jeudi 31 mars 2011
Le lancement de THEA Télévision
Paul Thea

Chers lecteurs, j’ai le plaisir de vous annoncer le lancement de THEA Télévision le 25 avril 2011 sur le site www.paulthea.com.


De la Radio à la Télévision, le nouveau défi
.

Avant de vous parler de cette TV, permettez-moi d’apporter deux rectificatifs très importants :

1.  Il y a quatre ans, je découvrais l’histoire de la Guinée sur le site officiel du gouvernement guinéen ; après lecture à la radio, l’enthousiasme des auditeurs m’amena à en faire une vidéo qui est sur youtube.com ; vidéo qui attira de nos jours, plus 90 000 visiteurs. Voilà pourquoi j’ai utilisé cette histoire comme introduction de mon documentaire. Il est noté que le royaume d’Ehj Oumar Tall date du XIVe siècle.

Le Doyen Bokoum qui est originaire de Dinguiraye et aussi descendant d’Ehj Oumar Tall a noté une erreur grave en ces termes : « il est question d'empire ou de royaume d'el hajj Omar du 14è siècle ; en réalité el hajj Omar né en 1797, a disparu dans les falaises de Bandiagara, en pays dogon en 1864; son fils et son amadou (à Ségou) neveu ti diane (à Bandiagara) ont maintenu l'empire omarien jusqu'en 1885 -1898; il a commencé ses "conquêtes" en 18550-55 ».

Imaginez ma surprise de découvrir que le site officiel du gouvernement guinéen montra une telle erreur grave.

2.  C’est sur la base de documents et de témoignages en ma possession que j’ai écris l’article « L’Africanisation de l’Eglise » ; un ami prêtre m’a envoyé une autre documentation disant que : la suppression des mouvements catholique, en 1959 ; confiscation des biens de l’Eglise, en 1960 et non 1961 et l’expulsion des missionnaires en 1967 et non en 1961.

En conclusion, je redis encore une fois, que nous avons besoins de réécrire l’histoire de notre pays ; il y a du vrai mais aussi beaucoup de faux ; des oublis volontaires ou pas bref beaucoup de travail en perspective pour connaître notre vraie histoire.

A la fin de cet article, je vous donne l’histoire de la Guinée comme elle fut sur le site du gouvernement.

Pour revenir au lancement de THEA Télévision, aux USA, l’Afrique n’existe pas au niveau média ; et quand on parle de l’Afrique, c’est comme une entité, un pays et le plus souvent, les médias montrent la famine, les guerres civiles, le Sida etc. d’où le principe que c’est à nous africains de promouvoir notre culture et de nous battre pour une visibilité dans les médias américains.

Nous allons ainsi, parler culture, sport, littérature, économie bref tout ce qui touche l’Afrique et plus particulièrement la Guinée.

Dans cette tache difficile, j’aurais la collaboration de Mr Amadou M’Bonè Diallo d’aminata.com et de Mr Baldet de Média d’Afrique en attendant d’autres ressources humaines. Il y aura des émissions à la demande ; c'est-à-dire des émissions déjà conçues qu’il suffit de cliquer sur le titre pour les regarder et à certaines heures, des émissions directes pour les informations ou les analyses.

A moyen terme, notre objectif est de nous mettre sur le câble pour permettre à la majorité des Africains en Afrique, de suivre nos émissions sur leurs TV habituels car peu de personnes ont accès à Internet, surtout en Guinée.

Pour des suggestions ou des sujets que les téléspectateurs souhaitent aborder, n’hésitez pas à nous les transmettre.

Rendez-vous est pris et nous nous efforcerons à relever ce nouveau défi.


Sur youtube, le générique de lancement :

http://www.youtube.com/watch?v=xAAfwztF0AU

et un extrait de la première émission avec l’invité : Malick Diarra, écrivain

http://www.youtube.com/watch?v=yjxhidwyDe8&NR=1


Paul THEA

 

Nb : Voici l’histoire de la Guinée :

Pendant près de trente mille ans, des populations diverses se sont succédées sur le territoire actuel de la République de Guinée.

L’implantation des populations Soussou et Malinké à commencé au Xème siècle tandis d’autres ethnies étaient repoussées vers des zones reculées.

Le territoire actuel de la Haute Guinée fit partie de l’Empire du Ghana au Xème et XIe siècle, puis de l’Empire du Mali au XIVe siècle et enfin de l’Empire Songhai jusqu’au XIXe siècle.

L’implantation des Peuhls eut lieu au XVIe siècle et s’opéra avec l’islamisation de la région.

Les populations repoussées sur le littoral établirent des contacts commerciaux avec les Européens qui convoitaient les esclaves, les épices et l’huile de palme…

La colonisation française commença en 1838 avec la constitution, vers 1850 d’un protectorat des " Rivières du Sud ", rattaché au Sénégal.

En 1893, la colonie de la Guinée Française est instaurée. Elle sera englobée deux ans plus tard dans le Gouvernement général de l’Afrique occidentale française (AOF).

La colonisation s’était heurtée à une très forte résistance, en particulier du Fouta Djalon, en Haute Guinée, en pays Cognagui et pays Guerzé dans la région forestière. Le nom " Guinée est apparu pour la première fois au XIVe siècle (vers 1320) dans les écrits de l’Italien Giovanni Carignan qui le porte sur ses cartes sous la graphie de "Guania" ou "Gunaya".

S’agissait-il d’un avatar du nom "Djené", cité-Etat et florissant centre de négoce du bassin du Niger au VIIe siècle ou d’une mauvaise transcription de " Ghana ", le plus ancien Empire du Moyen -Age ouest africain ?

Toutefois, selon Denise Palme, " il ne s’agirait que de convergence, la principale source du mot demeure un emprunt des Ibériques à la première langue africaine dont ils eurent connaissance, celle des Berbères du Maroc : pris dans un sens strict, AKAL-N-IGUINAWEN veut dire la même chose en berbère que l’arabe BILAD-AS-SUDAN : pays des nègres ".

Dans sa "Cronica de frettas de Guinée" (découvertes des côtes de Guinée) parue en 1453, l’historien voyageur portugais, Gomès AZURARA fait mention sans équivoque, du mot " Guinée ".

Cependant le nom ne s’appliquait pas à un Etat précis. L’expression " Côte de Guinée " correspond en effet au grand golfe allant du Cap Palmas à l’estuaire du Gabon.

Gomès AZURARA fut aussi le premier, au XVe siècle, à porter sur carte la " Guinée " au sud du fleuve Sénégal, presque dans ses limites actuelles.

La " Guinée ", dans ses limites actuelles, est une fabrication du fait colonial. En effet, après de nombreux accords, traités et conventions négociés depuis 1815 entre les principales puissances coloniales qui évoluaient sur le terrain, (Français, Portugais et Anglais), la France va, à partir de 1875, occuper effectivement toutes les "Rivières du Sud ", c’est-à-dire tout le littoral du Sénégal à la Sierra Léone.

La Guinée française qui en résultera, ne comprenait alors que le littoral et quelques " protectorats " nominaux dont le Fouta Djalon.

La Haute Guinée, quant à elle, dépendra directement de l’administration militaire du Soudan français (actuel République du Mali) à cause de la situation particulière créée par la résistance de l’Almamy Samory Touré.

L’histoire récente de la Guinée a été marquée par des essais de reconstitution des vieux ensembles géopolitiques disparus : l’Etat Dénianké de Koli Tenguéla, à la fin du XVIème siècle, œuvre des Almamy Peulhs, l’Etat musulman fondé au XIVe siècle par El Hadj Omar TALL.

Quelques dates marquantes de la colonisation de la Guinée :

  • 20 Janvier 1880 : l’île de Tombo est placée sous protectorat français par le roi de Dubréka. Cette démarche visait à échapper à l’influence anglaise grandissante dans les environs.
  • 1882 : Constitution des " Rivières du Sud " en colonie dépendant de Dakar avec BAYOL comme premier Gouverneur.
  • 1er Janvier 1885 : Le lieutenant Gouverneur BAYOL obtient du roi de Dubréka une concession domaniale sur l’Ile de Tombo où se trouvaient déjà quelques factoreries et un poste allemand à Boulbinet.
  • 24 Décembre 1885 : Renonciation de l’Allemagne à s’implanter sur l’Ile de Tombo et en contrepartie, celle-ci obtient un territoire à la frontière entre le Togo et le Dahomey.
  • 12 Juin 1886 : Le Portugal prend acte de la présence française dans le Rio Nunez et reçoit en compensation Ziguinchor, en Casamance.
  • 8 Juin 1889 : Cession définitive à la France de l’Ile de Tombo.
  • 1er Août 1889 : Création de la colonie des "Rivières du Sud".
  • 17 Décembre 1890 : Autonomie complète par rapport au Sénégal, de la colonie des " Rivières du sud ", avec Dr Noël Victor BALLAY comme Gouverneur installé à Conakry.
  • 17 Décembre 1891 : Création de la Guinée française et dépendances comprenant en plus de la Guinée, Grand-Bassam en Côte d’Ivoire et Porto-Novo au Dahomey.
  • 10 Mars 1893 : Grand Bassam et Porto Novo seront détachés de la Guinée française et dépendances pour donner naissance à la Guinée Française.

Depuis lors, la France, convaincue de sa suprématie dans la région, va entreprendre de matérialiser sa présence sur le terrain et conquérir l’arrière- pays.

Après la seconde Guerre mondiale, plusieurs partis politiques se constituèrent dans la colonie de la Guinée française le PDG dirigé par Ahmed Sékou TOURE, chef syndicaliste, devenu la première force politique du pays, lance une campagne d’opposition au projet d’intégration dans la Communauté française proposée par le Président de la République française de l’époque, le Général Charles De Gaulle.

La " Guinée " fut ainsi la seule colonie française à voter " NON " à ce projet lors du référendum du 28 Septembre 1958 et à demander son indépendance immédiate.

C’est ainsi, qu’à la différence des autres pays africains colonisés par la France, le nouvel Etat souverain proclamé " République Démocratique Laïque et Sociale de Guinée " se vit supprimer toute subvention de la métropole. Isolée également des autres nations occidentales, la Guinée se tourna progressivement vers l’URSS et la Chine et s’engagea dans un système de gestion socialiste de son économie.

"Premier Président de la Guinée", Sékou TOURE, à l’origine très populaire, mit en place un régime dictatorial à parti unique. Il dénonça plusieurs tentatives de coup d’Etat qui furent suivies de répressions impitoyables où furent éliminés ses rivaux comme ses anciens compagnons de lutte.

La mort subite, le 26 mars 1984 permit à l’Armée de porter au pouvoir le Général Lansana CONTE et un Comité militaire de Redressement National (CMRN), mettant ainsi un terme au long règne du parti unique (PDG), le 3 avril 1984.

La Deuxième République qui, tout comme la 1ère naît sans effusion de sang, sous la Présidence du Général Lansana CONTE, supprime le parti unique PDG et toutes les institutions et proclame l’avènement d’une société libérale.

En 1990 fut créé un Comité de surveillance destiné à superviser la transition de la Guinée vers le multipartisme. Un projet de constitution démocratique fut élaboré puis adopté en 1991. L’amnistie fut décrétée pour les délits politiques et le multipartisme instauré.

En décembre 1993, la première élection présidentielle pluraliste eut lieu. Elle fut remportée par le Général Lansana CONTE.


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
MICK MACK CAMARA, samedi 2 avril 2011
Régime dictatorial ou pas, ethono ou pas là n`est pas le but de l`article. Monsieur Théa est un de ceux qui se tuent à la tache pour valoriser notre pays et c`est bien. Tout le mal que je lui souhaite c`est de diriger la FUTURE GRANDE RADIO TELIVISION NATIONALE DE GUINEE. FELICITATIONS! et Vive la Guinée!
Paul THEA, vendredi 1 avril 2011
Youssouf Bangoura, "régime dictatorial" n`est pas de moi.
lamine Balde, vendredi 1 avril 2011
Du courage que Dieu te t`aide dans ton entreprise et te protege contre les jaloux. N`oublie pas qu`on vit en guinée dans un systeme de pyramide renversée les mediocres au somet et les talentieux au bas de la pyramide.
M.B.D, vendredi 1 avril 2011
Même le site officiel stipule que AST a mit en place un régime dictatorial. Alors que diront les inconditionenls "togofobali" de AST sur ce site? Ooo-lalalalaaaa!!! Mr. Bangoura, les mots: régime dictatorial ne sont pas de Mr. Théa mais plutot du site officiel de ton "Baridé": la Guinée. Mr. Théa s´il vous plait ne perdez pas votre temps à répondre à ces ethnos haineux "togofabali". Vous êtes l´un des compatriotes que l´Histoire retiendra dans leur lutte pour le rétablissement de la vérité historique de notre cher pays. Portez- vous bien.
Youssouf bangoura, vendredi 1 avril 2011
Cette fois, à part la phrase " regime dictatorial " je te dis merci.
mohamed sampil, vendredi 1 avril 2011
Courage frangin...Nous attendons vivement le 25 Avril...A tous ceux qui n`ont que des insultes à la bouche pour décourager toutes initiatives...Laisse courir , ils finiront par savoir que le monde avance en leur défaveur..Encore BRAVO...Fraternellement..Mohamed Sampil
Mika, vendredi 1 avril 2011
Bon courage mon frère. Dans la vie il faut oser c`est ce que tu es entrain de faire. Alors keep going n`écoutes pas ces satanés ethnocentrices
Paul THEA, jeudi 31 mars 2011
DK Diaby, votre ethnocentrice vous emportera un jour.
kAMANO, jeudi 31 mars 2011
Merci frère Thea , pour cet apport singulier et de vous être pencher sur notre histoire. des générations de Guinéens et d`Africains te seront reconnaissant. Courage, nous avons hâte de parfaire nos mémoires.
DK.DIABY, jeudi 31 mars 2011
Vous serez les seuls à regarder cette télévision ETHNIQUE,qui va mener une propagande à la solde de vos parents peulhs j`en suis sûr.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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