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Nous n’attendions évidemment pas un décret lu par un Président au Palais du Peuple devant un parterre de diplomates et tout le gotha de ceux qui nous ont entrainés dans un tunnel qui s’ivoirise de jour en jour. Mais nous étions en droit d’être fixés par une formule solennelle qui ne laisserait aucun doute quant au contenu d’un décret ou une décision de la CENI. Non, égal à lui-même, c’est à peu près, tapant sur la table (d’un coup de poing en cotonnade ?) : « Je n’ai pas beaucoup de temps, je dois m’envoler pour Bamako, j’ai très soif, et puis les moustiques, la chaleur de Conakry, pas de clim… bon vous verrez ça avec la CENI ! Bon choix messieurs, bon choix mesdames. »
Or il n’y a plus de CENI. Le machin qui en fait office est traversé de mille courants alternatifs qui se réduisent à deux tendances à couteaux tirés. Pas besoin de maquette. Le pays n’est plus gouverné par personne. Il y a l’Arc-en-ciel, il y a les rayons du soleil de l’autre alliance qui boivent les gouttelettes de ce phénomène météorologique extrêmement instable. L’Etat est réduit au travail d’un préposé à faire tourner la planche à billets pour ceux qui ont intérêt à faire perdurer notre surplace depuis le 27 Juin.
Donc, c’est à la CENI qui dit être prête le 30 Septembre, d’offrir deux dates à MM Cellou D. Diallo et Alpha Condé. Le trois ou le dix Octobre. Dans les heures à venir, nous saurons, des deux, qui porte le pantalon. Sékouba s’en tape et il a raison. Il avait offert le coup d’Etat de Dadis à Alpha (ordre alpha bêtises), Cellou D. Diallo, Jean-Marie Doré et Sidya Touré. Pas une seule femme. On verra qui est garçon parmi les derniers hommes qui restent.
Wa Salam !
Saïdou Nour Bokoum
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