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Depuis quelques jours, les barons du PEDN (Parti de l’Espoir pour le Développement National) de l’ex premier ministre Lansana Kouyaté font le pied de grue derrière les forces vives. Pour cause ? Celles-ci en veulent à leur leader de n’avoir pas respecté le « boycott » de la rencontre du Palais du peuple.
L’on se souvient que le 23 juin dernier les forces vives avaient boycotté la rencontre avec le président Dadis au Palais du peuple. Et si cette rencontre a été boudée par la majorité des partis politiques, d’autres partis par contre ont plutôt boycotté le mot d’ordre pour répondre à l’appel du chef de l’Etat. C’est le cas du PEDN de Lansana Kouyaté, du PTS de Mamadou Diawara et du PR de Alpha Ibrahima Keira pour ne citer que ceux-là. Ce non respect du mot d’ordre par ces partis a provoqué l’ire de certains éléments des forces vives qui n’ont pas du tout digéré. Ils ne cessent d’ailleurs de le souligner à chaque fois que l’occasion se présente.
Jean Marie Doré explique que le jour même de la rencontre du Palais, peu avant l’arrivée du président de la République, il a surpris des leaders dont Lansana Kouyaté dans le bureau du secrétaire permanent du CNDD, Commandant Moussa Keita. Où, il leur a rappelé le mot d’ordre des forces vives. Ce qui ne les a pas empêchés d’être dans la Salle des congrès. Et selon Jean Marie Doré, ceci ressemble à une « dissidence » aux forces vives. La majorité des partis estiment aujourd’hui qu’il faut exclure le PEDN et ses acolytes des forces vives. « Ces gens-là sont nos ennemis, on doit les exclure des forces vives », avait scandé un leader de parti au cours de la réunion du 25 juin dernier, au siège du FUDEC.
Le PEDN s’est-il rendu compte de l’erreur commise et tenterait-il de rectifier le tir. Le mardi dernier, des représentantes du parti étaient à la réunion des Forces vives à Commandaya. Elles ont mis l’occasion à profit pour demander des doléances. Elles ont expliqué que le PEDN n’a pas l’intention de se démarquer des forces vives. Et que le parti partage les aspirations des forces vives, sauf à un point. Celui du chronogramme, auquel le PEDN n’adhère pas. Car, étant plutôt favorable à des élections en 2010. Mais la porte parole du PEDN n’achèvera pas sa ‘’lettre de doléance» que l’assistance se mettait à la conspuer avant de rétorquer. Pour elle, pas question d’accepter de tels dérapages. Si le PEDN maintient sa position il pourrait faire cavalier seul car il ne sera pas le bienvenu au sein des forces vives. Et par la voix de Hadja Rabiatou Serah Diallo, les forces vives sont fermes là-dessus : « Nous ne rejetons personne, mais celui qui veut aller avec nous adhère à notre chronogramme », précise-t-elle.
Ce qui voudrait dire que Kouyaté a le choix. Renoncer à sa position de 2010 pour être accepté au sein des forces vives ou s’en tenir à sa position pour faire route seul.
Samory Keita L’Indépendant, partenaire de www.guineeaqctu.com
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