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Le jeudi 6 janvier dernier s’est tenue, dans la salle du congrès du palais du peuple, la première prise de contact entre le gouvernement et les opérateurs économiques nationaux et étrangers. Cette rencontre a été présidée par le Premier ministre, Mohamed Saïd Fofana. L’objectif de cette rencontre était de jeter les bases d’une concertation et d’un dialogue constructif entre le public et privé, gage certain d’un développement économique rapide et harmonieux de la Guinée selon les termes mêmes des organisateurs.
Après la présentation des membres du gouvernement présents à cette rencontre, l’honneur est revenu au Premier ministre de s’adresser aux opérateurs économiques dans un langage direct. « Mon gouvernement a sa mission de conduire l’économie guinéenne vers un véritable décollage, comme les Guinéens le souhaitent ». Il a fait comprendre qu’« on ne peut pas construire une économie sur des bases qui ne sont pas saines. Aujourd’hui nous sommes engagés dans une compétition internationale : l’économie s’est mondialisée. Il faut que les Guinéens acceptent que les règles de l’économie guinéenne soient harmonisées avec les règles du système économique mondial ».
Poursuivant son intervention, il dira que désormais son gouvernement va instituer « un partenariat basé sur le dialogue permanent avec les institutions représentatives des intérêts de l’ensemble du secteur privé ». Pour lui les règles du jeu vont être claires pour qu’ils puissent aller plus vite dans les reformes. Le taux d’inflation en glissement annuel est à 20%.
Face au déficit budgétaire, le nouveau Premier ministre compte aussi sur les partenaires extérieurs. « Ce que nous devons faire pour donner un signal fort à nos partenaires, il faut que nous mobilisions les recettes intérieures, et cela ne peut se faire qu’avec le concours du secteur privé ».
Dans ce même discours, le Premier ministre a demandé au ministre du Commerce et d’autres ministres en charge du secteur privé de travailler dans les meilleurs délais pour que la chambre de commerce, le patronat, se réorganisent afin d’assurer l’interface nécessaire entre l’Etat et le secteur privé. Pour terminer son intervention, il s’est dit prêt à travailler avec le secteur privé pour relever le défi.
Pour sa part, le président de la chambre de commerce Morlaye Diallo accorde du crédit à la déclaration du PM qui avait passé une quinzaine d’années comme secrétaire général de la chambre de commerce. Un organe qui a été constitué en1985 et qui a aidé, dès 1992, à la création de Conseil national du patronat guinéen. Pour Morlaye Diallo, cette rencontre permet de ressortir les plans stratégiques de développement secteur par secteur qui ont été cachés dans les tiroirs.
Quelques opérateurs venus pour la circonstance ont accepté de livrer leurs sentiments sur cette rencontre. Pour Mohamed Mounir homme d’affaires, les propositions faites par le Premier ministre sont salutaires mais, il attend la concrétisation de ce discours.
Le fait que le PM connaissait déjà le secteur privé depuis plusieurs années a rassuré d’avance la collaboration des opérateurs avec le gouvernement. En attendant de voir les paroles liées aux actes, le gouvernement a du pain sur la planche car tous secteurs ou presque sont prioritaires.
Boubacar Bagnan, Alpha Camara, Kadiatou L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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