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Par la volonté du Tout-Puissant, j’ai eu le privilège d’être nommé ce 7 mars 2010 comme membre du Conseil national de Transition (CNT) : je Le remercie de cette faveur et sollicite Son aide pour accomplir la mission comme Il le veut. Je remercie la Présidente du CNT, d’avoir bien voulu retenir ma modeste personne comme l’un des représentants des Guinéens de l’étranger, et le Président de la Transition, d’avoir bien voulu entériner ma sélection. Je remercie également la communauté guinéenne du Japon, de même que tous mes frères et sœurs guinéens, au pays comme à l’étranger, qui ont contribué, de près ou de loin, à ma nomination.
Au Tout-Puissant et à la Guinée, je prends l’engagement suivant : je ferai tout mon possible pour mettre en pratique ce que j’ai prêché tout ce temps – l’esprit de la bonne gouvernance. Cela implique, entre autres, le respect de nos valeurs culturelles, le respect de la hiérarchie, le respect et l’amour du prochain, mais aussi et surtout le travail sérieux, l’aversion de la démagogie, l’honnêteté en toute circonstance, l’abnégation et la persévérance.
Aux Guinéens de l’étranger, je formule deux engagements supplémentaires. Je tâcherai de contribuer à rendre possible le vote de tous, où qu’ils se trouvent dans le monde. Je propose, avant toute chose, que chaque Guinéen non encore recensé contacte, dans l’immédiat, la mission diplomatique de son ressort pour y laisser ses cordonnées. On peut le faire directement ou à travers une organisation locale.
Au for de ma conscience, je trouve inconcevable qu’un Guinéen dont l’existence est parfaitement établie soit empêché de voter, surtout dans un pays où la Guinée a pu créer et maintenir une ambassade pendant des décennies. Le recensement des Guinéens de l’étranger ne doit pas se voir en termes de 18, ni même, 36 pays ; c’est de manière globale qu’il faut l’envisager. Cependant il faut préciser que nos compatriotes concernés ont leur rôle à jouer. C’est pourquoi je propose qu’ils fassent ce recensement préliminaire, dont le but principal est de se faire connaître (ou reconnaître), qu’ils le fassent de manière très active et, surtout, résolus à faire valoir leur droit de vote. Avec cette volonté viendront les moyens.
Le second engagement aux Guinéens de l’étranger est pour le long terme. Me servant de cette mission du CNT comme point de départ, et en collaboration avec nos aînés, je tâcherai de contribuer à l’institution d’une structure efficace des Guinéens de l’étranger qui puisse nous représenter de manière efficace et globale, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de notre pays.
Chers sœurs et frères, je vous fais le serment de respecter ces engagements et vous donne rendez-vous à la fin de ma mission, pour une confrontation de ce que je vous dis aujourd’hui et ce que je ferai demain. Je compte, évidemment, sur le soutien de tous : vos opinions et conseils sont toujours les bienvenus.
Shimane, Japon, le 7 février 2010
Dr Bah Mahmoud Ben Saïd Représentant des Guinéens d’Asie au CNT
www.guineeactu.com
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