 |
Le 23 septembre M. Mamadou Aliou Barry, le président de l'ONDH, Observatoire national des droits de l’homme, a fait un point presse. En finir avec la Transition, Voilà le sujet. D’emblée, le droit-de-l’hommiste, qui est dans son jardin, rappelle le 27 Juin, quand les Guinéens, dans un bel ensemble, dans le calme et la paix, ont voté, à en impressionner les observateurs. Une élection qui n’était ouvrage de fée mais valide pour l’entièreté des candidats, que Cellou Dalein a digérée, Alpha Condé, avalée, pour après cracher dans …l’urne.
Le second tour, qui n’a cessé de nous jouer le coup de l’Arlésienne, laisse M. Barry sceptique, pessimiste, même : « Les revendications successives du représentant du RPG, qui ont conduit à la condamnation de deux membres de la CENI, le parti-pris du Chef du gouvernement en faveur d’un des candidats dont il reprend à son compte les exigences, l’élection d’un nouveau président de la CENI dans des conditions obscures et irrégulières qui ne visent qu’à fragiliser l’institution et la diviser en deux groupes antagoniques. Nous estimons que la CENI dans sa composition actuelle ne peut plus produire des résultats de second tour susceptibles d’être acceptés de tous. La CENI ne fait pas l’unanimité dans sa composition. »
Pour en sortir ? M. Barry a trois idées. Primo, mettre une personnalité neutre, un religieux (pourquoi pas !) façon Desmond Tutu, à la tête d’un machin qui aura à superviser le second tour. Autre chose : un directoire avec une personne neutre flanquée d’un représentant pour chaque candidat. Le plan C : une troïka faite du représentant résident du Secrétaire général de l’ONU en Afrique ou bien le médiateur de l’Union africaine sur la crise guinéenne, à côté, un représentant des deux candidats. Aux chatouilleux souverainistes le patron de l’ONDH a beau jeu de rappeler leur esprit d’escalier doublé de mauvaise foi : ils feignent d’oublier que sans l’aide étrangère nous ne pouvions connaître de premier tour, ni d’élection du tout. Après le premier, le second tour ne peut pas ne pas avoir lieu. La CENI devient contournable. Les DOUMBOUYA daubent qu’il y a maintenant un loup de CAMARA dans la …CENI. Ils lui prêteraient la mission de goupiller un second premier tour. Autant dire le merle blanc. Pour la merde, à l’horizon, les bottes.
Barka de Conakry pour www.guineeactu.com
|
 |