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L'association des Victimes du Camp Boiro a tenté d'organiser une manifestation pacifique le mercredi 26 mars à l'héliport du quartier Belle-vue, dans la Commune de Dixinn. Les forces de l'ordre ont reçu des instructions précises pour empêcher cette manifestation pacifique. On pouvait voir au rond-point Belle-vue dès la matinée les forces de l'ordre qui étaient bien en place. Il y avait aussi les enfants des victimes du camp Boiro qui étaient présents. Prenant la parole dans l'après midi, Dr Fodé Marega, porte parole et Président de l'Association des Victimes du Camp Boiro a affirmé : « Nous, membres de l'Association des victimes du Camp Boiro, nous aurions voulu que vingt six ans après l'ouverture des geôles guinéennes, nous n'ayons plus à être obligés de faire une marche pacifique contre une horreur semblable à celle qui se trouve sous vos yeux ». Pour Alseyni René Gomez, ancien Ministre de la Justice et victime du Camp Boiro : « Nous avons demandé dès le départ qu'il y ait dialogue et réconciliation dans ce pays. Lorsque l'on dit dialogue et réconciliation, c'est qu'il y a une victime et un présumé coupable. Or, qu'est-ce que nous voyons, le Syli c'est-à-dire l'éléphant qui est le symbole du PDG a été mis ici sur la grande place pendant que nos revendications ne sont pas prises en compte. Nous disons donc qu'il ne faut pas qu'il y ait deux poids et deux mesures. » Comme on le constate, la liberté de manifester qui est inscrite dans la constitution n'est qu'une illusion en Guinée et l'arrivée du gouvernement dit de consensus n'a pas changé les choses. A noter qu'il n'y a pas eu d'affrontement entre forces de l'ordre et manifestants. Mohamed Diallo, de Conakry pour www.guineeactu.com
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