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Le président sénégalais démocratiquement élu, Abdoulaye Wade, fut pourtant le premier à soutenir et « bénir » le putschiste guinéen, le capitaine Moussa Dadis Camara. La loi de l’intérêt serait passée par là.
De sources bien informées, entre Abdoulaye et son « fils » le président guinéen Moussa Dadis Camara, l’affectivité ne serait que l’arbre qui cache bien des intérêts. Nos interlocuteurs rappellent que Me Wade fut le premier à dépêcher en Guinée, au lendemain du coup d’État de la junte militaire, son ex-ministre conseiller : Ameth Khalifa Niasse.
Celui-ci débarquera à Conakry avec des journalistes sénégalais. À l’issue de son tête-à-tête avec Dadis Camara, M. Niasse reprendra les airs, dans un appareil où les journalistes étaient à peine assis : leurs sièges étaient occupés par des malles, qui seraient bien remplies. Celles-ci contiendraient de devises étrangères, qui seraient destinées au président Wade. Dadis les aurait trouvées dans le palais du défunt président guinéen, Lansana Conté. Dépassé par le montant de sa trouvaille et voulant la sécuriser, Dadis s’en serait ouvert à Wade, qui lui aurait promis de mettre l’argent en lieu sûr.
Ainsi, poursuivent nos sources, arrivé à Dakar, M. Niasse aurait remis le butin à Me Wade, après avoir prélevé une « consistante commission ». Ce que ne pouvant lui pardonner, Me Wade l’aurait limogé. Depuis, Wade et Dadis se tiendraient, amicalement, au collet. Le premier détiendrait une mine d’or, avec comme contrepartie un soutien au second. Parrain de Dadis, Me Wade lui aurait fait miroiter la possibilité de devenir le futur président « démocratiquement élu » à la « gabonaise », voire à la « mauritanienne », de la Guinée.
En conséquence, selon les opposants guinéens, il aurait obtenu de Dadis une offre sérieuse : président de la Guinée, celui-ci attribuerait à son fils Karim Wade l’exploitation d’une mine d’or et du port de Conakry. Mais, la machine serait désormais très grippée. Parce que depuis la fusillade de centaines de Guinéens, qui a entraîné la mort de près de 160 personnes, Dadis s’est mis à dos son peuple.
Pis, la France l’a rappelé à l’ordre et les Etats-Unis d’Amérique l’ordonnent d’organiser, le plus rapidement possible, des élections, pour remettre le pouvoir aux civils. Or, son prétendu parrain, Me Wade, ne peut pas tenir tête à l’ancien colonisateur du Sénégal, encore moins aux Yankees. Dadis et Wade ont désormais du mal à communiquer par téléphone.
C’est dire que Dadis risque de ne pas retrouver de sitôt « ses » malles d’argent, que nos sources évoquent. Celles-ci avancent que dans un passé récent, Me Wade avait réceptionné des fonds venant de la casse de banques ivoiriennes. L’argent lui aurait été remis par les proches de Guillaume Soro, qui s’étaient soulevé contre le régime du président Laurent Gbagbo. En tout cas, les hommes de Soro sont au Sénégal comme chez eux.
Source : Xibar.net du 12/10/2009
Transmis par Guinée Patriote
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