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Devant nos yeux une nouvelle dictature familiale se met progressivement en place sans que nous ne réagissions. Quel malheur pour la Guinée ! Le match a débuté en Janvier dernier. En première mi-temps, le Général nonobstant son état de santé, avait ouvert la marque : 1 a zéro, en renvoyant le griot du gouvernement de Lansana Fouyanté. L’équipe de Lansana fanfaron Kouyaté vient d’égaliser juste avant la fin de la première période, grâce à un retourné acrobatique de son avant-centre et cousin Bo Keita (en expulsant illégalement un des acteurs de la pagaille en Guinée). Buuuuut !!!! Quel magnifique but ; malheureusement doyen Pathé n’est plus (paix du seigneur sur lui), il nous l’aurait décrit. Un but pareil n’avait jamais été marqué en Guinée, surtout contre le Général. Voici le 31 Mars, date butoir donnée par nos zéros leaders du syndicat morcelé, pour la reprise de la grève ; soit le début de la 2è période du match CONTE - KOUYATE. Cette mi-temps s’annonce très sérieuse. Quel est votre pronostic ? Une chose est certaine, quel que soit le score de ce face à face, le plus grand perdant de cet affrontement est le Peuple de Guinée, dans la mesure où notre peuple encore, est activement ou passivement en train de participer à la mise en place d’une tyrannie familiale comme il l’avait fait pour les 2 premières. Dès l’aube de l’Indépendance, le futur stratège et père de la nation Sékou Touré, très admiré à l’époque, se permit de perpétrer des violations des droits humains sous les yeux, et le mutisme de la société; ainsi les Guinéens d’alors consentirent de devenir complices passifs du début d’une tyrannie. C’était la première erreur des Guinéens. Cette hypocrisie du peuple de Guinée encouragea le sanguinaire de faire le pire les 24 années qui suivront plus tard : en connivence avec le peuple, le tyran accusa des Guinéens, les reconnut coupables et les exécuta sans procès sous les applaudissements du même peuple (je m’excuse d’avoir remué la plaie des familles des victimes). Le 3 Avril 1984, les anciens tortionnaires de Sékou devinrent les nouveaux maîtres de la Guinée, avec à leur tête les deux jeunes colonels Lansana Conté et Diarra Traore ; le duo considéré comme libérateur, était très apprécié et l’espoir était permis malgré tout. Mais une année plus tard, notre peuple forgea un nouveau dictateur, en applaudissant, et soutenant le Colonel Lansana Conté qui avait fait exécuter ses confrères officiers de l’armée (dont la plupart des Malinkés) sans aucune procédure judiciaire; et par conséquence notre jeune colonel se voit comme un représentant de Dieu sur Terre (sous la bénédiction du conseil islamique). Aujourd’hui nous vivons ces retombés de notre comportement deux décennies auparavant: C’était la deuxième fois qu’on commettait la même erreur Le Général fait ce qu’il veut, à qui il veut, et quand il le veut, sans se soucier de son peuple. Pas très longtemps, Conté autorisait le massacre d’une population civile ne brandissant que des pancartes en carton. Qu’est-ce qui en est sorti ? Rien ! Et rien n’en sortira. C’est notre peuple qui avait fabriqué son dictateur. Au crépuscule des journées macabres de janvier/février 07, au moins on obtient des mains de Conté, un PM chef du gouvernement (Lansana Kouyaté) et une fragile feuille de route. Mais c’est très dommage de constater qu’à chaque tournant de l’histoire de notre peuple, l’espoir palpable au début se dissipe toujours très vite. Lansana Kouyaté, sensé être neutre et essuyer les larmes du peuple, vire complètement hors de sa mission. Il cherche à nous faire revivre les terreurs du passé. Des citoyens du pays sont arrêtés, incarcérés et torturés devant notre peuple, par ce gouvernement ou plutôt par le duo Kouyaté et Bo Keita. Notre société se contente seulement de la libération de ces innocents qui sont victimes de la conspiration des 2 cousins. Comme si de rien n’était. Le duo ne rend compte à personne; ne serait-ce que mentir (comme Kouyaté en a l’habitude) pour couvrir leur forfait interdit par notre fameuse loi fondamentale. Le cas Chantal Cole est très éloquent, pour indiquer combien de fois la justice n’existe pas en Guinée et que le peuple est l’un des responsables de cette situation. Les pro-Kouyaté jubilent de cet acte indigne d’un pays de droit, pendant que les anti-Kouyaté se contentent de condamner la procédure par écrit. Et c’est tout. Chantal, paraît-il, est un des acteurs principaux de la pagaille en Guinée, mais qu’à cela ne tienne, après 50 ans de despotisme et d’injustice, nous voulons maintenant un Etat de droit en Guinée ; pour cela nous devons accepter le fait que : quelque soit la nature du forfait (tuerie en série ou vol de poule) ; quelque soit la classe de celui qui l’a commis (pauvre ou riche, président ou simple citoyen), la/le présumé (e) a droit à une procédure normale de justice, qui est, au moins, plus longue que 48 heures. Tel n’a pas été le cas chez la demoiselle. Elle a été accusée, gardée à vue, jugée, et condamnée à l’expulsion en moins d’une semaine. Mais où est la justice ? Que fait la ministre de la Justice dans tout cela ? Qu’est-ce que le peuple compte faire ? Peuple de Guinée ! Si tu fermes les yeux sur les actes de ces 2 cousins (L Kouyaté et B Keita) tu aurais encore collaboré de façon active à la mise en place d’une dictature familiale comme tu l’avais fait antérieurement. Par conséquent, Kouyaté et son cousin Bo Keita nous feront subir une tyrannie pire que celle de Sékou Touré. Ce serait la troisième fois que notre peuple commettrait la même erreur. Imaginez que Bo Keita ait les mains libres, quel sort réservera-t-il à nos frères : Dr Mamadou Diallo, M. Kyle Diallo, Makanera, Jacques Kouroumah, même Paul Moussa Diawara… pourquoi pas Tibou Camara, qui pourtant ont toujours commis exactement le même « crime » que Chantal Cole ? C’est pourquoi j’adjure Lansana Conté pour l’amour de sa mère (paix de Dieu sur elle) de nous débarrasser de ce duo maléfique (Kouyaté et Bo Keita) avant le 3 avril 2008, si bien sûr il reste en vie jusque-là. MS Balde, NY, USA, pour www.guineeactu.com
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