samedi 10 mai 2008
Le Timbo appelle à l’unité des Guinéens
Alhassan BARRY

Après la fusion, le 10 Février 2008, des Associations des Ressortissants de Mamou, de Dabola et de Dalaba, en France, qui étaient jusqu’alors des composantes autonomes de l’Associaton des Ressortissants du Timbo (ART), celle-ci a pris un nouveau départ.

Ayant pour objectif de tisser et de renforcer les liens de solidarité et de fraternité entre tous les Guinéens, l’ART se propose de prendre, à partir d’aujourd’hui, une part active au renouveau et au changement en Guinée, dans le cadre de la société civile.

La société civile, ce sont toutes et tous ceux qui n’appartiennent pas à la classe politique, ni à l’armée, et qui veulent participer activement à la vie publique. On qualifiait naguère la société civile de majorité silencieuse. Aujourd’hui, elle veut prendre la parole, s’exprimer, faire face aux défis qui l’assaillent pour résoudre les problèmes qui se posent à la société tout entière. Refusant de se faire embrigader par les partis politiques, elle cherche à s’exprimer par le biais des organisations syndicales, des associations à but non lucratif et des organisations non gouvernementales. Mais, c’est le lieu de rappeler le mot fameux d’un penseur français (Charles de Montalembert) : «  Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s’occupe de vous ». Ajoutons : puisqu’elle est l’art de gérer la cité, c’est-à-dire l’Etat et la Nation. C’est pourquoi, au-delà de l’associatif, il y a une dynamique politique.

Dans cet ordre d’idées, le Timbo va, en tout premier lieu, s’attacher à la refondation de l’Association des Ressortissants du Fouta Djallon en France (ARFDF), de concert avec le Timbi et le Labé. Riche de son glorieux passé ancestral et de ses énormes ressources humaines, il ne va pas se contenter de jouer le simple rôle d’arbitre entre les acteurs politiques guinéens ni celui de témoin passif de la vie politique. Il va défendre les couleurs de ses propres champions, qui aspirent à un destin national, tout en continuant à prendre toute sa place dans les activités des réseaux d’associations guinéennes. A ce titre, il sera incontournable dans toute prise de décision engageant l’avenir de la Guinée.

C’est pourquoi, le Timbo lance un appel solennel à Bah Ousmane, à Cellou Dalein et à Assiatou Bah-Diallo pour qu’ils enterrent immédiatement leurs querelles intestines. Ce qui les rassemble est bien au-dessus de ce qui les divise. Nous ne tolérerons pas que de sordides intérêts personnels viennent parasiter le débat politique national.

Chacun des partis politiques est libre de participer individuellement ou en alliance avec d’autres aux élections législatives que nous appelons de tous nos vœux, car il y a 114 places à l’Assemblée nationale. Mais, il n’y en a qu’une seule à la Magistrature suprême. C’est pourquoi l’on parle des « élections législatives » et de « l’élection présidentielle ».

Nous affirmons solennellement le candidat qui sera désigné pour l’élection présidentielle devra répondre à un certain nombre de critères dont le suivant nous paraît fondamental : il faudra qu’il soit capable de mobiliser toutes les forces sociales, culturelles, morales et économiques non seulement au niveau de sa région d’origine, mais aussi à l’échelle de la nation tout entière.

L’histoire du Timbo prouve à satiété qu’il a surmonté depuis bien longtemps l’instinct grégaire, l’ethnocentrisme, le régionalisme et la xénophobie.

Le Timbo condamne avec toute son énergie et son autorité irréfragable ces pratiques primitives et d’un âge définitivement révolu.

Le Timbo appelle tous les Guinéens au rassemblement et à l’unité pour sortir la Guinée de l’obscurantisme et du sous-développement, par l’instauration d’un Etat démocratique et d’un gouvernement représentatif de toutes les composantes de la nation.

P. Le Bureau Exécutif de l’ART
Le Président : El Hadj Alhassan BARRY

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Vos commentaires
Alpha Rafiou DIALLO, jeudi 15 mai 2008
J`abonde dans le même sens qu`Alhassane Barry,car sans unité,il nyaura point de salut!Il faudrait que les leaders cités puissent comprendre avant tout que c`est l`intérêt du peuple qui prime sur les égoïsmes personnels. Je réitère mon idée selon laquelle,pour reconstruire la vie politique de la Guinée,il faudrait 3 partis:2 qui seraient radicalement opposés sur le plan philosophique et 1 modéré qui serait une sorte de parti d`appoint,capable de constituer une majorité avec l`une ou l`autre tendance. C`est ce type de fonctionnement qui avait fait de l`ancienne République Fédérale d`Allemagne,un pays prospère. J`avais également suggéré que l`on change symboliquement le nom de la Guinée(le but étant de mieux l`identifier par rapport aux 3 autres qui existent dans le monde!)et que l`on déplace la capitale(dans le simple souci de desengorger Conakry et de permettre aux fonctionnaires de travailler sans entrave). Nous ferons ainsi des économies considérables sur le financement des partis(qui sont aujourd`hui une trentaine...au bas mot!)et le risque d`ethnocentrisme serait levé.Autrement dit,ce serait franchement la vraie rupture avec le pesant passé et nous nous mettrons(enfin)au travail...
Ibrahima Diallo, samedi 10 mai 2008
Nous vous appuyons a 100% dans cette declaration et vous suggerons apres la refondation de l`ARFDF et trouver les voies et moyens d`associer dans vos actions les structures similaires de la Basse cote et de la Foret. note: desole pour les accents.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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