A l’allure actuelle des choses, la Guinée semble ère la shanties de Lucifer, le roi des enfers. Nous devons à tout prix lui barrer la route. Notre pays se trouve devant un grand défi à lever: Réussir une élection transparente et surtout paisible en 2010, en dépit des irrégularités qui ont marqué le premier tour et plongé le peuple dans la consternation et l’impasse.
Après avoir écouté un coupable qui implorait la pitié de la cour, un avocat de la partie civile un jour s’écria, « Pitié, que de crimes on commet en ton nom! » et moi je dis « Démocratie, que de destructions on commet en ton nom! ».
L’Afrique, notre continent, aura-telle le luxe de la paix durable qui constitue le fondamental de ses rêves? Les politiciens de ce continent auront –ils le courage de faire leur mea-culpa et primer l’honneur national sur l’intérêt égoïste, éphémère? Ces quelques questions entre tant d’autres préoccupent tout citoyen soucieux du rayonnement de notre continent et notre pays dans le concert des nations. Mais, au mépris de ces questions fondamentales, il me semble que nos politiciens se servent du miel des bonnes promesses propagandistes pour accéder au pouvoir et enfoncer leur pays dans le gouffre après. Le Vieux Houphouët Bouagny de la Côte d’Ivoire disait que “la paix n’est pas un vain mot. C’est un comportement”. Nos dirigeants et leaders politiques prêchent la paix alors que leurs actes incitent à la guerre. Leur caractère commun est leur apparence patriotique quand ils ne sont pas aux reines du pouvoir et, dès qu’ils en ont le plein contrôle, c’est le mépris total des lois et de l’avenir du pays surtout quand ils sont sous l’influence de leurs courtisans et les dignitaires qui profitent le plus de leur pouvoir. Les leaders qui font exception se remarquent par le progrès socio- économique dans leurs pays respectifs.
Une marche de la démocratie en cascade
Notre pays traverse une crise quand on sait les embûches qu’a connus la démocratie dans son histoire.
A la mort de Sékou Touré, le 26 Mars1984. le Comité Militaire de Redressement National a pris le pouvoir en promettant de restaurer l’ordre constitutionnel au plus tôt possible. Il a fallu neuf ans pour organiser des élections après avoir falsifié la constitution au mépris du véritable pouvoir populaire. Car, quand la cloche de la démocratie pluraliste sonna en Afrique dans les deux dernières décennies du 20 ème siècle, notre pays sous le Général Lansana Conté, a été parmi les premiers à vouloir y adhérer mais fut le dernier à l’appliquer avec plus d’intégrité. Il est plus facile de paraitre que d’être. Par comparaison à son prédécesseur, Le Général Conté s’accrocha au pouvoir malgré sa santé en perpétuelle dégradation, jusqu’à sa mort en Décembre 2008.
A la mort de Conté, le CNDD, à sa tête Moussa Dadis Camara, a pris le pouvoir avec une promesse de deux ans de transition devant préparer un retour à la vie démocratique. Cette équipe a cru devoir assainir le pays de certains travers sociaux avant d’organiser les élections. Au mépris des grands conflits internes et autres réalités nationales, les leaders politiques ont trouvé ce délai long.
Le conflit de leadership - un Général adjoint à un Capitaine - a conduit à un coup d’état contre Dadis après la tentative d’assassinat manquée, et le président convalescent, contraint à l’exile.
Après les premiers échecs de la vraie démocratie dans notre pays, envenimés par le clivage social causé par l’ethnocentrisme, le pays reste toujours en difficulté à s’engager dans une vie pleinement républicaine.
Le président par intérim de la transition, le Général Sékouba Konaté et le Premier Ministre Jean Marie Doré et leur gouvernent ont promis leur abstention et une neutralité pour les élections qui devraient être transparentes. Mais si l’abstention a été observée, le pire est arrivé. Le scrutin, malgré la civilité du peuple, a été bâclé, les résultats falsifiés, très certainement par intimidation et parti pris; ce qui n’est pas de nature à favoriser la démocratie tant attendue.
Comment sortir de l’impasse?
Nous voici à la fin du premier tour des élections précipitées. Comme je l’ai une fois mentionné, ”Si le peuple est un troupeau toujours docile, c’est le berger que constituent le pouvoir et ses institutions qui le conduit au pâturage verdoyant, à l’étable ou à l’abattoir”. Et Plus loin, dans mon article “a quel saint se vouer en Guinée” j’ai aussi mentionné que “… les institutions ne font pas la république, mais les capacités techniques, professionnelles et surtout morales des hommes choisis du peuple et chargés pour les faire fonctionner. Sans ces valeurs intrinsèques de ces fonctionnaires de l’état, il n’y a pas de vie républicaine vraie”.
Qui aujourd’hui fait planer l’épée de Damoclès sur la tête du peuple? Qui est entrain d’attiser le feu préalablement allumé par nos ethno-politiciens mais qui, par la maturité du peuple, était en voie d’extinction? Ce sont les hommes chargés de diriger la transition, nommément, le Général Sékouba Konaté, la CENI et la Cour Suprême qui a volontairement renoncé au titre “Suprême” pour s’attribuer celui de “Subalterne” de notre confrère Ben Daouda Touré.
Un Proverbe local dit que si tu as une peau de panthère, il faut te comporter en panthère au lieu de te comporter en chat. Les membres de ces hautes institutions se sont littéralement rabaissés à leur plus petite valeur en ne respectant pas le code électorales et tous les règlements y afférant, fût-il par intimidation ou manipulation. Ils auraient dû être fermes dans l’action. Ils ont ainsi montré à tous que notre peuple n’a aucun défenseur légal. Je pense que ce n’est pas par ignorance des lois et règlements, mais par déficit de qualités morales.
Maintenant le vin est tiré, il faut le boire. il ne doit plus retourner au container. “Corriger les premières irrégularités” et réussir le second tour est le mot d’ordre de l’heure.
Le manque de rigueur dans l’application préliminaire du code électoral expose le peuple à une grande perplexité de décision. Car des candidatures qui n’auraient pas due être retenues l’ont été pour le premier tour, défavorisant des hommes et femmes capables en lise qui ont une fois été appréciés à leur tâches, en Guinée ou ailleurs? Cette fausse note de départ aura annihilé la démocratie en ce moment très critique de notre histoire.
Nous avons en tête de liste pour le second tour un dignitaire du régime destructeur de l’économie nationale et quelqu’un qui ignore tout des réalités nationales, alors que le pays regorge des lumières qui auraient pu faire l’approbation d’une grande partie du peuple, contribuant ainsi à une accalmie postélectorale. Le combat cornélien du peuple est le terrible et difficile choix entre le diable connu et l’ange inconnu, tous les bons anges connus mis de coté par toutes les techniques ultramodernes de falsification et de fraude.
Par cette élection bafouée certainement à dessein, Sékouba Konaté et ses institutions de la transition ont signé la peine de mort à la démocratie en Guinée en ne respectant pas les dispositions du code électoral durant ses premiers pas.
Notre confrère Ben Daouda Touré avait suggéré le report du second tour à Janvier 2011. Personnellement, je pense que rien en cela ne changera ce qui est minutieusement monté.
Après le premier tour et l’examen de-là plainte de Sydia Toué n’est plus retenu pour le second tour. Sékouba et ses institutions ont joué à l’arbitre partial. Cela me rappelle une histoire que mon Directeur préfectorale Almamy Samba Camara nous raconta un jour à Coyah: Quand il était proviseur à Boffa, les élèves insistèrent de jouer contre les professeurs lors d’ une fête nationale. Au stade il était question de trouver un arbitre. Vu que les élèves cherchaient à humilier leurs professeurs, Mr. Camara dit aux autorités: “ Pour ce match, je serai l’arbitre car je sais l’équipe qui doit gagner’’. Le match commença sous l’arbitrage de Monsieur Camara. Un premier élève drible son professeur. L’arbitre siffle un coup franc. L’élève riposte et récolte un carton rouge. Un défenseur retire la balle à un professeur et l’arbitre siffle un penalty pour les professeurs. Vous devinez aisément le résultat final du match: La victoire des professeurs! Rien ne changera, car les organisateurs des élections et leurs maitre savent déjà qui doit gagner les élections. Mais le peuple n’est pas dupe. Il a le dernier mot s’il est uni et détermine à en finir avec les leaders imposés.
Le peuple de Guinée est heureusement pacifique. Il vaudrait mieux l’informer de la forfaiture à temps pour qu’il se prépare pour la nouvelle étape de l’endurance éternelle. Mieux vaut dire tôt une triste nouvelle pour que la consolation commence à temps que de la retarder.
Au peuple de Guinée, nous demandons de faire une profonde méditation dans la prière pour que le Tout Puissant le guide dans son choix final. Car entre ces deux candidats celui qui fera alliance avec les meilleurs des candidats déchus pourra former une équipe qui, certainement sauvera notre pays. Enfin, nous invitons toutes les composantes de notre peuple :
1. A la vigilance pour dénoncer à temps toute tentative de fraude au second tour
2. Voter encre plus massivement qu’avant , dans la discipline et civilité qui ont caractérise le premier tour pour que celui qui incarne les verrues chères a notre peuple soit élu et
3. A accepte le dernier verdict des urnes sans haine ni accrochage. Car, l’ère de l’alternance a sonné, rien ne sera plus comme avant. Tout candidat porte en son sein deux potentialités, celle positive qui lui rappelle le sens de l’honneur et la bonne gouvernance et l’autre, négative, qui lui pousse à l’égoïsme et au mépris de l’avenir du pays. Seules les circonstances déterminent les réalités de la gestion du pouvoir. Rien n’exclue donc la possibilité que le futur gagnant prenne conscience de la situation scandaleuse de notre pays et l’engage réellement sur la meilleure voie, surtout s’il aspire briguer a un second mandate. L’espérance est toujours permise en toute chose.
Que le Général Sékouba Konaté et les institutions de la transition veillent sur l’intégrité territoriale de notre pays en veillant scrupuleusement sur le second tour qui sera plus déterminant, étant la phase finale de ce processus. Ils doivent prévenir à temps les causes des irrégularités du premier tour pour enfin normaliser le second. S’ils observe la transparence et l’impartialité, l’intimidation des agents accrédites, ils prépareraient ainsi le peuple a l’acceptation unanime des verdicts des urnes à ce second tour. Toute autre attitude de leur part compromettrait dangereusement la paix postélectorale
Nous ne souhaitons pas une situation qui pourrait porter à tenter envoyer des troupes étrangères pour piller notre pays au nom de « maintien de paix ». Le réel succès de ces élections en dépend. En cela, les candidats doivent prévaloir l’unité et la paix nationales en les prêchant sincèrement au près de leurs militants Durant les campagnes.
A ces seules conditions, notre peuple dira NON au royaume de Lucifer qui nous hante de façon épouvantable avec ses projets de destruction de notre pays déjà en retard par rapport à ses voisins!
Que Dieu protège notre pays et que le vrai visionnaire et patriote gagne au second tour.
Le 27 Juillet 2010
Cece Jacques Monemou, USA
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