne de ton post est « Rendez vous dans cinq ans ». On se donne rendez vous pour faire le bilan certes, mais aussi pour une autre élection ou Réélection.
Mouctar Balde Missidè, vendredi 27 mai 2011
La demarche scientifique et la pédagogie de l`instituteur de William Ponty qui caractérisent tes interventions forcent le respect. on apprend toujours quelque chose après lecture de tes messages. Merci Maître et contunue s`il te plait à nous apporter un peu plus de lumiere sur ces sites guineens où malheureusement l`obscurentisme a élu domicile.
pop star, vendredi 27 mai 2011
http://www.kababachir.com/index.php?option=com_content&view=article&id=31874:halte-au-mensonge-et-a-la-manipulation-&catid=37:politique&Itemid=474
Touré Vrai Manden Mori, vendredi 27 mai 2011
Cissé Beyla, depuis quand un Cissé de Beyla, donc KONIAKA se réclame-t-il ‘’MANDEN MORI’’. De grâce, il ne faut pas souiller la lignée des 5 grandes familles MORI du Mandé, les Maitres et Gardiens de l’Islam Mandé. C`est quoi ca?!? Quand ca vous arrange, vous vous réclamez du Grand Konia, que vous appeliez « a voter massivement (contre le RPG et le Professeur Alpha Condé!) pour le rayonnement de la Guinée Forestière dont il est partie intégrante et indissociable…» dans une déclaration fracassante et fortement communautariste postée sur ce site même le 5 Mars 2010 : 2010 http://guineeactu.com/info.asp?mph=deta&ret=re&ID=4260&recherche=l`appel du grand konia . Maintenant que le vent a tourné, vous vous posez en grand défenseur du Professeur Président et chantez partout votre ‘’Maden MORI-isme’’ imaginaire. Si c’est par ignorance, apprenez donc votre Histoire et si c’est par complexe d’infériorité vis-à-vis des Manden Mori, vraiment un peu de dignité quand même.
Patriote, vendredi 27 mai 2011
Monsieur le rédacteur en chef de Guineeactu, ce ci n`est pas une réaction à cet article. C`est une réflexion que je voudrais que vous publiez. Merci d`avance de votre diligence. Ce que je pense pour une meilleure cohabitation des religions en Guinée Attention, mise en garde aux hommes et aux femmes sans foi ni loi, ceci n’est pas une incitation à la haine interreligieuse. Que ceux qui se réclament de ce bord, veuillent trouver une autre tribune pour s’afficher et ne viennent pas troubler la quiétude de notre beau pays la Guinée. C’est la laïcité de notre pays et le souci d’équité qui me poussent à émettre l’idée qui suit. Donc loin de moi l’idée de vouloir soulever des problèmes là où il n’y en a pas. Le constat actuel est qu’il n’y a pas de transparence dans l’allocation des fonds publics généralement appelés dons destinés aux cultes religieux. Ce faisant, les uns pensent à tort ou à raison qu’ils sont lésés ou parfois même oubliés dans la répartition. Si nous voulons faire justice et nous sommes tenus parce que c’est l’une de nos trois devises, nous devrions tenir compte du nombre de fidèles par religion, sans oublier une seule religion. Ce serait plus équitable en ce moment-là. On sait par principe que les fonds publics doivent être affectés aux dépenses publiques. On sait aussi par principe que la croyance relève du domaine privé. Si par-dessus tout, l’État s’engageait à intervenir dans le domaine privé comme les croyances, alors il devrait faire preuve de justice et d’équité. De grâce, qu’on ne me dise pas qu’il faut changer de religion pour pouvoir bénéficier autant que les autres. Car la question de religion est une question de foi et de conviction. Il n’y a pas de religion inférieure, ni de religion supérieure. Toutes les religions et toutes les croyances se valent. Chacun est libre de pratiquer la religion de son choix. Au cas où ce principe d’équité paraîtrait difficile sinon impossible à mettre en oeuvre, alors les fonds publics ne devraient plus être utilisés pour financer des édifices religieux (mosquées ou églises) ou des activités religieuses (pèlerinage aux lieux saints). De même il devrait y avoir une séparation totale et effective entre l’État et la religion. Ainsi, l’État n’irait plus corrompre avec les fonds publics certains chefs religieux pour que ceux-ci à leur tour endoctrinent leurs fidèles. Il ne devrait non plus y avoir de structure administrative chargée de gérer les cultes. Les fidèles devraient se prendre eux-mêmes en charge. D’ailleurs, les bonnes volontés ne manquent pas, heureusement ! En matière de pratique religieuse, aucun culte religieux ne devrait empiéter sur la liberté d’autrui. Par exemple la prière ou le culte des uns ne devrait empêcher personne de se déplacer. Si notre culte ne peut nous contenir tous dans un endroit clos, nous devrions faire en sorte que les voies de communication restent ouvertes à tout trafic. Quitte aux usagers de la route, dans le strict respect de Dieu et des autres, de faire attention à nous. On pourrait même planter des panneaux de signalisation indiquant la vitesse maximale autorisée aux environs des lieux de prière. De même, il ne devrait plus y avoir de reproche, ni de propos déplacés à l’endroit de quelqu’un qui mangerait en public en temps de carême musulman ou chétien. «Les paroles sincères ne sont pas élégantes; les paroles élégantes ne sont pas sincères.» Proverbe chinois. Que Dieu bénisse la Guinée et tous ses fils croyants ! Amen !
MICKMACK CAMARA, vendredi 27 mai 2011
OK Gandhi! La Guinée rien que la Guinée. En ce qui concerne la Cote d`Ivoire, attendons de voir. Je ne pense pas qu`il en sortira indemne notre cher ADO, lorsque les langues vont se délier.
CIsse Beyla,, vendredi 27 mai 2011
Tamba - En effet comme mon nom l`indique, je suis Cisse, donc Mandingue Mory. Croyez vous vraiment que je perdrai le temps a vous repondre? Non mon cher, je reponds en general a ceux qui apportent plus de valeur, et de logique....Bien a vous!
Fela Barry, vendredi 27 mai 2011
Mr Camara dit mick-mack ou tic-tac selon, vous etes vraiment un adepte des foires d’empoignes. Si ce n’est pas circuler y a rien à voir, c’est circuler y a rien à débattre vous avait une curieusement vision de la competition democratique tout de meme !!! Vous m etes sympatic certes, mais qu est ce que vous etes barbant avec vos vieilles lunes revolutionnaires. Heureusement ,d’ailleurs que tous nos compatriotes n’ont pas des caniveaux à la place du cerveau. Des lors que quelqu‘un use de son esprit critique citoyen, il passe forcement pour un vulgaire ethno qui essaye de trucider votre champion : c’est sa credibilité qui en cause ici, au mieux sa capaciter a travailler sur l’attractivité economique de notre pays, bref son incompetence crasse a s’attacher une reelle expertise pour fignoler les reformes attendues par le pays, en lieux, de cette improvisation tous azimuts. . Allez on se donne RDV dans cinq ans comme tu aimes le dire, je sais pas quel age tu as, quant à la jeunesse guineenne elle n est plus dupe, quiconque, gouvernera ce pays sera tenu de rendre des comptes : j espere que cette fois-ci tu me dira pas, c’est la faute au blanc en attendant, pendant qu’on y est tu peux mediter sur la belle phrase de Tonton Sampil : « Au finish, l’ethnocentrisme nous’aura fait plus de mal que le colonialisme » Sekou Touré dont tu aimes les contes et milles tomes doit se retourner dans sa sepulture volatile.
Gandhi, jeudi 26 mai 2011
Mic Mac, je ne nie pas ce que tu écris. J`ai évoqué la Côte d`Ivoire pour montrer effectivement que les soutiens sont différents, mais c`est la Guinée qui m`intéresse, pas la Côte d`Ivoire, et la France n`a rien à y voir. Les décisions économiques prises par AC sont les siennes, et ne sont pas à la hauteur des enjeux. Voilà ce que je dis. En revanche, AC pourrait s`inspirer de ADO en matière de réconciliation. A moins de considérer que 15 fois moins de morts chez nous n`en valent pas la peine...
DK.DIABY, jeudi 26 mai 2011
En tout cas ceux qui ont la mouvaise habitude de vampiriser notre économie ont des mouvais jours devant eux.
Mickmack camara, jeudi 26 mai 2011
Mon cher GANDHI, Aux yeux de la France la Côte d’Ivoire et la Guinée ne sont pas et ne seront jamais sur le même pied d’égalité. A titre de comparaison 1. La Guinée a dit non à la France et avait rompu ses relations diplomatiques pour les reprendre en 1978, alors que la RCI a toujours été le relais de la France en Afrique de l’ouest 2. En Guinée, il n’y a pas plus de 2000 français résidant et 4 grandes sociétés (Orange, BICIGUI, SGBG, TOTAL) alors qu’en RCI il y a des dizaines de milliers de français et pas moins de 100 entreprises françaises reparties dans tous les secteurs. 3. Le pétrole a commencé a coulé en côte d’ivoire et la France est actionnaire à Pétroci et à la raffinerie la SIR 4. Dans le tourisme il n’y a que NOVOTEL et Le restaurant le Damier en GUINEE 5. En Guinée il n’y a pas de camp militaire français, il n’y a pas plus de 5 militaires français 6. La Côte d’ivoire a toujours été le poumon de la BCEAO et de l’ UMEOA. 7. La France a des intérêts dans tous les secteurs en RCI notamment dans le secteur pétrolier 8. Lors de la privatisation orchestrée et réalisé par …ADO lorsqu’il était 1er Ministre, les grandes sociétés (eau et électricité, télécom) ont été vendues aux français. 9. La Côte d’ivoire a connu des violences post électorales hors du commun ( plus de 3000 morts sans compter les dégâts matériels, la destruction des archives, …) Pour mémoire les Français en partant de la Guinée après le « NON » de 1958 n’ont trouvé rien d’autre à faire que d’incendier toutes les archives, de libérer les serpents de l’institut pasteur, réputés dangereux, dans la nature à Kindia etc etc . Pour la petite histoire, Sais tu au moins combien de personne sont mortes de morsures de ces serpents depuis 1958 à maintenant ??? Alors n’imaginez pas une seule seconde les Français t’envoyer des Centaines de millions d’euros comme en RCI. Aujourd’hui en RCI, la France va déclencher une sorte de « PLAN MARSHALL » pour que le pays s’en sorte vite car il y va de l’intérêt supérieure des deux nations Française et Ivoirienne. Arrêtons donc de comparer la RCI à la Guinée ou ADO à AC , ça ne sert à rien !
TAMBA, jeudi 26 mai 2011
JE ne connais pas cissé,mais je crois qu`il aurait du etre pasteur ou imam.Il tient absolument à trouver des excuses à un incompétent.LULA au brésil n`était qu`un syndicaliste ,il a fait de son pays un pays emmergent!Alpha est entouré ethniquement de mediocres,et de ceux qui en plus sont le spires des mediocres parceque etant ceux qui ont mis le pays à genou et maintenant il cherche des boucs emissaires ailleurs!Alpha doit dégager
Cisse Beyla,, jeudi 26 mai 2011
Doyen - Moi je vois plutot le contexte dans lequel Alpha gere cette Nation, je ne crois pas qu` en lui mettant au dos certains standards development dejas acquis par d`autres Nations depuis des annees, souvent meme des siecles. Il nous faut un plus de flexibilite a ce niveau.
Gandhi, mercredi 25 mai 2011
Mr Cissé, l`économie n`est pas une science exacte. Il n`empêche, lorsqu`on sème, on récolte, seuls les aléas climatiques pouvant perturber ce cycle. En revanche, une chose est claire, quand on ne sème pas, on ne récolte rien... à part peut-être du chiendent.
Cisse Beyla,, mercredi 25 mai 2011
Sans maturite politique il est difficile d`esperer pour un developement economique dans un bref delay. Donc il nous faut un peu plus de patience avec Alpha, tout est nouveau chez lui, au meme titre que tous les guineens. Si le gouvernement calcule mal certaines initiatives, je suis sur qu`il va amender car le peuple reagira. Pour un premier un temps, je prefere le controle au sein d`une mauvaise decision que l`anarchie au sein d`une bonne devision. Il est aussi evident qu ce n`est pas toutes les grandes reformes economiques qui reussisent. Il nous faut a tout pris attendre le resultat de ces mesures, ne serait ce qu`en un an pour en tirer une conclusion.
A.O.T. Diallo, mercredi 25 mai 2011
Bravo Gandhi, tout ce qui se conçoit bien s`énonce clairement et sans passion excessive. Aurais-tu des infos plus précises sur les bonus de 700 et 15 millions USD: sont-ils inclus dans les recettes 2011? J`ai enquêté dessus recemment a Ckry mais il semble que non. Tu en penses quoi ??
DK.DIABY, mercredi 25 mai 2011
Mr GHANDI Je vous ai répoondu mais guineactu ne l`a pas publié je sais pas pourquoi alors qu`il n`ya aucun mot dans ma réponse qui peut vous offenser.
thiam, mercredi 25 mai 2011
La dernière ligne de votre excellent texte est à l`ordre de jour!la grande majorité s`est rendue compte .Quand à la comparaison ,c`est la tête qui rassure .Merci.
Gandhi, mercredi 25 mai 2011
Mr Diallo, vous avez sans doute remarqué qu`il n`y a qu`une seule voix en Guinée. Dès lors, je me dois de faire connaître mes critiques à ce qui se passe, ce qui ne signifie pas que ce que je fais ou dit est mieux. Chacun doit être en mesure de faire la part des choses, parmi plusieurs solutions, encore faut-il qu`il en soit informé. Au niveau économique, ma théorie est simple. Comme il y a tout à faire en Guinée, il ne sert à rien de se disperser, mais de se concentrer sur 3 ou 4 priorités, en allant jusqu`au bout de celles-ci et ne pas saupoudrer les rares moyens financiers pour donner l`impression de s`occuper de tout, mais ne rien réaliser. Enfin vous avez raison sur un point, certes il faut du temps au temps, il n`empêche, on ne récolte que ce que l`on a semé.
MICKMACK CAMARA, mardi 24 mai 2011
On a que ce que l’on mérite. Beau constat et bravo ! Mais cette situation était prévisible et on a que ce que l’on mérite. Notre constitution mérite d’être violée à tout bout de champ par ce qu’elle a été imposée au peuple de Guinée par une poignée de personnes à la solde des ténors Alpha, Cellou et Sydia qui se voyaient tous gagner les présidentiels. Du CNT, le projet de Constitution a directement atterri dans le bureau du Général, sans passer par le gouvernement qui n’est autre que l’émanation des forces vives. Valider une constitution par décret ! Ce n’est qu’en Guinée qu’on l’a fait. On a voulu aller plus vite que la musique et l’on paye les pots cassés. La Niger a-t-il ces problèmes aujourd’hui après Un an et demi de transition ?? Nos candidats étaient tellement sùrs de leur victoire finale qu’ils nous ont poussé vers des raccourcis. Aujourd’hui, AC est devenu président et on commence à nous bassiner avec des mots tels que législatives, constitution violée, CENI etc…. AC a raison de mettre tous les atouts de son coté, Qui est fou ? Qui aurait fait le contraire ? Voici dans quel ordre les choses auraient du se passer : 1) Déclaration de Ouaga, 2) Accord de politique Globale (validation des accords par les partis politiques) 3) Référendum 4.) constitution 5) communales 6.) législatives 7) présidentiel Pour le reste on refera un bilan dans 5 ans et vous serez surpris des progrès réalisés.
Kalil, mardi 24 mai 2011
Votre connaissance en économie est bien appréciable. A bien lire cet article, l`on a impression que vous connaissez bien le problème guinéen, du moins sur le plan économique. Sauf si je me trompe. Mais si vous connaissez au tant le problème guinéen, vous devriez avoir quelques approches de solutions. Dans ce cas, si vous voulez vraiment aider la Guinée (votre pays), la bonne démarche serait d`apporter vos approches de solutions aux différents aspects que vous avez soulignés dans votre article. Si vous êtes économiste, vous savez qu’il y a toujours à choisir parmi plusieurs mesures pour redresser un problème d’aspect économique. La mesure que l’on choisit peut dépendre de la nature et de la complexité du problème mais aussi d’un certain nombre de facteurs techniques, sociaux etc. Toujours est-il qu’il n’y a pas une seule solution magique à un problème d’aspect économique. Tout le monde peut dire de n’importe quoi, mais la réalité reste la même. Même les économistes les plus sophistiqués dans les pays les plus développés font face à ce genre de problème. Cela n’est pas propre à la Guinée ou à l’Afrique. Par exemple quand les pays du monde ont été frappés par la grande conjoncture provoquée par ce qu’on appelle « subprime lending » (des prêts à hauts risques) aux Etats Unis, des mesures économiques ont été envisagées dans tous les pays pour prévenir ce qui aurait pu être la plus grande crainte, la récession. Le président Obama, fraîchement installé dans son pouvoir à l’époque, a réuni les brillants économistes au tour de lui pour décider des mesures à prendre pour redresser la situation et éviter le pire. Il a été alors décidé d’injecter 700 milliards de dollar dans le secteur économique pour réactiver ou maintenir l’élan des activités économiques, financer des projets pour pouvoir créer des emplois etc. Des prêts ont été consentis aux constructeurs d’automobiles et des aides financières ont été accordées aux localités municipales etc. Ces mesures, quoique bien appréciées par une frange non négligeable d’économistes, ont été sévèrement critiquées par d’autres économistes qui auraient proposé d’autres mesures « adéquates » à la place. Voyez Mr. Ghandi, les choses ne sont pas aussi simples en économie come elles semblent l’être. Une autre chose à retenir ; les mesures prises pour redresser des problèmes d’aspects économiques mettent du temps pour prendre effet. Les grandes mesures prises par Obama en 2009 ont seulement commencé à produire les premiers signes qu’en 2011. Alpha Conde a pris le pouvoir il y a environ 4 mois, des mesures qui ont été prises divisent la classe intellectuelle quant à leur efficacité. Une partie considère que ces mesures sont appropriées et adéquates et une autre partie pense le contraire. Quoiqu’il en soit, aucune partie de ces deux groupes n’a le monopole de la vérité. La sagesse voudrait alors que l’on donne du temps au temps et attendre de voir les premiers signes des decisions prises ; l’avenir nous dira surement qui a raison. Mais d’ici-là, si vous avez des approches de solutions Mr. Ghandi, n’ayez aucun complexe de les apporter. Ce que chacun des guinéens fera aujourd’hui pour aider la Guinée ne le fera pas pour Alpha Conde. Alpha Conde est un passager, il a un temps éphémère mais la Guinée reste.
kalil diallo, mardi 24 mai 2011
une solution temporaire pour un probleme permanent tout est dit ici monsieur ghandi.
ayya Goundo, lundi 23 mai 2011
Ghandi,je vous supllie ne repondez pas à Diaby.C`est le prototype de vermines que sekou touré nous a laissé qui est tellement complexé que dès que tu es structuré tu es considéré comme blanc.Ils sont des primaires qui ne peuvent ni evoluer ni sortir du gueto culturel dans lequel ils sont eternellement enfermé.Alpha est plus français que Guinéen.La seule fois qu`il est resté un an en Guinée,c`est en prison
Oury Baldé, lundi 23 mai 2011
Mesdames et Messieurs Vous n`etes pas entrain de faire un mauvais reve (ou un cauchemar).Ceci est bien une radisocopie reelle (purement factuelle) de l`economie guineenne tel quel en ce moment.Malheureusement, aussi incroyablement effarente que la donne puisse paraitre, eh! beh M Gandhi ne fait constater... des faits (pas des impressions!!!) .J`en avais dejà eu hier la chair de poule chez Sadio Barry .Oury Baldé à la une c`était l`equipe B pour assurer le service minimum.Là, les choses serieuses ont commencé...Mais"j`ai mal (très mal) à ma Guinée".We "need a doctor" comme le dit la chanson.Ya -t-il un(e)patriote pour nous aider à nous en sortir ?Avant qu`il ne soit tard, trop tard.
Gandhi, lundi 23 mai 2011
Qui sont mes parents Mr Diaby, ma mère est blanche ? A qui a été vendu Air Guinée ? à un Guinéen ou à un étranger ? A qui a été confié le PAC (port autonome - pour qui l`autonomie ? - de Conakry) ? à un Guinéen ou à un étranger ? Peut-être, êtes vous de ceux qui considèrent que ceux du Fouta, ces gens comme disent certains, sont des étrangers ? Alors dites-le clairement Mr Diaby, je ne respecte que ceux qui ont le courage de leurs opinions.
Youssouf bangoura, lundi 23 mai 2011
François Soudan : Dans cinq ans à quoi ressemblera la Guinée ? Alpha Condé: A ce qu`elle aurait dû être si nous avions réussi notre independance. une Guinée avec des chemins de fer, des routes, des barrages, des logements sociaux . Une Guinée avec un nouveau Guinéen pour qui la valeur porteuse ne sera plus la magouille mais le travail . Une Guinée fière, debarrassée des mensonges, des jalousies et de l`autodépréciation .Avec de Dieu, le renouvellement des générations et le retour pregressif de la diaspora, nous y parviendrons . François Soudan : Vous ne rêvez pas un peu ? Alpha Condé : Ce sont les rêveurs qui font avancer le monde . Pour ma part, je garde ces paroles, si dans cinq ans, une seule de ces promesses serait realisée, Alpha aurait réussi son quinquenant .
DK.DIABY, lundi 23 mai 2011
Notre économie ne sera jamais bradée au profit de vos parents comme ce fut le cas dans le passé.
Fela barry, lundi 23 mai 2011
La gouvernance bananiere de Condé souffre d’un deficit chronique de lisibilite, de visibilité et de traçabilité. Une communication politique des plus calamiteuse, coincée entre une inflation verbale belliqueuse permanante dont les effets d’annonces n’ont aucun effet sous la marmite de la ménagère lamda. Et une volonté maladive de ruser avec les esperances démocratiques du pays, en usant sans vergogne, du baillon des audits de la haine si ce n’est de la baillonnette du bouffon de service ( Resco& Co.) cette armée de chomeurs gracement salariés sur nos deniers publics. Les acquis pré-démocratiques que nous devons au bon-sens-paysan de Conté ne seront pas vandangés pour le simple satisfecit d’avoir un des siens a la magistrature de notre pays. Condé se trompe démesurement d epoque et de generation : si les crapuleries de Sekou ont ete couvertes par le contexte de la guerre froide et l’effondrement de notre economie sous Conté par l’omerta , la conspiration françafricaine du silence. Tout augure, s’il ne revient pas au bercail de l egalité republicaine devant la loi, qu il ne se rende pas à l evidence qu il n a pas plus de pouvoirs que la constitution lui confere, son sort sera vite scellé par la generation du Jasmin, plus aucun tyranneau n’est a l’abri. Une vigilence citoyenne irreprochable,seule, pourra changer la destinée tyrannique de notre pays. Merci !!! Mr Ghandhi, pour votre diligence citoyenne et vos lumieres dans cette fabrique de dictateur qu’est devenue la Guinée.
POKPA HOLOMO LAMAH, dimanche 22 mai 2011
Notre dernier espoir repose sur la mise en place d`une Assemblée nationale capable de féfendre les intérêts supérieurs de la nation et de bloquer, autant que faire se peut, les dérives de l`Exécutif. Mais allons-nous réussir à cause de nos divergences inutiles et de notre manque de volonté de changement? C`est ça la question. Our last hope rests on the establishment of a National Assembly able to defend the superior interests of all the nation and to block, as far as possible, drifts of the Executive. But will we succeed knowing our useless divergences and our lack of will to change? That is the question.
se, dimanche 22 mai 2011
J`aime vraiment les textes de Ghandi. Il prend tout son temps pour expliquer en details les choses pour que tous, meme ce qui refuse, comprennent. Merci d`avoir un Ghandi sur un forum Guineen.
Paul THEA, dimanche 22 mai 2011
Mon cher Ghandi, un plaisir de lire cet article; très instructif.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011